Trois lignes sur un devis d’assurance automobile — « au tiers », « tiers étendu », « tous risques » — et presque jamais d’explication sur ce qu’elles changent le jour où votre voiture est abîmée. Le vocabulaire est commercial ; la réalité juridique, elle, est beaucoup plus simple : une seule garantie est obligatoire, et absolument tout le reste est facultatif, optionnel, négociable ligne à ligne.
Cette distinction n’est pas une subtilité de juriste. Elle décide de qui sera indemnisé, de qui ne le sera pas, et du régime auquel votre dossier obéira le jour du sinistre. Le Code des assurances pose un socle identique pour tous les contrats ; ce qui se compare réellement d’une marque à l’autre, ce sont les garanties facultatives empilées au-dessus. Sur ce terrain, un relevé des pages publiques de dix marques réalisé le 17 août 2026 fait apparaître des écarts que le nom des formules ne laisse pas soupçonner — à commencer par le kilométrage à partir duquel votre assistance accepte de venir vous chercher.
Le budget automobile pèse, et il monte. Sur douze mois, l’INSEE relève une hausse des prix de l’énergie de 12,4 % en juillet 2026, et le bulletin de la DGEC du 31 juillet 2026 place le gazole à 2,2158 € le litre contre 2,0235 € pour le SP95-E10. I am Beezy rémunère la consultation de contenus — vidéos, articles, publicités — avec des gains de l’ordre de 5 à 15 € par jour selon votre activité, crédités sur votre moyen de paiement habituel.
Une seule garantie est obligatoire : la responsabilité civile
Avant de comparer trois formules, il faut savoir laquelle des garanties vous ne pouvez pas refuser. En France, il n’y en a qu’une, et elle ne protège pas votre voiture.
Ce que la responsabilité civile prend en charge, et pour qui
La responsabilité civile automobile répare les dommages que votre véhicule cause à autrui : le piéton renversé, le passager blessé, la voiture emboutie, le portail du voisin. Elle ne répare rien de ce qui vous appartient et ne vous soigne pas vous-même. C’est un contrat conclu au bénéfice des tiers, et l’essentiel des malentendus vient de là : beaucoup de conducteurs pensent avoir souscrit une protection personnelle alors qu’ils ont souscrit une protection pour les autres.
Quand un accident de la circulation cause un dommage corporel, la loi encadre le calendrier de l’assureur. L’article L. 211-9 du Code des assurances impose qu’« une offre d’indemnité doit être faite à la victime qui a subi une atteinte à sa personne dans le délai maximum de huit mois à compter de l’accident ». Lorsque la responsabilité n’est pas contestée et le dommage entièrement quantifié, l’offre motivée intervient dans les trois mois de la demande d’indemnisation ; en cas de consolidation tardive, l’offre définitive suit dans les cinq mois de l’information de l’assureur.
« Même immobilisé » : la formule qui piège les propriétaires
L’obligation ne dépend pas de l’usage que vous faites du véhicule. Elle vise tout véhicule terrestre à moteur destiné à circuler, même immobilisé. Une voiture en panne au fond d’un garage, une seconde voiture qui dort six mois sur un parking, un utilitaire remisé le temps d’une réparation : tous doivent rester couverts au minimum en responsabilité civile.
Résilier « puisque je ne roule pas » est l’erreur la plus fréquente et l’une des plus chères. Si vous souhaitez réduire la voilure pendant une immobilisation, la discussion porte sur les garanties facultatives, jamais sur le socle obligatoire.
Ce que vous risquez en circulant sans contrat
Le défaut d’assurance est un délit. La sanction est une amende de 3 750 €, ramenée à 500 € en amende forfaitaire délictuelle pour une première infraction constatée par procès-verbal électronique, selon la fiche F2628 de service-public.gouv.fr. S’y ajoutent des peines complémentaires : suspension du permis jusqu’à trois ans, annulation, stage de sécurité routière, confiscation du véhicule.
Et les sommes dues aux victimes ne s’évaporent pas faute d’assureur : elles restent à votre charge personnelle, sans plafond et sans échéancier négocié à l’avance.
Tiers, tiers étendu, tous risques : qu’est-ce qui change réellement ?
Les trois appellations ne désignent pas trois niveaux de protection définis par la loi. Elles désignent trois assemblages commerciaux construits au-dessus du même socle obligatoire. Le mot « formule » ne vous dit donc rien tant que vous n’avez pas lu la liste des garanties qu’il recouvre chez cet assureur-là.
