Reservez cet emplacement publicitaire

Assurances au moment du départ à la retraite en France : ce qui change, ce qui s'arrête

Complémentaire santé de l'entreprise, prévoyance collective, assurance d'un prêt encore en cours : le jour du départ, plusieurs contrats changent de régime en même temps. Voici l'ordre dans lequel les traiter.

16/08/2026
11 min de lecture
Commencer gratuitement

En bref

Le passage à la retraite se prépare côté pension, rarement côté contrats. C'est pourtant le même jour que trois protections liées au contrat de travail cessent de fonctionner comme avant : la complémentaire santé collective, la prévoyance, et les garanties accessoires négociées par l'employeur. S'y

maintien complémentaire santé retraiteassurance emprunteur après 60 ansprévoyance fin de contrat de travailcomplémentaire santé solidaire retraité

Le passage à la retraite se prépare côté pension, rarement côté contrats. C'est pourtant le même jour que trois protections liées au contrat de travail cessent de fonctionner comme avant : la complémentaire santé collective, la prévoyance, et les garanties accessoires négociées par l'employeur. S'y ajoute souvent un crédit immobilier en cours, dont l'assurance a été souscrite vingt ans plus tôt. Et parce qu'une baisse de revenu accompagne ce passage, une application comme I am Beezy rémunère la consultation de contenus depuis un téléphone : nous y consacrons une section plus bas.

Précision de méthode : ni tarif, ni cotisation, ni classement d'organismes ici. Aucune source publique française ne publie de prix comparé par marque, et il n'existe aucun comparateur public des complémentaires santé — l'État en propose pour l'énergie, le carburant et les frais bancaires, pas pour la santé. Les valeurs citées viennent d'un texte réglementaire ou d'une fiche administrative, avec leur date.

Ce qui s'arrête le jour du départ

Futur retraité classant ses contrats de complémentaire santé et de prévoyance sur la table de sa cuisine en France, 2026

La règle générale tient en une phrase : ce qui était rattaché au contrat de travail disparaît avec lui. Cela ne se voit pas immédiatement, parce que plusieurs dispositifs de transition prennent le relais pendant quelques mois. C'est ce délai qui endort la vigilance.

La complémentaire santé collective

Pendant votre activité, l'employeur devait vous faire bénéficier d'une couverture complémentaire santé et en payer au moins 50 % (Service-public.gouv.fr, fiche F20739). Cette part patronale s'éteint avec le contrat de travail. Le contrat, lui, ne disparaît pas nécessairement : la loi organise un maintien à titre individuel, encadré, dont nous parlons plus bas. Mais vous cessez d'être un salarié couvert par un contrat collectif pour devenir un assuré individuel, ce qui change à la fois le tarif et l'interlocuteur.

La prévoyance

La prévoyance n'est pas la santé, et la confusion coûte cher. Elle couvre l'incapacité de travail, l'invalidité et le décès — des risques adossés à un revenu d'activité. Au départ en retraite, la garantie incapacité de travail n'a plus d'objet et le capital décès de l'entreprise cesse. C'est une branche distincte : en 2023, ses cotisations hors contrats emprunteurs atteignaient 25,4 milliards d'euros, pour un retour sur cotisations de 64 % contre 81 % en santé (DREES, Études et Résultats n° 1361, publié le 13 janvier 2026).

Les garanties accessoires du contrat de travail

Protection juridique de branche, garantie accidents de la vie négociée par le comité social et économique, assistance adossée à un contrat groupe : ces garanties sont invisibles tant qu'elles fonctionnent. Faites la liste de ce que votre employeur vous fournissait avant votre dernier jour, pendant que vous avez encore un interlocuteur aux ressources humaines.

Combien de temps le tarif de la complémentaire reste-t-il encadré ?

Couple de jeunes retraités examinant le calendrier de maintien de leur complémentaire santé en France, 2026

Trois ans, puis plus rien. C'est la réponse courte, et elle explique pourquoi ce sujet se traite à l'avance et non le jour venu.

D'abord la portabilité, si vous passez par le chômage

Si votre départ suit une rupture du contrat de travail prise en charge par l'assurance chômage, la portabilité maintient gratuitement vos garanties pendant une durée égale à la période d'indemnisation, plafonnée à douze mois et bornée par la durée du dernier contrat de travail. Les conditions sont cumulatives : avoir adhéré à la couverture, ne pas avoir été licencié pour faute lourde, et être effectivement pris en charge par l'assurance chômage (fiche F20744).

Ensuite le maintien individuel, plafonné trois ans

Le maintien des garanties santé aux anciens salariés retraités repose sur l'article 4 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, et son encadrement tarifaire sur le décret n° 2017-372 du 21 mars 2017. Le mécanisme est simple : la première année, les tarifs « ne peuvent être supérieurs aux tarifs globaux applicables aux salariés actifs » ; la deuxième, ils ne peuvent leur être supérieurs de plus de 25 % ; la troisième, de plus de 50 %. Nous consacrons un article entier à ce dispositif ; ici, il n'est qu'une étape du calendrier.

