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Compte bancaire d'un mineur en France : qui décide quoi en 2026

Un compte au nom d'un enfant ne se gouverne pas comme un compte d'adulte. Voici qui peut l'ouvrir, ce que l'enfant peut faire seul à 12 puis à 16 ans, ce qui reste soumis à l'accord des représentants légaux, et ce qui bascule le jour de ses 18 ans.

16/08/2026
11 min de lecture
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En bref

Un compte ouvert au nom d'un enfant pose une question simple, et rarement traitée clairement : qui commande. Les parents, qui ont signé les papiers ? L'enfant, dont le nom figure sur le relevé ? Les deux, selon son âge et selon le produit ? La réponse est écrite dans le code civil et dans le code mo

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Un compte ouvert au nom d'un enfant pose une question simple, et rarement traitée clairement : qui commande. Les parents, qui ont signé les papiers ? L'enfant, dont le nom figure sur le relevé ? Les deux, selon son âge et selon le produit ? La réponse est écrite dans le code civil et dans le code monétaire et financier. Elle ne dépend d'aucune enseigne, et elle change deux fois avant la majorité.

Ce guide traite le droit, pas les offres commerciales. Vous y trouverez qui peut ouvrir quoi, ce que votre enfant peut faire seul à 12 puis à 16 ans, ce qui reste soumis à votre accord, comment fonctionne le livret jeune, et ce qui se déclenche au jour de ses 18 ans. À cet âge, beaucoup de jeunes majeurs cherchent un premier revenu d'appoint : une application de contenus rémunérés comme I am Beezy en fait partie, et elle suppose précisément un compte dont on a seul la maîtrise.

Ouvrir un compte au nom d'un enfant : qui signe, qui répond

Parent et enfant devant un conseiller bancaire pour l'ouverture d'un compte, France 2026

La première confusion à lever est celle entre titulaire et gestionnaire. Un enfant peut être titulaire d'un compte sans avoir le droit d'y toucher, et ses parents peuvent gérer un compte dont ils ne sont pas titulaires.

Ce qui peut être ouvert dès la naissance

Dès la naissance de votre enfant, vous pouvez demander l'ouverture, à son nom, d'un compte bancaire, d'un livret A, d'un livret d'épargne bancaire, d'un plan d'épargne logement, d'un plan d'épargne avenir climat ou d'une assurance-vie. Cette ouverture se fait sans son accord, ce qui est logique : il n'est pas en état de le donner. La liste est celle de service-public.gouv.fr, fiche « Un mineur peut-il avoir un compte bancaire ou un produit d'épargne ? », vérifiée le 17 novembre 2025.

Être titulaire ne signifie pas gérer

Tant que votre enfant est mineur, vous êtes responsables des fonds et des mouvements sur ses comptes. Cette responsabilité a une contrepartie que peu de familles connaissent : vous pouvez utiliser vous-mêmes les sommes déposées sur le compte ou le livret de votre enfant, mais cet usage est limité aux dépenses qui le concernent directement, son éducation et son entretien. Ce n'est pas une réserve de trésorerie familiale. La même fiche précise également que vous êtes responsables des dettes de votre enfant mineur, ce qui est le pendant exact de votre pouvoir de gestion.

Le même droit dans toutes les enseignes

Ces règles ne se négocient pas au guichet. L'âge auquel un enfant peut agir seul sur son compte est identique au Crédit Agricole, à la BNP Paribas, à la Société Générale, au LCL, au CIC, au Crédit Mutuel, à La Banque Postale et chez BoursoBank. Ce qui varie d'un établissement à l'autre relève du contrat : les limites de retrait proposées par défaut, l'âge à partir duquel l'enseigne accepte d'ouvrir un compte à l'adolescent lui-même, les services associés. Rien de tout cela ne peut aller contre le texte, et aucune enseigne ne peut avancer l'âge auquel un mineur devient libre de ses mouvements.

Que peut faire votre enfant seul, et à partir de quel âge ?

Adolescent français consultant le solde de son compte sur un téléphone, 2026

Le droit français ne fait pas passer l'enfant de rien à tout le jour de ses 18 ans. Il ouvre deux paliers intermédiaires, à 12 ans et à 16 ans, et chacun élargit un peu le champ des gestes que l'enfant accomplit sans vous.

Avant 12 ans : le compte existe, l'enfant ne l'utilise pas

Avant 12 ans, votre enfant ne peut utiliser ni son compte bancaire ni son livret A. Le compte fonctionne et produit ses effets, mais l'enfant n'en est pas l'opérateur : vous l'êtes, dans les limites d'usage rappelées plus haut.