Le tiers : la responsabilité civile, et rien sur votre véhicule
La formule au tiers correspond au socle obligatoire, éventuellement complété de services d’assistance ou de défense pénale et recours. Le principe est net : votre véhicule n’est pas assuré. Un accident dont vous êtes responsable, un choc contre un obstacle, un vol, un incendie — la réparation reste à votre charge. C’est un choix rationnel pour un véhicule dont la valeur de remplacement est faible ; c’est un choix ruineux pour un véhicule récent encore financé.
Le tiers étendu : un assemblage à géométrie variable
« Tiers étendu », « tiers confort », « tiers plus » : ces intitulés n’ont aucune définition légale. Ils désignent le socle obligatoire augmenté de quelques garanties choisies par l’assureur — souvent le vol, l’incendie, le bris de glace, parfois les événements climatiques, parfois les catastrophes naturelles. Deux contrats portant le même nom peuvent donc couvrir des choses différentes. C’est la seule formule dont le contenu doit être lu intégralement avant signature, parce que son nom ne l’annonce pas.
Le tous risques : les dommages sans tiers identifié
Ce que le tous risques ajoute vraiment, c’est la garantie des dommages subis par votre propre véhicule y compris quand personne d’autre n’est en cause ou identifié : accident dont vous êtes responsable, sortie de route, choc contre un obstacle fixe, vandalisme. L’appellation reste trompeuse — un contrat « tous risques » comporte toujours des exclusions, des franchises et des plafonds, et il ne couvre pas davantage le conducteur que les autres formules.
| Ce qui est en jeu | Au tiers | Tiers étendu | Tous risques |
|---|---|---|---|
| Dommages causés aux autres | couvert, c’est l’obligation légale | couvert | couvert |
| Vol, incendie, bris de glace de votre véhicule | non | selon les garanties retenues au contrat | en principe oui, à vérifier |
| Événements climatiques et catastrophes naturelles | non | selon les garanties retenues au contrat | en principe oui, à vérifier |
| Dommages à votre véhicule dans un accident dont vous êtes responsable | non | non | oui |
| Choc sans tiers identifié, vandalisme | non | non, sauf garantie spécifique | oui |
| Blessures du conducteur | garantie distincte, à souscrire séparément quelle que soit la formule | ||
Assistance, véhicule de prêt, garantie du conducteur : qu’affiche chaque marque ?
Une fois le socle légal posé, tout le reste se négocie — et c’est exactement là que les contrats divergent. Aucun assureur ne publie cette comparaison : chacun décrit sa propre gamme, avec son vocabulaire. Le tableau ci-dessous la reconstitue à partir des pages publiques de neuf marques automobiles, relevées le 17 août 2026, sur les cinq lignes que tous les contrats traitent et qu’aucun nom de formule n’annonce. AMV, courtier spécialisé dans le deux-roues, en est écarté : il ne publie ni véhicule de remplacement, ni garantie bris de glace, et il place le risque sans le porter.
La matrice des points de rupture, marque par marque
| Marque | Assistance panne au socle | Véhicule de remplacement | Indemnisation en valeur d’achat | Garantie du conducteur | Bris de glace |
|---|---|---|---|---|---|
| MAAF | plus de 50 km du domicile ; aucune en Tiers Eco ; 0 km en option, incluse dès Tiers Essentiel+ | option : 3 jours en catégorie B, ou 7 jours après une panne, 15 jours pour un événement garanti, 20 jours en cas de vol | jusqu’à 4 ans en Tous risques hors Eco ; option 24 mois extensible à 36 ou 48 mois, puis majoration de 20 à 40 % | incluse : 500 000 € dans les formules Eco, 1 000 000 € dans les autres | option en pack en Tiers Eco, incluse dès Tiers Essentiel+ |
| MMA | 30 km sur le contrat Auto Access, 0 km sur le contrat Auto MMA | option : 3, 7 ou 30 jours selon le niveau retenu ; 60 € TTC par jour si aucun véhicule n’est disponible | prix d’achat jusqu’à 3 ans, puis majoration de 40 % ou de 50 % selon la formule | incluse dès la formule au tiers, plafond non affiché | à partir de la formule Médiane |
| Macif | aucun seuil affiché ; 0 km en option, incluse en Confort | option, incluse en Confort ; ni durée ni catégorie affichées | non affichée ; seule une indemnisation majorée est citée, sans durée ni pourcentage | renvoyée à un contrat distinct, hors du contrat auto | à partir de la formule Élargie ; sans franchise en Confort, montant non affiché |
