Deux sinistres dominent l'assurance habitation française, et ils sont l'exact opposé l'un de l'autre. Le premier arrive à presque tout le monde et coûte peu. Le second est rare et peut emporter le patrimoine d'une vie. Traiter les deux avec les mêmes réflexes est la meilleure façon de perdre de l'argent sur l'un et du temps sur l'autre.
Les chiffres qui suivent proviennent de France Assureurs, publication L'assurance française — Données clés 2025, mise en ligne le 28 juillet 2026, pages 77 et 78. Les règles proviennent du Code des assurances et des fiches officielles de service-public.gouv.fr. Vous trouverez aussi, en fin d'article, comment une application de contenus rémunérés comme I am Beezy permet de constituer la réserve qui absorbe une franchise ou un reste à charge.
Le fréquent et le lourd : deux sinistres opposés
Tout conseil pratique découle du couple de chiffres ci-dessous. Il mérite d'être lu deux fois.
35,6 ‰ contre 3,5 ‰
En multirisque habitation, la fréquence des dégâts des eaux atteint 35,6 sinistres pour mille contrats en 2025, contre 3,5 pour mille pour l'incendie. Le dégât des eaux est de très loin le sinistre habitation le plus fréquent, et il recule de 15,5 % sur un an ; l'incendie recule de 1,7 %. Les autres garanties se situent entre les deux : tempête-grêle-neige 8,3 ‰, responsabilité civile 8,1 ‰, vol 7,4 ‰, bris de glaces 6,6 ‰.
1 263 € contre 14 069 €
Le coût moyen s'inverse exactement. Un dégât des eaux revient à 1 263 € en 2025, en hausse de 1,8 % sur un an. Un incendie revient à 14 069 €, en hausse de 12,1 %, ce qui en fait de très loin le sinistre habitation le plus onéreux. Les autres garanties s'échelonnent entre 576 € pour un bris de glaces et 3 343 € pour la tempête-grêle-neige.
Ce que ce contraste change pour vous
Dix fois plus fréquent, onze fois moins onéreux : le dégât des eaux est un sinistre de gestion, l'incendie un sinistre de couverture. Sur le premier, ce qui compte est la rapidité et la bonne pièce au bon moment, car les montants ne justifient presque jamais des frais d'expertise supplémentaires. Sur le second, ce qui compte est ce que votre contrat garantit avant même que le feu prenne : capitaux déclarés, garanties annexes, options de reconstruction.
| Garantie en multirisque habitation | Fréquence 2025 (pour mille contrats) | Coût moyen 2025 |
|---|---|---|
| Dégâts des eaux | 35,6 ‰ | 1 263 € |
| Tempête, grêle, neige | 8,3 ‰ | 3 343 € |
| Responsabilité civile | 8,1 ‰ | 1 635 € |
| Vol | 7,4 ‰ | 2 093 € |
| Bris de glaces | 6,6 ‰ | 576 € |
| Incendie | 3,5 ‰ | 14 069 € |
Que faire dans les cinq jours après un dégât des eaux ?
La fiche F1352 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 25 juillet 2025, décrit une séquence courte. Elle se joue en quelques jours et laisse peu de place à l'improvisation.
Le délai minimal de cinq jours ouvrés
Vous devez prévenir votre assureur dès que vous avez connaissance du sinistre, et au plus tard dans le délai fixé par votre contrat. L'article L. 113-2 du Code des assurances impose un plancher : ce délai « ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés ». La valeur exacte, elle, figure dans vos conditions générales et nulle part ailleurs : la loi ne pose qu'un plancher. Et une déclaration tardive n'entraîne pas mécaniquement la perte de vos droits : la déchéance suppose une clause du contrat et la preuve, par l'assureur, que le retard lui a causé un préjudice.
Le constat amiable n'est pas obligatoire
C'est une surprise pour beaucoup d'assurés. Le constat amiable dégât des eaux « n'est pas obligatoire », mais « il permet d'accélérer le traitement du dossier d'indemnisation ». Remplissez-le tout de même quand un voisin est impliqué : il fixe par écrit la date, l'origine et l'étendue des dommages, trois points qui deviennent difficiles à établir un mois plus tard.
Prévenir aussi le propriétaire ou le syndic
Si vous êtes locataire, ou si le logement fait partie d'une copropriété, vous devez adresser le constat au propriétaire ou au syndic en plus de votre assureur. C'est l'étape la plus souvent oubliée, et celle qui bloque le plus souvent la suite du dossier.