À partir de 12 ans : les premiers gestes, sous signature

À partir de 12 ans, votre enfant peut demander lui-même, avec votre accord, l'ouverture d'un livret jeune. Il peut aussi déposer ou retirer des sommes sur son compte bancaire ou son livret. Cette liberté reste encadrée : le montant et la fréquence des retraits peuvent être limités, et votre signature demeure nécessaire pour les opérations de retrait. Autrement dit, l'enfant devient acteur, pas décideur.

À partir de 16 ans : un compte à lui, avec votre autorisation

À partir de 16 ans, votre enfant peut, dans la plupart des banques et avec votre autorisation, ouvrir un compte bancaire, avec une carte bancaire et un chéquier associés. Il dépose et retire alors librement des sommes sur ce compte. Il peut également retirer seul les sommes figurant sur son livret A ou son livret jeune, sauf si vous ou son tuteur vous y opposez. Le mot « sauf » porte tout le mécanisme : la liberté est le principe, votre opposition est l'exception, et c'est à vous de la formuler.

ÂgeCe que l'enfant peut faireCe qui dépend des représentants légaux
De la naissance à 12 ansRien : il ne peut pas utiliser le compte ni le livret AL'ouverture, tous les mouvements, l'usage des fonds
De 12 à 16 ansDemander un livret jeune, déposer, retirerL'accord pour le livret jeune, la signature des retraits, les plafonds
De 16 à 18 ansOuvrir un compte, disposer d'une carte et d'un chéquier, retirer librementL'autorisation d'ouverture, et une opposition possible sur les retraits d'épargne
À 18 ansTout, seulPlus rien

Ce que l'âge ne change pas

Quel que soit le palier atteint, vous restez responsables des fonds et des mouvements sur les comptes de votre enfant mineur, et les sommes que vous y prélevez doivent servir à des dépenses qui le concernent directement. Ces deux règles ne s'assouplissent pas à 16 ans : elles s'éteignent à 18.

Le livret jeune, seul produit que les parents ne peuvent pas retirer

Le livret jeune occupe une place à part. C'est le seul produit d'épargne pour lequel la fiche administrative écrit noir sur blanc que vous ne pouvez pas retirer vous-mêmes de l'argent, ni entre 12 et 16 ans, ni entre 16 et 18 ans. Cette exception mérite d'être connue avant d'y déposer une somme importante.

Trois conditions d'ouverture, une signature

Pour ouvrir un livret jeune, le titulaire doit remplir trois conditions cumulatives : avoir entre 12 et 25 ans, avoir sa résidence habituelle en France, et ne pas déjà détenir un livret jeune. L'ouverture peut être demandée par le jeune lui-même ou par son représentant légal, mais l'établissement exigera dans tous les cas la signature du représentant légal du mineur. Le plafond des versements est fixé à 1 600 €, et le livret se ferme automatiquement l'année des 25 ans du titulaire (service-public.gouv.fr, fiche « Livret jeune », vérifiée le 1er août 2026).

Retraits : le curseur bouge à 16 ans

Entre 12 et 16 ans, l'enfant a besoin de votre autorisation pour effectuer des retraits sur son livret, et une limite maximale par retrait peut être fixée par vous. Entre 16 et 18 ans, il retire librement, sauf opposition de votre part ; dans ce cas, la banque doit être avertie de votre opposition par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce formalisme n'est pas décoratif : une opposition annoncée oralement au conseiller ne s'oppose à rien.

Un seul livret jeune, jamais transféré

Le nombre de livrets jeune est limité à un par personne, et il n'est pas possible d'en demander le transfert d'une banque à une autre : pour en ouvrir un ailleurs, il faut d'abord clôturer le premier. Tant que le titulaire est mineur, la clôture suppose l'accord de son représentant légal. Enfin, seul le titulaire du livret peut effectuer des retraits au guichet, ce qui referme la boucle : c'est bien son argent, et il en a la garde même à 13 ans.

Préparer son premier budget d'adulte avec I am Beezy

Jeune majeur français organisant son budget devant un ordinateur portable, 2026

Le passage à la majorité change le régime juridique du compte, pas le solde qui s'y trouve. Beaucoup de jeunes majeurs arrivent à 18 ans avec un compte enfin libre et très peu de ressources propres. I am Beezy répond à ce moment précis : l'application rémunère la consultation de contenus — vidéos, articles, publicités — et chaque consultation génère un gain envoyé sur le moyen de paiement local de l'utilisateur, ici un compte bancaire français.