| MAIF | plus de 50 km du domicile, 20 km en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion ; 0 km en option, incluse en Plénitude | option ou incluse selon la formule ; ni durée ni catégorie affichées | prix d’achat sur justificatifs jusqu’à 4 ans, en Plénitude seule ; majoration de 20 % au-delà | incluse dans les quatre formules, décrite comme une indemnisation de premier niveau, sans montant | à partir de la formule Essentiel ; sans franchise en Plénitude, montant non affiché |
| AXA | non chiffré : « même en bas de chez vous », sans seuil kilométrique | inclus, sous forme d’un véhicule de courtoisie livré ; durée non affichée | aucune mention sur les pages relevées | incluse d’office dans toutes les formules, aucun montant | inclus dans les trois formules présentées |
| Allianz | accident 0 km et panne 25 km ; panne 0 km en option | option : 8 jours après une panne, 15 jours après un accident, 30 jours en cas de vol | option en Tous risques : 24 ou 36 mois, puis majoration de 20 à 40 %, avec un plancher de 3 000 € | 500 000 € incluse, 1 000 000 € en option ; seuil affiché à plus de 15 % d’AIPP | à partir de la formule Intermédiaire |
| Generali | aucune au socle : 0 km et 25 km sont deux options dans les trois formules | option : 8 jours après une panne, 15 jours après un accident, 49 jours en cas de vol | véhicule de moins de 36 mois, garantie de 24 ou 36 mois au choix ; incluse en Tous Risques | incluse, « jusqu’à 1 million d’euros selon l’option souscrite » ; plafond de base non affiché | option en Tiers, incluse dès Tiers Étendu |
| Crédit Agricole | au-delà de 25 km ; 0 km avec la garantie Assistance + | avec Assistance + : jusqu’à 30 jours, catégorie non affichée | prix d’achat pendant 3 ans, puis majoration de 50 % | incluse jusqu’à 2 000 000 €, sans franchise et sans seuil d’intervention | option en Tiers Eko, incluse dans les trois autres formules, sans franchise |
| SG | accident 0 km et panne 25 km dans les cinq formules ; panne 0 km non affichée | prêt d’un véhicule par le réseau de garages agréés pendant la remise en état, durée non chiffrée | valeur à neuf jusqu’à 36 mois, en option à 1,06 € par mois ou incluse en Tous Risques + | 400 000 € incluse, 1 000 000 € en version renforcée ; seuil affiché à 10 % d’incapacité | à partir de la formule Tiers + |
Données relevées le 17 août 2026 sur les pages publiques des assureurs, à cette date et à aucune autre : un tarif, un rang de garantie ou une durée se modifient sans préavis. MAAF, MMA IARD Assurances Mutuelles, Macif et MAIF sont des sociétés d’assurance à forme mutuelle ; AXA France IARD, Allianz IARD et Generali IARD des sociétés anonymes ; le contrat auto du Crédit Agricole est porté par Pacifica, celui de SG par Sogessur. Une case « non affiché » signifie que la marque ne publie pas l’information sur sa page produit, pas que la garantie manque au contrat. Seules vos conditions générales et le document d’information produit font foi.
Le seuil de l’assistance panne coupe le marché en quatre
C’est la ligne la plus lisible du tableau, parce que c’est la seule que toutes les marques expriment dans le même vocabulaire : un nombre de kilomètres. Trois d’entre elles ne se déplacent qu’au-delà de 25 km — Allianz, le Crédit Agricole et SG. MMA affiche 30 km sur son contrat Auto Access et 0 km sur son contrat Auto MMA : deux seuils sur le même site, pour deux contrats distincts, ce qui rend toute mention de « l’assistance MMA » inexploitable sans le nom du contrat. MAAF et MAIF n’interviennent qu’à plus de 50 km du domicile, MAIF ramenant ce seuil à 20 km en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion. Generali ne met aucune assistance au socle : ses deux garanties, 0 km et 25 km, restent des options dans les trois formules, Tous Risques comprise. AXA et Macif, elles, ne chiffrent aucun seuil, ce qui est en soi une réponse. Aucune des dix marques relevées ne place l’assistance panne à 0 km au socle de son entrée de gamme. Reste un piège d’intitulé : Allianz et SG annoncent « accident 0 km et panne 25 km ». Le 0 km existe bien, mais il ne couvre pas la panne — c’est-à-dire le cas le plus fréquent.