Recherche de fuite et expertise : qui organise, qui prend en charge
Cette partie du dossier est celle qui produit le plus de malentendus, parce que la logique n'est pas celle que l'intuition suggère.
Hors copropriété, vous avancez les frais
Pour un logement qui n'est pas en copropriété, la règle est explicite : « vous devez chercher un professionnel pour effectuer la recherche de fuite et vous devez le payer, avant de demander le remboursement ». La prise en charge du coût par l'assurance est possible, mais la fiche officielle écrit « peut » et non « doit » : c'est une question de contrat.
En copropriété, c'est l'assureur de l'occupant du local sinistré
Le dossier n'est pas géré par l'assureur du responsable, mais par l'assureur de l'occupant du local sinistré. Si la fuite se situe dans un local privatif occupé, c'est l'assureur de l'occupant qui organise la recherche ; si elle se situe dans les parties communes, c'est l'assureur de l'immeuble. Voilà pourquoi une personne inondée par son voisin est indemnisée par sa propre compagnie, ce qui est vécu comme une anomalie alors que c'est la règle.
Le seuil de 1 600 € qui déclenche l'expertise
Toujours selon la fiche F1352, « l'assureur ordonne une expertise si le dommage est supérieur à 1 600 € ». En dessous, le dossier se règle sans expertise préalable : les compagnies ont signé entre elles des conventions destinées à traiter rapidement les petits dégâts des eaux, sans que la source publique en donne ni le nom ni les seuils. Retenez donc le seul chiffre opposable, 1 600 €, et une règle pratique : la remise en état ne se fait qu'après le passage de l'expert lorsqu'il y en a un.
| Situation | Qui organise la recherche de fuite | Prise en charge du coût |
|---|---|---|
| Logement hors copropriété | Vous, en mandatant un professionnel | Vous avancez, puis demandez le remboursement |
| Copropriété, fuite en local privatif occupé | L'assureur de l'occupant du local | Selon le contrat |
| Copropriété, fuite en parties communes | L'assureur de l'immeuble | Selon le contrat |
| Dommage supérieur à 1 600 € | Expertise ordonnée par l'assureur | Expert désigné et rémunéré par l'assureur |
Incendie : déclarer vite, et écarter deux idées fausses
Avec 14 069 € de coût moyen, l'incendie ne laisse aucune marge d'approximation. Deux croyances très répandues méritent d'être corrigées avant qu'elles ne vous coûtent cher.
Cinq jours ouvrés, et une exception datée
France Assureurs indique que « en règle générale, un sinistre incendie doit être déclaré dans les cinq jours ouvrés ». La garantie incendie couvre les dommages causés aux bâtiments et aux biens assurés ainsi que certains frais consécutifs ; le contrat peut aussi prendre en charge les dommages de fumée et les dégâts occasionnés par les opérations de secours, mais c'est une possibilité contractuelle, pas une obligation légale. Exception récente et strictement bornée : pour les incendies exceptionnels de Gironde, des Landes et du Var, les assureurs ont annoncé le 27 juillet 2026 la prolongation du délai de déclaration jusqu'au 31 août, et le remboursement sur justificatifs des frais de relogement, pendant trois semaines au maximum, des occupants évacués sur demande des autorités. C'est un engagement daté et limité à trois départements, pas un droit général.
L'absence de détecteur de fumée ne prive pas d'indemnisation
C'est l'un des contresens les plus répandus du secteur, et la fiche F32582 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 20 octobre 2025, est catégorique : « L'assurance ne peut pas refuser de vous indemniser à cause de l'absence d'un détecteur de fumée dans votre logement. » Installez-en un, évidemment, parce qu'il sauve des vies. Mais ne laissez personne vous expliquer que son absence annule votre garantie.
Vétusté et valeur à neuf : aucun taux n'est fixé par la loi
L'indemnisation en valeur d'usage correspond à la valeur de remplacement diminuée de la vétusté, et la garantie « valeur à neuf » est une option du contrat. Aucun texte du Code des assurances ne définit la vétusté ni n'en fixe le barème : tous les pourcentages qui circulent viennent de documents commerciaux. La seule source qui vous engage est vos conditions générales, à lire avant le sinistre plutôt qu'après.
Ces deux risques sont au socle partout : que se paie autour ?
