D’un côté, un établissement qui n’ouvre aucun guichet et vous demande de tout conduire depuis un écran. De l’autre, une enseigne dont la vitrine est visible dans un grand nombre de communes et derrière laquelle il y a quelqu’un à qui parler. C’est probablement l’écart le plus net du paysage bancaire français, et il ne se tranche pas par un classement.
Cet article ne vous dira donc pas laquelle des deux est meilleure : la question n’a pas de réponse générale. Il vous dit ce que vous arbitrez vraiment entre ces deux modèles de distribution, et comment relever vous-même, sur la source publique, les tarifs à jour de l’une comme de l’autre. Aucun prix n’est recopié ici — vous verrez pourquoi.
Un changement de banque coûte rarement de l’argent, mais il coûte toujours un peu de trésorerie le temps que les prélèvements se calent. I am Beezy rémunère la consultation de contenus — vidéos, articles, publicités — avec un ordre de grandeur de 5 à 15 € par jour selon l’activité, crédité sur votre moyen de paiement habituel, en euros et sans conversion à faire en France.
Deux modèles de distribution, pas deux niveaux de gamme
Avant de comparer, il faut savoir à qui on a affaire. Les deux enseignes sont des établissements de crédit agréés par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, et ce point commun pèse plus lourd que tout le reste : il commande les mêmes obligations, les mêmes plafonds et les mêmes recours.
Ce qu’est BoursoBank au registre officiel
BoursoBank n’est pas une société distincte de Boursorama : c’est l’un de ses noms commerciaux, en vigueur depuis le 22 février 2023 selon le registre des agents financiers. La personne morale est une société anonyme immatriculée sous le numéro 351 058 151 au registre du commerce et des sociétés de Nanterre, dont le siège est à Boulogne-Billancourt.
BoursoBank est une filiale de la Société Générale, et c’est l’établissement lui-même qui l’écrit dans ses mentions légales. La phrase publiée y est sans détour : Boursorama est une filiale de la Société Générale. Aucune part de capital n’est publiée à cet endroit, et nous n’en écrirons donc aucune — le mot employé par la source est « filiale », c’est ce mot qui se cite.
Un détail servira dès que vous ouvrirez la source publique des tarifs : la maison mère n’y figure pas sous le nom de Société Générale mais sous celui de SG, sa marque depuis la fusion avec le Crédit du Nord.
Ce qu’est La Banque Postale dans la source publique
La Banque Postale figure dans la liste des établissements « avec agences » du comparateur public des tarifs bancaires, relevée pour Paris le 16 août 2026, aux côtés de BNP Paribas, SG, LCL, CIC, du Crédit Agricole d’Île-de-France, du Crédit Mutuel Île-de-France, de la Caisse d’Épargne Île-de-France et d’une dizaine d’autres enseignes.
Vous lirez souvent que cette enseigne porte une mission d’accessibilité bancaire. Nous ne reprenons pas cette formule, faute d’avoir lu nous-mêmes le texte qui la porterait. Aucun décompte d’agences, aucun nombre de clients et aucune part de marché bancaire française ne sont documentés sur source primaire. Un article qui écrit « premier réseau de France » ne vous donne rien de vérifiable.
Ce qui est opposable, et qui ne dépend d’aucune des deux
Ce qui est établi, daté et opposable, ce sont des droits qui s’imposent à tout établissement de crédit, y compris à une banque sans guichet. Le droit au compte permet à une personne dépourvue de compte en France d’en obtenir un : la Banque de France désigne un établissement en un jour ouvré, celui-ci ouvre le compte en trois jours ouvrés, et les dix services bancaires de base attachés au dispositif sont énumérés par l’article D. 312-5 du code monétaire et financier, en vigueur depuis le 1er avril 2018. L’accessibilité n’est donc pas une promesse d’enseigne : c’est une procédure.
Que change vraiment une agence dans votre semaine ?
Elle se répond en comptant vos gestes du mois, pas en lisant une plaquette. Deux situations séparent nettement les deux modèles ; une troisième ne les sépare pas du tout, contrairement à ce qu’on croit.
Le dépôt d’espèces et la remise de chèques
C’est le premier point d’arbitrage, et le comparateur public ne le compare pas : ses lignes portent sur des frais, pas sur la présence d’un automate ou d’un comptoir. Si vous encaissez régulièrement du liquide — pourboires, vente entre particuliers, activité d’appoint réglée en espèces — cette seule question peut suffire à trancher. Posez-la à l’enseigne visée avant d’ouvrir, en nommant votre commune, car la réponse dépend de l’équipement local et pas de la marque. Même logique pour les chèques, que l’on reçoit encore d’une administration ou d’un assureur : la façon de les remettre n’a rien d’anecdotique quand elle se produit chaque mois.