Véhicule de remplacement et garantie du conducteur : peu de marques chiffrent
Quatre marques seulement publient une durée de véhicule de remplacement rattachée à un événement précis : MAAF (3, 7, 15 ou 20 jours selon la garantie et le sinistre), MMA (3, 7 ou 30 jours selon le niveau), Allianz (8 jours pour une panne, 15 pour un accident, 30 pour un vol) et Generali (8, 15 et 49 jours pour les mêmes événements). Le Crédit Agricole donne une durée sans événement, jusqu’à 30 jours. MMA est la seule à chiffrer une contrepartie lorsque aucun véhicule n’est disponible : 60 € TTC par jour, dans la limite de 3 ou 7 jours selon le niveau souscrit. Macif et MAIF ne donnent ni durée ni catégorie, AXA et SG annoncent le service sans le chiffrer. La catégorie du véhicule, quand elle est publiée, varie peu : catégorie B en entrée, catégorie équivalente plafonnée à D, utilitaire de 10 m³ chez MAAF et MMA, de 12 m³ chez Allianz. La garantie du conducteur suit le même schéma, en plus spectaculaire : elle est incluse presque partout — sauf chez Macif, qui la sort du contrat auto et la renvoie à un produit distinct — mais son plafond n’est publié que par cinq marques sur dix, et l’écart entre la plus basse et la plus haute va de 400 000 € à 2 millions d’euros pour la même garantie. SG affiche 400 000 € au socle et 1 000 000 € en version renforcée, à partir de 10 % d’incapacité ; MAAF et Allianz affichent le même couple 500 000 € et 1 000 000 €, Allianz ajoutant un seuil de déclenchement à plus de 15 % d’AIPP ; le Crédit Agricole va jusqu’à 2 000 000 €, sans franchise et « sans seuil d’intervention ». Generali n’est chiffrée qu’à moitié : elle annonce jusqu’à 1 million « selon l’option souscrite » sans publier le plafond de base. MMA, MAIF et AXA l’incluent sans jamais dire jusqu’à quelle somme. Un rapport de un à cinq sur la ligne qui protège la seule chose irremplaçable du dossier mérite une question précise au conseiller.
Ce que ce comparatif ne peut pas dire
Il ne compare pas les prix, et le relevé ne le permet pas : quatre marques sur dix n’en affichent aucun — MAAF, Macif, MAIF et le Crédit Agricole — et six sur dix ne publient aucun prix de formule sur leur page produit. Il n’aligne pas davantage les formules : huit chez MAAF, cinq chez SG, quatre chez Macif, MAIF et le Crédit Agricole, trois chez MMA, Allianz et Generali, tandis qu’AXA se borne à présenter « trois exemples » sans dire combien il en existe, et que deux marques ajoutent une famille leasing parallèle. Une colonne « formule 2 » n’aurait donc aucun objet. Trois absences méritent enfin d’être connues avant de signer : aucune des dix marques ne publie le plafond de ses garanties vol, incendie ou dommages tous accidents ; aucune ne publie de montant de franchise bris de glace ; aucune n’annonce de délai d’indemnisation, les seuls délais publiés étant des délais de déclaration.
Les garanties que vous croyez avoir sans les avoir
Trois angles morts reviennent dans presque tous les dossiers. Aucun n’est caché : ils sont écrits noir sur blanc dans les conditions générales, à l’endroit précis où personne ne lit.
Le conducteur n’est pas protégé par la responsabilité civile
La responsabilité civile indemnise les victimes, et le conducteur responsable n’en est pas une au sens du contrat. Vos propres blessures relèvent d’une garantie distincte, souvent appelée garantie du conducteur ou protection corporelle. Elle est facultative dans les trois formules, y compris en tous risques, et son plafond varie fortement d’un contrat à l’autre. C’est la seule ligne dont l’absence peut coûter beaucoup plus cher que le véhicule lui-même.
Grêle, tempête et poids de la neige ne sont pas des catastrophes naturelles
C’est le contresens le plus répandu du secteur. Selon Géorisques, service du ministère de la Transition écologique, les dommages provoqués par les vents violents qui ne réunissent pas les caractéristiques des vents cycloniques — tempêtes, tornades — ainsi que la grêle et le poids de la neige sont hors du régime des catastrophes naturelles et relèvent d’autres garanties du contrat. Concrètement : aucun arrêté à attendre, et le délai de déclaration reste celui du contrat, avec un plancher de cinq jours ouvrés posé par l’article L. 113-2 du Code des assurances.
La garantie catastrophes naturelles suit vos garanties de dommages
La garantie contre les catastrophes naturelles est une extension obligatoire de tous les contrats d’assurance de dommages : elle ne se souscrit pas, elle est attachée d’office. Sur un contrat automobile, elle joue donc au titre des garanties de dommages du véhicule. Un contrat limité à la responsabilité civile ne comporte, par construction, aucune garantie de dommages sur votre propre voiture — vérifiez ce point précis dans vos conditions générales avant de conclure que vous êtes couvert contre une inondation.