Incendie et dégâts des eaux figurent dans le socle des quinze marques qui affichent quelque chose sur leur page produit — la seizième, April, n'a aucune page produit habitation, ses trois adresses au sitemap étant des formulaires de contact. Sur ces deux garanties-là, il n'y a donc rien à départager. Ce qui se paie, et ce qui décide de votre soirée le jour où le plafond goutte ou le tableau électrique grille, se trouve autour : le dépannage d'urgence, les dommages électriques et le bris de glace. Un relevé mené le 17 août 2026 sur les pages publiques de seize marques en donne l'état. Les statuts, pour lever toute ambiguïté de lecture : Macif, MAIF, MAAF et MMA IARD Assurances Mutuelles sont des sociétés d'assurance à forme mutuelle au sens du Code des assurances ; AXA France IARD, Allianz IARD et Generali IARD sont des sociétés anonymes ; April est un courtier, qui place le risque sans le porter.
Dépannage d'urgence, dommages électriques et bris de glace, marque par marque
| Marque (contrat, ou compagnie qui porte le risque) | Dépannage d'urgence | Dommages électriques | Bris de glace ou de vitres |
|---|---|---|---|
| MAAF (TEMPO Habitation) | Assistance dans les 4 formules ; la garantie Dépannage n'existe qu'en Confort +, souscriptible seulement en agence ou par téléphone, appareils de moins de 7 ans | Bâtiments et appareils, à partir de la formule Essentielle | Bris de vitres dès Essentielle : portes, fenêtres et fenêtres de toit, capteurs solaires, insert, four et plaque chauffante, véranda déclarée, équipements sanitaires |
| MMA (contrat Habitation) | Dépannage des installations inclus dans les 3 formules | Mobilier en Confort ou formule n° 3 ; appareils de moins de dix ans | Vitre immobilière au socle des 3 formules ; la vitre du mobilier attend Confort ou la formule n° 3 |
| Macif (Macif Habitation) | Dépannage d'urgence 24 heures sur 24 inclus dès la formule Économique, même hors sinistre | Installation électrique incluse dans les 3 formules ; appareils électriques à partir d'Équilibrée | Bris de vitres inclus dans les 3 formules |
| MAIF (AHA) | Assistance dépannage dès la Formule 1 : serrurerie, plomberie, électricité, chauffage | À partir de la Formule 2 | Bris de vitre immobilier dès la Formule 1 |
| AXA (Ma Maison) | Vendu en option : dépanneur agréé en moins de 4 heures, 300 € par intervention et 3 interventions par an, jusqu'à 1 000 € pour une plomberie extérieure et 2 000 € par an pour la surconsommation d'eau ; service indisponible en Corse | En option : surtension, foudre, mauvais fonctionnement électrique ; aucun plafond affiché | Bris des vitres en option ; casse intérieure en option également |
| Allianz (Allianz Habitation) | L'assistance elle-même est vendue en option, à 3 niveaux : biens et personnes, puis famille, puis artisans et téléconsultation | En option, cité dans un exemple tarifaire ; solution annoncée en 48 h par le service Appareils électriques opéré par Darty | Bris des glaces en option, niveau 1 (produits verriers, fenêtres, portes) ou niveau 2 (niveau 1 plus les appareils électriques et électroniques) |
| Generali (Generali Habitation) | Assistance incluse : dépannage, gardiennage, hébergement, avance de frais de première nécessité | En option : foudre, surtension, court-circuit, appareils de moins de 10 ans | Bris de glace au socle ; bris de glaces étendu en option (plaques de cuisson, aquariums, céramique des sanitaires) |
| April (aucune page produit) | Aucun | Aucun | Aucun |
| Crédit Agricole (Pacifica) | Assistance 24 heures sur 24 en cas de sinistre ou de dépannage ; perte de clés et porte claquée citées | Non affichés | Non affiché hors formule Jeune, où il n'apparaît que dans une mention légale |
| LCL (Pacifica, la même compagnie) | Assistance listée au contrat, 24 heures sur 24 dans le descriptif de la Formule confort | Non affichés | Bris de glace et vérandas dans les garanties essentielles |
| SG (Sogessur) | Assistance d'urgence dans les 5 formules ; serrurerie et plomberie à partir de Confort ; électroménager et audiovisuel en Optimale seule | Vendus avec la valeur à neuf jusqu'à 2 ans : inclus en Optimale, en option sur Confort, absents des trois autres formules | Non inclus en Initiale, inclus dans les quatre autres ; le bris de glaces sur les meubles n'existe qu'en Optimale |
