Un Tchadien installé à Douala, à Paris ou à Djeddah reçoit régulièrement la même proposition : présenter un client, toucher un pourcentage. Le pourcentage est ce qu'on met en avant. Ce n'est pourtant pas ce qui décide si vous serez payé.
Quand l'apporteur est à l'étranger et le client au Tchad, la commission naît en franc CFA d'Afrique centrale, dans une zone monétaire dont la sortie est encadrée par un texte précis : le Règlement n° 02/18/CEMAC/UMAC/CM portant réglementation des changes dans la CEMAC, adopté le 21 décembre 2018 et en vigueur depuis le 1er mars 2019, publié par la BEAC. Choisir un programme sans avoir lu ce que ce texte impose, c'est accepter de découvrir le problème le jour du versement.
Pour financer la phase où vous prospectez sans encore rien encaisser, I am Beezy permet de constituer un revenu d'appoint à partir de contenus consultés depuis votre téléphone.
Pourquoi le taux de commission arrive-t-il en dernier ?
Parce qu'un taux ne vaut que multiplié par un encaissement réel. Une commission de 10 % sur un contrat que vous ne pouvez pas rapatrier vaut zéro, et une commission de 3 % versée sur un portefeuille mobile que vous pouvez utiliser vaut exactement 3 %.
La première question : dans quelle monnaie la commission est-elle libellée
Le Tchad est en zone CEMAC. Sa monnaie est le franc CFA d'Afrique centrale, code XAF, écrit FCFA dans toutes les publications nationales, et sa banque centrale est la BEAC. La parité avec l'euro est fixe : 1 EUR = 655,957 FCFA, cours acheteur et vendeur identiques, relevé sur le site de la BEAC le 10 août 2026. Un programme qui vous annonce une commission « en CFA » sans préciser laquelle vous dit qu'il ne connaît pas votre marché : le franc CFA ouest-africain est une autre monnaie, gérée par une autre banque centrale.
La deuxième question : qui signe le contrat au Tchad
Vous n'êtes pas sur place. Le client, lui, y est. Si le programme n'a aucune existence tchadienne — pas d'interlocuteur joignable à N'Djaména, pas d'adresse, pas de compte ouvert dans un établissement local —, votre apport repose sur une promesse faite à distance par deux personnes qui ne se rencontreront jamais. Demandez qui, au Tchad, reconnaît la dette envers vous.
Les six points à vérifier avant de vous engager
Prenez les programmes qu'on vous propose et passez-les dans cette grille. Un « je ne sais pas » sur les trois premières lignes suffit à écarter une offre, même généreuse sur le papier.
Ce que vous demandez, et ce qui doit vous alerter
| Point à vérifier | La question exacte à poser | Réponse qui doit vous alerter |
|---|---|---|
| Monnaie de la commission | « En XAF ou dans une autre monnaie ? » | « En CFA », sans plus de précision |
| Canal de versement | « Vous versez sur quel compte, dans quel pays ? » | « On verra au moment du paiement » |
| Trace écrite | « Je reçois quoi comme document par commission ? » | Aucun document, tout par messagerie |
| Fait générateur | « Je suis payé à la signature ou à l'encaissement ? » | Une définition qui change selon l'interlocuteur |
| Durée du droit | « Une seule fois, ou sur les commandes suivantes ? » | Promesse orale de revenu à vie |
| Existence locale | « Qui répond au Tchad, à quelle adresse ? » | Un numéro à l'étranger et rien d'autre |
La ligne « trace écrite » est celle qui vous fera gagner ou perdre
Un intermédiaire agréé qui exécute un transfert hors de la zone CEMAC réclame des pièces justificatives, et sans elles il refuse l'opération. Autrement dit, le document que le programme refuse de vous délivrer aujourd'hui est celui que votre banque vous demandera demain. Une note de commission datée, nominative, mentionnant l'affaire apportée et le montant, n'est pas une formalité de confort : c'est votre titre.
La ligne « fait générateur » sépare les programmes sérieux des autres
Payer à la signature, c'est payer un espoir. Payer à l'encaissement, c'est payer une rentrée d'argent constatée. Dans un pays où l'essentiel des règlements se fait encore en espèces — la BEAC a recensé pour le Tchad 860 589 retraits manuels aux guichets bancaires en 2024, pour 1 652 milliards de FCFA, soit plus de trois fois la valeur totale du portefeuille mobile national la même année —, la date d'encaissement réel et la date de signature peuvent être séparées de plusieurs semaines. Faites écrire laquelle déclenche votre commission.
Comment votre commission sort-elle de la zone CEMAC ?
Trois situations, trois régimes. Elles ne se valent pas, et le programme que vous choisissez doit être compatible avec la vôtre.
Vous vivez dans un autre pays de la CEMAC
Vous restez dans la même zone monétaire. Moov Africa Tchad commercialise à ce titre un service de transfert GIMAC, qui relie les six pays membres — Tchad, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale — et permet de recevoir directement sur le téléphone. Les frais sont barémés par tranche de montant et publiés par l'opérateur sur sa page dédiée : consultez-la avant d'annoncer un net à votre correspondant, car un barème par tranche fait varier le coût relatif du simple au double selon l'endroit où votre montant tombe.
Vous vivez hors de la zone franc d'Afrique centrale
C'est là que le Règlement de 2018 devient votre affaire. Son article 91 dispose que les transferts, hors de la CEMAC, d'une partie des revenus de travail des non-résidents ou résidents étrangers — salaires, honoraires, per diem, indemnités diverses — sont libres sur présentation des pièces justificatives exigées par la réglementation des changes. Retenez les deux moitiés de la phrase : le transfert est libre, et il est conditionné à des justificatifs. Le même texte, à son article 88, prévoit que les transferts vers l'étranger d'un montant supérieur à 100 millions de FCFA sont déclarés à la Banque Centrale et au ministère en charge de la monnaie et du crédit trente jours au moins avant leur réalisation.