La quatrième année, et le mur qu'elle représente

À partir de la quatrième année, le décret ne prévoit plus aucun plafond. C'est le seul droit de tout ce parcours qui expire par construction, et c'est là que l'arbitrage se pose : rester dans le contrat de votre ancien employeur, ou souscrire un contrat individuel. Deux délais couperets encadrent l'entrée dans le dispositif : l'assureur doit envoyer sa proposition au plus tard deux mois après la fin de la portabilité, et vous devez faire votre demande au plus tard six mois après. Passé ce délai, le droit est perdu.

ÉtapeCe qui s'appliqueDuréeTexte
Portabilitémaintien gratuit des garantieségale à l'indemnisation chômage, 12 mois au plusfiche F20744
Année 1 du maintientarif des salariés actifs12 moisdécret n° 2017-372
Année 2+25 % maximum12 moisdécret n° 2017-372
Année 3+50 % maximum12 moisdécret n° 2017-372
Année 4 et au-delàaucun plafond prévusans limitation de duréedécret n° 2017-372

Le prêt immobilier qui court encore

Beaucoup de départs interviennent avec dix ou quinze annuités restantes. L'assurance de ce prêt a été souscrite à une époque où votre situation était différente, et le droit a changé entre-temps.

Résilier l'assurance emprunteur à tout moment

La résiliation de l'assurance emprunteur est possible à tout moment après la signature du crédit, et le prêteur doit vous informer chaque année de ce droit. S'il refuse le contrat que vous présentez, il doit en indiquer les motifs et, le cas échéant, les informations et garanties manquantes — et votre contrat en cours n'est pas résilié pour autant. S'il accepte, il dispose de dix jours ouvrés après réception pour établir l'avenant, avec le nouveau taux annuel effectif global (fiche F1671, vérifiée le 20 mai 2025).

Le questionnaire de santé, et l'âge qui le fait revenir

Le questionnaire de santé est interdit lorsque le crédit ne dépasse pas 200 000 € par assuré et que le remboursement est prévu avant les 60 ans de l'emprunteur — l'examen de santé l'est également. Ces deux conditions sont cumulatives, et un prêt qui court au-delà de 60 ans sort donc du dispositif : le questionnaire redevient possible, ce qui change tout dans la préparation d'un changement d'assurance. La fiche personnalisée remise par le prêteur comporte au plus onze critères de garantie pour le décès, la perte d'autonomie, l'invalidité et l'incapacité, et au plus quatre pour la perte d'emploi — sans objet une fois retraité.

Aeras et le droit à l'oubli

La convention Aeras s'adresse aux emprunteurs présentant un risque aggravé de santé, ce qui concerne davantage de monde à 62 ans qu'à 32 ans. Le droit à l'oubli dispense de déclarer un cancer ou une hépatite virale C dont le protocole thérapeutique est terminé depuis au moins cinq ans sans rechute, pour un contrat s'achevant avant les 71 ans de l'assuré. Nuance presque toujours omise : les conséquences de la maladie restent, elles, à déclarer. La grille de référence vise les contrats s'achevant avant 71 ans pour un crédit ne dépassant pas 420 000 €, hors prêt relais, sur une résidence principale (fiche F20520, vérifiée le 7 mai 2025).

Faut-il repasser par un contrat individuel ?

Retraitée vérifiant le statut juridique de son organisme complémentaire sur le répertoire officiel en France, 2026

La question se pose à la fin de la troisième année du maintien, parfois plus tôt. Avant de comparer des offres, comprenez à quelle famille juridique vous avez affaire : ce n'est pas un détail de forme, cela détermine des droits.

Trois familles, trois régimes de droits

La mutuelle relève du Code de la mutualité, dont l'article L110-2 lui interdit, pour les opérations individuelles et collectives à adhésion facultative en frais de santé, de « recueillir des informations médicales » auprès des candidats à la couverture et de « fixer les cotisations en fonction de l'état de santé ». L'institution de prévoyance relève du Code de la sécurité sociale, dont l'article L931-1 la décrit comme une personne morale à « but non lucratif, administrées paritairement par des membres adhérents et des membres participants ». La société d'assurance relève du Code des assurances. Cette distinction pèse plus lourd à 62 ans qu'à 30 ans.