Un complément qui arrive sur un compte dont on a la maîtrise

L'ordre de grandeur observé sur le service est de 5 à 15 € par jour selon le temps qu'on y consacre, en euros, sans conversion à faire puisque la France est en zone euro. Ce n'est pas un salaire et cela ne remplace ni un emploi étudiant ni une aide familiale : c'est un complément régulier, qui suppose un compte au nom de son bénéficiaire et sous son seul contrôle. C'est exactement ce que devient le compte d'un mineur au jour de ses 18 ans.

Ce que cela suppose au moment des 18 ans

Avant la majorité, un compte dont les retraits passent par votre signature n'est pas adapté à un flux de revenus personnels. Après, il l'est. Le bon réflexe est donc de préparer la bascule : vérifier l'intitulé exact du compte, s'assurer que les coordonnées bancaires transmises sont bien celles du jeune majeur, et non celles du compte parental sur lequel transitaient jusque-là les sommes le concernant.

Que change exactement le jour des 18 ans ?

La majorité produit trois effets bancaires distincts, qui ne se déclenchent pas de la même manière et qui ne demandent pas les mêmes réflexes.

Les autorisations parentales tombent

À partir de 18 ans, le titulaire d'un livret jeune effectue des retraits seul et sans condition, et le même basculement vaut pour le compte bancaire et les autres livrets : le pouvoir parental de signer, d'autoriser ou de s'opposer prend fin avec la minorité. Les produits bloqués suivent leur propre calendrier — les fonds placés sur un plan d'épargne avenir climat le sont jusqu'aux 18 ans du titulaire et pour une période minimale de cinq ans à partir de l'ouverture du plan.

Les comptes que les parents doivent rendre

Vous devez rendre des comptes à votre enfant sur l'usage que vous avez fait de son argent. Ce n'est pas une formule de politesse : la fiche administrative le pose comme une obligation, et elle en tire la conséquence procédurale au paragraphe suivant. C'est le moment de retrouver les relevés et d'être en mesure d'expliquer les mouvements, en particulier les retraits importants effectués depuis le compte de l'enfant.

Cinq ans pour agir, à partir de la majorité

Votre enfant peut agir en justice contre vous pour obtenir la restitution de son capital. Pour cela, il doit saisir le tribunal judiciaire dans un délai de cinq ans à partir de ses 18 ans. Cette action existe rarement dans les familles où la gestion a été transparente ; elle existe surtout dans celles où le compte de l'enfant a servi à autre chose qu'à son éducation et à son entretien.

ProduitGestion pendant la minoritéÀ 18 ans
Compte bancaireUtilisable à partir de 12 ans, retraits sous signature parentale ; liberté à 16 ansGestion libre du titulaire
Livret AInutilisable avant 12 ans ; retrait seul à 16 ans, sauf oppositionGestion libre du titulaire
Livret d'épargne bancaireInutilisable par l'enfant avant 18 ansGestion libre du titulaire
Livret jeuneDès 12 ans avec signature du représentant légal ; parents sans droit de retraitRetraits sans condition ; fermeture l'année des 25 ans
Plan d'épargne logementGéré par les représentants légaux, inutilisable avant 18 ansGestion libre du titulaire
Assurance-vieGérée par les représentants légaux jusqu'aux 18 ansGestion reprise par le titulaire

Trois vérifications avant d'ouvrir un compte pour votre enfant

Ouvrir le compte est simple. Ce sont les années qui suivent qui posent des questions, et elles se préparent au moment de la signature.

Écrire noir sur blanc les limites de retrait

Les plafonds de retrait d'un mineur relèvent du contrat, pas de la loi. Demandez qu'ils figurent explicitement dans la convention, plutôt que de compter sur une pratique d'agence. Et si vous voulez vous opposer aux retraits d'un enfant de plus de 16 ans sur son livret jeune, faites-le par lettre recommandée avec accusé de réception : c'est la forme prévue.

Distinguer ce qui se débloque à 12 ans de ce qui attend 18 ans

Un livret A et un livret d'épargne bancaire se ressemblent sur un relevé, mais l'un devient utilisable par l'enfant à 12 ans et l'autre reste hors de sa portée jusqu'à sa majorité. Si votre objectif est de constituer une somme intacte pour ses études, ce détail n'est pas neutre ; s'il est de lui apprendre à gérer, il l'est tout autant, en sens inverse.

Anticiper la bascule plutôt que la subir

Enfin, préparez les 18 ans avant qu'ils n'arrivent : coordonnées bancaires à jour, moyens de paiement au nom du jeune majeur, accès en ligne qui lui appartient. C'est le moment où un premier revenu d'appoint devient possible, et une application de contenus rémunérés comme I am Beezy s'y branche sans difficulté, précisément parce que le compte est enfin le sien. Le droit, lui, aura fait la moitié du chemin tout seul : il ne reste qu'à mettre l'intendance en face.

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