Les moments où un interlocuteur physique pèse
Ils sont rares mais lourds : une succession, un dossier de crédit, une procuration, une situation qui sort du parcours prévu par l’application. Un réseau d’agences vous donne un endroit où poser le dossier ; une banque en ligne vous donne un canal à distance, qui peut très bien suffire. Mais une agence n’a d’intérêt que si elle est atteignable : une enseigne présente dans le département et à quarante minutes de chez vous n’est pas un réseau de proximité pour vous.
Ce que l’agence ne change pas du tout
Les plafonds de frais d’incidents sont fixés par décret et s’appliquent identiquement des deux côtés. La commission d’intervention ne peut dépasser 8 € par opération et 80 € par mois, et le texte précise « par compte bancaire » — sur un compte joint, c’est donc le plafond du compte et non celui de chaque cotitulaire (article R. 312-4-1 du code monétaire et financier, depuis le 1er janvier 2014). Pour les clients en situation de fragilité financière et les bénéficiaires du droit au compte, ces montants tombent à 4 € et 20 € (article R. 312-4-2, depuis le 23 juin 2017). Le rejet d’un chèque est plafonné à 30 € jusqu’à 50 € de chèque et à 50 € au-delà (article D. 131-25, depuis le 16 mai 2008).
Une précision compte ici plus que toutes les autres : le plafond de 25 € par mois de frais d’incidents pour les clients fragiles est un engagement pris par les banques françaises, pas une règle de loi. C’est la Banque de France qui l’écrit ainsi, sur une page mise à jour le 5 juin 2026. Aucun des articles cités ci-dessus ne contient ce montant. La nuance n’est pas théorique : un engagement de profession et un décret ne se réclament pas de la même façon.
Ce que vous perdez et gagnez côté parcours numérique
Le second camp a ses contreparties, et elles ne se lisent pas non plus dans une grille tarifaire.
L’autonomie a un coût, il n’est pas tarifaire
Tout se conduit depuis l’application : ouverture, opposition, virement, réclamation. Quand la procédure prévue fonctionne, c’est plus rapide qu’un rendez-vous. Quand elle ne fonctionne pas, vous êtes dans une file d’attente à distance et non devant un bureau. Estimez honnêtement votre tolérance à ce mode de résolution : c’est le critère que les comparatifs oublient et que les clients citent en premier quand ils repartent.
Les conditions d’entrée
Les banques en ligne posent fréquemment des conditions à l’ouverture — revenus, épargne, encours. Elles ne sont pas comparées par la source publique et changent au gré des campagnes commerciales. C’est le quatrième critère réel de cet arbitrage, avec le dépôt d’espèces, l’accès physique et la domiciliation de votre compte.
Un identifiant bancaire français des deux côtés
Point souvent mal compris : une banque en ligne française n’est pas un établissement étranger. Le registre officiel attribue à Boursorama le code 40618 depuis le 1er août 2006 — ce sont les cinq premiers chiffres du relevé d’identité bancaire, qui rattachent l’identifiant à un établissement nommé. Votre salaire arrivera donc sur un identifiant français, et la question du refus d’un identifiant européen ne se pose pas ici.
| Ce que vous arbitrez | Comparé par l’outil public ? | Où obtenir la réponse |
|---|---|---|
| Dépôt d’espèces et remise de chèques | Non | L’enseigne, pour votre commune |
| Présence d’un interlocuteur en agence | Non | Le localisateur d’agences de l’enseigne |
| Conditions de revenus à l’ouverture | Non | Les conditions générales en vigueur |
| Frais de tenue de compte, carte, virement, alertes | Oui, sur 15 lignes | tarifs-bancaires.gouv.fr |
| Plafonds de frais d’incidents | Partiellement | Le code monétaire et financier |
| Agios, rejets de prélèvement, offres groupées | Non | La plaquette tarifaire complète |
Comment relever vous-même les tarifs des deux enseignes ?
C’est la partie qui remplace tout tarif que nous aurions pu recopier. L’outil est public, gratuit et il ne vend rien.
D’où vient l’outil et ce qu’il compare
Le comparateur est édité par le ministère de l’Économie avec le Comité consultatif du secteur financier, et son existence repose sur le décret n° 2015-1432 du 5 novembre 2015, qui a modifié l’article D. 614-1 du code monétaire et financier. Les valeurs affichées proviennent du document d’information tarifaire que chaque établissement publie depuis l’entrée en vigueur, le 31 octobre 2018, du décret n° 2018-774.