Quand elle joue, la franchise est fixée par arrêté et non par le contrat : l’article A. 125-6-1 du Code des assurances fixe la franchise à 380 € pour chaque véhicule endommagé. Elle reste à votre charge et ne peut pas être rachetée par une option, à la différence d’une franchise contractuelle ordinaire.
| Événement | Régime applicable | Délai de déclaration | Ce qui déclenche la garantie |
|---|---|---|---|
| Vol du véhicule | garanties du contrat | deux jours ouvrés au minimum (art. L. 113-2) | le contrat seul |
| Incendie, bris de glace | garanties du contrat | cinq jours ouvrés au minimum (art. L. 113-2) | le contrat seul |
| Grêle, tempête, poids de la neige | garanties du contrat, hors régime des catastrophes naturelles | cinq jours ouvrés au minimum | le contrat seul |
| Inondation, séisme, vent cyclonique de plus de 145 km/h | régime des catastrophes naturelles | trente jours après publication de l’arrêté (art. L. 125-2) | un arrêté interministériel publié au Journal officiel |
| Mouvement de terrain lié à la sécheresse et à la réhydratation des sols | régime des catastrophes naturelles | trente jours après publication de l’arrêté | un arrêté interministériel, demandé par la commune |
Financer votre franchise automobile avec I am Beezy
Quelle que soit la formule retenue, il reste toujours une somme à sortir : une franchise contractuelle, la franchise légale de 380 € par véhicule sur un sinistre reconnu catastrophe naturelle, ou l’écart entre l’indemnité en valeur d’usage et le prix réel d’un remplacement. C’est cette somme, et non la cotisation, qui met les budgets en difficulté.
Comment se constituent les gains
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À quoi affecter ces revenus en priorité
L’usage le plus rentable n’est pas de baisser une garantie mais de constituer la réserve qui rend une franchise supportable. Deuxième usage utile : financer la garantie du conducteur, celle que presque personne ne souscrit et qui protège la seule chose irremplaçable du dossier.
Comment choisir votre formule sans vous tromper ?
Le raisonnement tient en trois questions, dans cet ordre. Aucune ne porte sur le nom de la formule.
Partez de la valeur de remplacement, pas du prix d’achat
La seule question qui décide entre tiers et tous risques est celle-ci : si votre véhicule disparaît demain, quelle somme devez-vous sortir pour en retrouver un équivalent ? Si cette somme est absorbable sans emprunt, la formule au tiers se défend. Si elle ne l’est pas, ou si un crédit court encore, l’arbitrage bascule.
Lisez les franchises et les exclusions avant la liste des garanties
Une garantie assortie d’une franchise élevée et d’exclusions larges protège moins qu’une garantie plus modeste et nettement rédigée. Repérez aussi le mode d’indemnisation : la valeur d’usage correspond à la valeur de remplacement diminuée de la vétusté, tandis que la garantie « valeur à neuf » est une option du contrat. Aucune source officielle ne publie de taux en la matière — ces notions sont purement contractuelles, et c’est dans vos conditions générales qu’elles se lisent.
Déclarez le bon conducteur principal
Le point le plus coûteux du dossier n’est pas une garantie, c’est une déclaration. L’article L. 113-9 du Code des assurances prévoit qu’en cas d’omission ou de déclaration inexacte du risque de bonne foi, l’indemnité est réduite « en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues si les risques avaient été complètement et exactement déclarés ». Un véhicule mis au nom d’un parent mais conduit au quotidien par un enfant tombe exactement dans cette hypothèse.
Ce qu’il faut vérifier avant de signer
Reprenez votre devis avec quatre questions : la responsabilité civile est-elle bien acquise même si le véhicule reste immobilisé, la garantie du conducteur est-elle souscrite et à quel plafond, le contrat comporte-t-il des garanties de dommages sur votre propre véhicule, et quelles franchises s’appliquent à chacune. Ces quatre réponses valent bien plus que le nom de la formule : le socle vient du Code des assurances et ne varie pas, le détail figure aux conditions générales et au document d’information produit, seules pièces qui font foi. Le comparatif ci-dessus ne dit rien de plus que ce que les pages publiques affichaient le 17 août 2026, et une page commerciale n’a jamais valu contrat. Enfin, gardez en tête que toute action dérivant d’un contrat d’assurance se prescrit par deux ans à compter de l’événement qui lui donne naissance, en application de l’article L. 114-1 : un désaccord sur une garantie ne se laisse pas dormir. Pour constituer la réserve qui rend ces choix libres plutôt que subis, un appoint régulier comme I am Beezy permet d’assurer ce qui compte vraiment sans rogner sur le reste.