| BoursoBank (Sogessur, la même compagnie que SG) | Assistance d'urgence incluse : fuite d'eau, clés perdues, panne de chauffage, 24 heures sur 24 | En option | En option |
| BNP Paribas (Cardif IARD) | Assistance 24 heures sur 24 même sans sinistre : plomberie, chauffage, serrurerie, électricité, menuiserie, vitrerie, maçonnerie, couverture — déplacement et première heure de main-d'œuvre pris en charge | En option, sur les appareils | Bris de vitres dans la ligne Dommages aux biens du socle |
| Crédit Mutuel (ACM IARD) | Assistance à domicile incluse ; Dépannage + en option : stores et volets, plomberie, électricité, chauffage, gaz, vitres et menuiseries | Accident d'ordre électrique au socle : foudre, surtension, sous-tension, canalisations et installations comprises | Bris de glace au socle, l'une des trois garanties de son argument |
| CIC (ACM IARD, le même produit) | Même assistance incluse ; Dépannage + en option : chaudière en panne, plomberie intérieure, volets électriques bloqués | Accident d'ordre électrique au socle : court-circuit, surtension, impact de foudre | Bris de glace au socle : vitre, baie vitrée |
| La Banque Postale (CNP Assurances IARD) | Assistance d'urgence dans les garanties essentielles, 24 heures sur 24 ; assistance au quotidien en option | En option | Cité en exemple des dommages causés à l'habitation, garantie essentielle |
Données relevées le 17 août 2026 sur les pages publiques des assureurs. Une page commerciale n'est pas un contrat : seuls les conditions générales et le document d'information produit font foi.
Ce que le dépannage d'urgence chiffre réellement
Une seule marque chiffre son dépannage, et c'est celle qui le vend à part. AXA annonce un dépanneur agréé en moins de quatre heures, 300 € par intervention et trois interventions par an, jusqu'à 1 000 € pour une plomberie extérieure de maison individuelle et 2 000 € par an pour la surconsommation d'eau consécutive à une fuite — ce dernier montant est le seul du relevé qui vise directement un dégât des eaux, et il répond à une facture que beaucoup découvrent après coup. Le Crédit Mutuel et le CIC vendent eux aussi un dépannage renforcé, Dépannage +, mais posé par-dessus une assistance déjà comprise, et sans en publier ni délai ni plafond. Allianz occupe une position à part : c'est l'assistance elle-même qui s'y achète, découpée en trois niveaux. Chez MAAF, la garantie Dépannage n'existe que dans la formule Confort +, qui ne se souscrit ni en ligne ni sans passer par une agence. Aucune marque, en dehors d'AXA, n'annonce de délai d'intervention.
Dommages électriques et bris de glace : deux voisins de l'incendie
Les dommages électriques sont la garantie la plus souvent vendue à part de tout le relevé, ce qui mérite d'être noté dans un article consacré à l'incendie : la surtension et l'impact de foudre en sont deux causes classiques. Ils ne figurent au socle que chez deux marques, le Crédit Mutuel et le CIC, qui en font leur argument central — leurs pages revendiquent trois garanties « trop souvent proposées uniquement en option ». Ils se paient en option chez AXA, Allianz, Generali, BoursoBank, BNP Paribas et La Banque Postale ; ils s'obtiennent par une montée en gamme chez MAAF, MMA, Macif, MAIF et SG ; ils ne sont pas affichés du tout au Crédit Agricole ni chez LCL. Deux marques bornent enfin l'âge des appareils couverts, à dix ans : MMA et Generali.
Le bris de glace suit une logique voisine, mais son intitulé trompe davantage. Chez MMA, la vitre immobilière est au socle des trois formules quand celle du mobilier attend la formule haute. Chez Allianz, passer du niveau 1 au niveau 2 ajoute les appareils électriques et électroniques à de simples produits verriers. Chez Generali, l'extension étendue ajoute les plaques de cuisson, les aquariums et la céramique des sanitaires. Chez SG, la garantie est absente de la formule Initiale, présente dans les quatre autres, et celle qui couvre les meubles n'existe qu'en Optimale. Deux contrats peuvent donc afficher la même ligne et ne pas remplacer les mêmes objets : c'est la liste des biens visés qui décide, jamais le titre de la garantie.