La méthode, écran par écran
Le premier choix du formulaire sépare les établissements avec agences des banques en ligne : La Banque Postale est dans la première liste, BoursoBank dans la seconde. Le département reste obligatoire dans les deux cas, alors même que la liste des banques en ligne est nationale. Pour comparer les deux enseignes, il faut donc lancer deux recherches et non une.
| # | Ligne tarifaire comparée | Unité |
|---|---|---|
| 1 | Abonnement à des services de banque à distance (Internet) | €/an |
| 2 | Abonnement à un produit d’alertes par SMS | €/an |
| 3 | Alertes par SMS, par alerte reçue | €/alerte |
| 4 | Carte de paiement à débit immédiat | €/an |
| 5 | Carte de paiement à débit différé | €/an |
| 6 | Carte de paiement à autorisation systématique | €/an |
| 7 | Retrait d’espèces à un automate d’une autre banque | €/retrait |
| 8 | Retraits gratuits par mois à un automate d’une autre banque | nombre |
| 9 | Virement SEPA occasionnel en agence | €/virement |
| 10 | Virement SEPA occasionnel par Internet | €/virement |
| 11 | Mise en place d’un mandat de prélèvement SEPA | €/an |
| 12 | Paiement d’un prélèvement SEPA | €/opération |
| 13 | Commission d’intervention | €/opération |
| 14 | Assurance perte ou vol des moyens de paiement | €/an |
| 15 | Frais de tenue de compte | €/an |
Intitulés relevés sur tarifs-bancaires.gouv.fr le 16 août 2026. Les deux abonnements sont ramenés à l’année par le site lui-même.
Trois précautions avant de recopier un montant
D’abord, aucune date d’extraction générale n’est publiée. Chaque cellule porte la sienne, sous une mention du type « stabilité du tarif depuis le… » qu’on lit en survolant la valeur : c’est une borne de fraîcheur, pas une date de relevé. Ensuite, la mention NC signifie « non communiqué » et peut simplement vouloir dire que l’établissement ne propose pas le produit : ce n’est pas « gratuit ». Enfin, le tableau retient des établissements dont la dernière donnée est ancienne — sur la liste des banques en ligne, la plus ancienne remonte au 23 mars 2018.
Ce que l’outil ne contient pas
Ni agios, ni frais de rejet de prélèvement, ni frais de succession, ni retrait hors zone euro, ni tarif des offres groupées de services. Pour ces lignes, il faut la plaquette tarifaire complète de l’établissement. Et pour l’outre-mer, le comparateur renvoie vers les observatoires de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer et de l’Institut d’émission d’outre-mer.
Garder de la marge pendant le changement avec I am Beezy
Passer d’un modèle à l’autre prend quelques semaines, celles pendant lesquelles deux comptes coexistent et où un prélèvement peut se présenter du mauvais côté. C’est précisément la période où un appoint régulier évite un incident.
Le principe, en une phrase
Le mécanisme d’I am Beezy tient en une ligne : vous consultez des contenus — vidéos, articles, publicités — et chaque consultation génère un gain. L’ordre de grandeur observé se situe entre 5 et 15 € par jour selon l’activité, en euros, sans conversion à faire depuis la France.
Sur quel compte les gains arrivent
Ils sont crédités sur votre moyen de paiement habituel. Si vous basculez d’une enseigne à l’autre, mettez à jour vos coordonnées avant le transfert du solde plutôt qu’après.
Ce qu’il reste à trancher avant d’ouvrir le compte
Reprenez la question dans l’ordre où elle se pose vraiment. Encaissez-vous des espèces ou des chèques ? Si oui, ce point décide presque seul. Avez-vous devant vous une succession, un crédit, une situation qui sort du parcours standard ? Si oui, mesurez l’accès physique réel depuis chez vous, pas la présence dans le département. Sur les frais, ne recopiez personne : lancez deux recherches sur le comparateur public, une par liste, et lisez la date portée par chaque cellule. Souvenez-vous enfin que les plafonds d’incidents, la gratuité du service d’aide à la mobilité bancaire et le droit au compte s’imposent aux deux camps : ce ne sont pas des arguments commerciaux, ce sont vos droits. Et si l’objectif derrière ce changement est de retrouver de la marge chaque mois, un revenu d’appoint comme I am Beezy se cumule avec l’une comme avec l’autre.