MGEN, Harmonie Mutuelle, Aésio, Malakoff Humanis

Vérification faite au répertoire SIRENE le 16 août 2026 : MGEN (SIREN 775 685 399), Harmonie Mutuelle (538 518 473) et Aésio (775 627 391) sont enregistrées en catégorie 8210 « Mutuelle ». MGEN et Harmonie Mutuelle appartiennent au Groupe VYV, dont le site cite également MNT, MMG, SMACL Assurances, VYV3 et le Groupe Arcade-VYV ; Aésio est l'une des deux marques fondatrices d'Aéma Groupe avec Macif, aux côtés d'Abeille Assurances et d'Ofi Invest. Malakoff Humanis, en revanche, porte son risque par Malakoff Humanis Prévoyance (775 691 181), enregistrée en catégorie 8510 : c'est une institution de prévoyance, pas une mutuelle.

AXA et Generali

AXA France IARD (722 057 460) et Generali IARD (552 062 663) sont enregistrées en catégorie 5599, sociétés anonymes à conseil d'administration : capital social et actionnaires, régies par le Code des assurances. Ce n'est ni un défaut ni une qualité — c'est une gouvernance différente de celle d'une mutuelle, où vous êtes membre, et d'une institution de prévoyance, où le conseil est paritaire. Le statut ne se déduit jamais du nom commercial.

MarqueEntité vérifiéeCatégorieFamille
MGENSIREN 775 685 3998210Mutuelle
Harmonie MutuelleSIREN 538 518 4738210Mutuelle
AésioSIREN 775 627 3918210Mutuelle
Malakoff HumanisMalakoff Humanis Prévoyance, 775 691 1818510Institution de prévoyance
AXA, GeneraliAXA France IARD, Generali IARD5599Société anonyme d'assurance

Compléter ses revenus à la retraite avec I am Beezy

Le départ s'accompagne presque toujours d'une baisse de revenu au moment précis où plusieurs cotisations augmentent. I am Beezy est une application où vous consultez des contenus — vidéos, articles, publicités — et où chaque consultation génère un gain, réglé sur votre moyen de paiement habituel, pour un ordre de grandeur de 5 à 15 € par jour.

Un complément, pas un revenu de remplacement

Cette somme n'a pas vocation à combler un écart de pension. Elle a l'avantage d'être régulière, sans engagement de durée et sans démarchage : c'est le profil d'une ligne qui absorbe une hausse de cotisation en quatrième année de maintien, ou le reste à charge d'un équipement optique.

Ce qu'il faut régler d'emblée

Comme pour tout revenu d'appoint, deux points se contrôlent une fois pour toutes : le compte sur lequel les gains arrivent, et la façon dont ils s'articulent avec votre déclaration de revenus. Réglez ces deux questions au début plutôt qu'au printemps suivant.

Le filet de la Complémentaire santé solidaire

Beaucoup de retraités passent à côté de ce dispositif parce qu'ils l'associent à l'activité. Le test porte pourtant sur les ressources des douze derniers mois, pas sur le statut.

Les plafonds, au 1er avril 2026

En métropole, une personne seule y a droit sans participation financière jusqu'à 10 421 € de ressources annuelles, et avec participation jusqu'à 14 069 €. Pour deux personnes, ces seuils sont de 15 632 € et 21 103 €. Dans les départements d'outre-mer, ils sont plus élevés : 11 599 € et 15 659 € pour une personne seule. La participation, lorsqu'elle est due, est fixée par tranche d'âge et s'applique à chaque assuré couvert, pas au foyer, avec un barème nettement réduit en Alsace-Moselle (Direction de la sécurité sociale, document du 1er avril 2026).

Le forfait logement, à intégrer avant de conclure

Un propriétaire, une personne logée à titre gratuit ou un bénéficiaire d'une aide personnelle au logement voit un forfait ajouté à ses ressources avant la comparaison au plafond : de 78,20 € par mois pour une personne seule à 193,55 € pour trois personnes et plus, hors Mayotte. Un couple de retraités propriétaires doit refaire le calcul avec ce forfait avant de conclure qu'il dépasse le seuil.

L'ordre dans lequel traiter ces contrats

Six mois avant votre dernier jour, demandez par écrit à votre employeur la liste des couvertures dont vous bénéficiez — santé, prévoyance, garanties accessoires — et le nom des organismes qui les portent. Au moment du départ, notez deux dates : celle où l'assureur doit vous proposer le maintien individuel, deux mois au plus après la fin de la portabilité, et celle où votre droit à en faire la demande expire, six mois au plus après. Dans la foulée, sortez le tableau d'amortissement de votre crédit et regardez si son terme tombe avant ou après vos 60 ans, parce que ce détail décide de la possibilité d'un questionnaire de santé. Enfin, à la fin de la troisième année de maintien, remettez la question du contrat individuel sur la table : c'est le moment où le plafonnement cesse. Et si l'écart de revenu est le vrai sujet derrière tout cela, I am Beezy ajoute 5 à 15 € par jour en consultant des contenus depuis votre téléphone, sans engagement ni démarchage.

Generez des revenus avec I am Beezy

Rejoignez notre plateforme et commencez a gagner de l'argent simplement.

Commencer gratuitement

Articles similaires