Un cas concret, pour fixer les idées
Vous vivez à Libreville, vous présentez un fournisseur d'équipement à une société installée à Moundou, et l'affaire se conclut. Votre commission est libellée en FCFA et disponible au Tchad. Si vous restez sur un canal intra-CEMAC, l'argent circule dans la même monnaie et arrive sur un portefeuille mobile : votre travail administratif se limite à prouver votre identité. Déplacez le même scénario à Montréal ou à Dubaï, et la même commission change de nature : elle devient un revenu de travail transféré hors zone, avec les justificatifs qui vont avec. Le montant n'a pas bougé, la procédure si. C'est pourquoi la question « où vivez-vous » doit précéder la question « combien touchez-vous », et non l'inverse.
Vous comptiez rapporter les billets vous-même
L'article 78 du même Règlement autorise toute personne physique franchissant les frontières de la CEMAC à détenir sans déclaration l'équivalent de 5 millions de FCFA au maximum, devises et francs CFA confondus. Au-delà, la déclaration en douane est obligatoire, et le texte prévoit qu'à défaut de justification de l'origine des fonds les services douaniers confisquent les sommes et les remettent à la Banque Centrale. La valise n'est donc pas un canal de repli : c'est le canal le plus contrôlé des trois.
| Votre situation | Canal praticable | Ce qu'on vous demandera |
|---|---|---|
| Résident d'un pays CEMAC | Transfert interopérable de la zone, dont GIMAC chez Moov Money | Un numéro actif et une pièce d'identité valide |
| Résident hors CEMAC | Établissement de crédit intermédiaire agréé | Pièces justificatives du revenu, article 91 du Règlement 02/18 |
| Transfert supérieur à 100 millions FCFA | Même canal, avec formalité préalable | Déclaration 30 jours avant, article 88 |
| Transport d'espèces à la frontière | Toléré sous plafond | Déclaration en douane au-delà de 5 millions FCFA, article 78 |
Financer votre phase de prospection avec I am Beezy
Entre le moment où vous commencez à recommander et celui où la première commission tombe, il s'écoule des semaines pendant lesquelles vous dépensez du forfait, du temps et parfois des billets d'avion. Cette période est celle où beaucoup d'apporteurs abandonnent.
Le mécanisme, en une phrase
Avec I am Beezy, vous consultez des contenus — vidéos, articles, publicités — et chaque consultation ouvre un gain, crédité sur votre moyen de paiement habituel. La référence du service se situe entre 5 et 15 euros par jour, soit environ 3 280 à 9 840 FCFA au taux fixe de la zone CEMAC, 1 EUR = 655,957 FCFA relevé auprès de la BEAC le 10 août 2026.
Pourquoi cela se combine bien avec l'apport d'affaires
Les deux revenus n'ont pas le même rythme. L'apport est irrégulier, dépendant d'un tiers, et arrive en une fois. Le second est quotidien, faible et prévisible. Faire porter par le second les frais fixes de votre prospection — recharge de forfait, appels vers le Tchad — vous évite d'accepter, faute de trésorerie, le premier programme venu.
Questions fréquentes sur la commission d'apport à distance
Peut-on être apporteur d'affaires au Tchad sans y résider ?
Rien dans la réglementation des changes ne l'interdit, et l'article 91 du Règlement 02/18 organise au contraire la sortie des revenus de travail vers l'étranger. Ce qui change avec la distance, ce n'est pas le droit d'apporter : c'est la charge de la preuve. Sur place, un accord verbal se rattrape autour d'un thé ; à 4 000 kilomètres, il ne se rattrape pas.
Faut-il ouvrir un compte au Tchad pour recevoir sa commission ?
Ce n'est pas une obligation générale, mais c'est souvent la solution la plus simple, notamment si une partie de votre commission doit servir sur place — soutien familial, achat, réinvestissement. L'ouverture d'un portefeuille mobile tchadien suppose un numéro local actif et une pièce d'identité en cours de validité portant un numéro national d'identité.
Une commission récurrente est-elle réaliste ?
Elle est possible, elle n'est pas garantie. Exigez qu'elle soit écrite avec sa durée, son assiette et sa condition d'extinction. Une récurrence promise oralement est la première à disparaître quand l'interlocuteur qui l'a promise quitte l'entreprise.
Comment vérifier qu'un programme existe vraiment au Tchad ?
Trois vérifications suffisent, et elles se font depuis l'étranger. Appelez le numéro tchadien annoncé à une heure ouvrable de N'Djaména et écoutez qui décroche : une entreprise structurée a un standard, pas un répondeur personnel. Demandez ensuite l'adresse physique et faites-la vérifier par un proche sur place ; c'est le service que rend un réseau familial, et il coûte un trajet. Demandez enfin le nom de l'établissement financier par lequel les commissions sont versées : une société qui ne veut pas dire par où transite l'argent vous dit déjà l'essentiel.
Ce qu'il faut retenir avant de signer
Le tri se fait dans cet ordre : monnaie, canal, trace écrite, puis seulement taux. Un programme qui répond clairement aux trois premiers points mérite qu'on discute du quatrième ; un programme qui esquive est déjà disqualifié, quel que soit le pourcentage affiché. Gardez sous la main la référence du Règlement n° 02/18/CEMAC/UMAC/CM publié par la BEAC : c'est le texte qu'on vous opposera, autant le connaître avant. Et pour tenir financièrement la période de prospection, ouvrez un compte sur I am Beezy et faites porter vos frais fixes par un revenu quotidien.