Ce que cette comparaison ne peut pas dire : aucune de ces seize marques ne publie le plafond de ses garanties de base, incendie et dégâts des eaux compris — les 1 263 € et 14 069 € de coût moyen vus plus haut ne rencontrent donc aucun plafond affiché en face. Le prix n'est pas comparable non plus : six marques sur seize n'en affichent aucun, et le tarif du Crédit Agricole est daté du 1er juin 2024 quand celui d'Allianz porte la date du 12 août 2026. Enfin, les niveaux ne se superposent pas : huit marques n'ont aucune formule packagée et vendent un contrat unique que l'on module garantie par garantie.
Quel budget, et quel recours en cas de refus ?
Reste la question que tout le monde se pose une fois le dossier ouvert : combien cela coûte, et que faire quand la proposition ne convient pas.
Une prime moyenne de 323 € hors taxes en 2025
La prime moyenne d'une multirisque habitation s'établit à 323 € hors taxes en 2025, en hausse de 7,8 % sur un an, après 299 € en 2024 et 262 € en 2021. Une part de cette progression est réglementaire : la surprime qui finance le régime des catastrophes naturelles est passée à 20 % au 1er janvier 2025 par l'arrêté du 22 décembre 2023. Aucun classement de tarifs par compagnie n'est publiable en France, faute de source publique : ce qui se compare utilement, ce sont les garanties, les franchises et les plafonds.
Aucun délai légal d'indemnisation hors catastrophe naturelle
Contrairement à une idée tenace, il n'existe aucune règle générale imposant un règlement sous trente jours. Les seuls délais opposables sont ceux du régime des catastrophes naturelles, ceux des accidents de la circulation, et ceux inscrits dans votre contrat. Sur un dégât des eaux ou un incendie ordinaire, c'est donc le contrat qui fait foi.
Réclamation, médiation, et deux ans pour agir
En cas de désaccord, adressez d'abord une réclamation écrite à votre assureur : sans elle, aucune médiation n'est recevable. Deux mois plus tard, avec ou sans réponse, vous pouvez saisir La Médiation de l'Assurance, à condition de ne pas dépasser un an après cette réclamation. La saisine est gratuite, la recevabilité notifiée sous trois semaines, et la proposition annoncée sous quatre-vingt-dix jours. Soyez lucide sur le calendrier : le médiateur indiquait le 16 août 2026 que l'assuré obtient sa réponse en sept mois et demi en moyenne, et sur 36 540 saisines reçues en 2024, 45 % seulement étaient recevables. Son avis ne s'impose pas aux parties, mais sa saisine suspend la prescription, ce qui est décisif quand on sait que toutes les actions dérivant d'un contrat d'assurance se prescrivent par deux ans.
Constituer votre réserve sinistre avec I am Beezy
Franchise contractuelle, recherche de fuite avancée, honoraires d'un expert d'assuré, hébergement pendant les travaux : même bien assuré, un sinistre laisse un reste à charge immédiat. C'est là qu'intervient I am Beezy, une application dans laquelle la consultation de vidéos, d'articles et de publicités produit un gain à chaque contenu, encaissé sur votre moyen de paiement habituel.
Un complément de 5 à 15 € par jour
C'est l'ordre de grandeur constaté selon votre régularité. Rapporté à un dégât des eaux moyen de 1 263 €, quelques mois suffisent à couvrir l'essentiel du reste à charge sans entamer votre épargne.
Une réserve à garder disponible
Sur un dégât des eaux, vous réglez souvent la recherche de fuite avant tout remboursement. Sur un incendie, les premières dépenses tombent dans les heures qui suivent. Une somme mobilisable immédiatement vaut mieux qu'un placement bloqué.
Les gestes qui font la différence sur chaque sinistre
Sur un dégât des eaux, agissez vite et par écrit : déclaration dans les cinq jours ouvrés au minimum, constat amiable même s'il n'est pas obligatoire, copie au propriétaire ou au syndic, et attente du passage de l'expert au-delà de 1 600 € de dommages avant toute remise en état. Sur un incendie, la bataille se joue en amont, dans les capitaux déclarés et les options de votre contrat, puisque le coût moyen dépasse 14 000 €. Dans les deux cas, conservez tout, datez tout, et n'hésitez pas à passer par la réclamation écrite puis la médiation, gratuite et suspensive de prescription. Pour disposer d'une réserve mobilisable le jour où le sinistre arrive, I am Beezy se met en place en quelques minutes et s'alimente au rythme qui vous convient.
