L’ONG Essor a ouvert le lundi 12 octobre 2026 à Brazzaville un échange Sud-Sud de cinq jours consacré à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes, rapportent Les Dépêches de Brazzaville. Des acteurs venus du Brésil, de Guinée-Bissau, du Mozambique, de France, du Tchad et du Congo y partagent leurs méthodes. Au cœur des travaux : le bilan d’Emateli, le projet d’Essor financé par l’Union européenne à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso.
Si tu as entre 17 et 35 ans et que tu cherches un métier, la question est simple : peux-tu encore en profiter ? Voici ce que disent les sources, ce qui reste flou, et à qui t’adresser.
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Que se passe-t-il cette semaine à Brazzaville ?
Un échange entre six pays
Selon Les Dépêches de Brazzaville, l’ONG et ses partenaires ont lancé les travaux le 12 octobre pour cinq jours, soit jusqu’à la fin de la semaine. Le but : partager les expériences entre les pays où Essor intervient et repérer les meilleures approches pour accompagner les populations vulnérables. Martine Claire Ngo Balogog, coordonnatrice pays d’Essor, a ouvert la rencontre en qualifiant la coopération Sud-Sud de « véritable accélérateur de compétences et d’innovations ».
Ce qui est au programme
D’après le quotidien, les participants travaillent sur les bureaux d’orientation et d’emploi, le parcours d’auto-emploi et la méthode de formation et d’insertion d’Essor. Ils doivent aussi réfléchir à l’autonomie des dispositifs d’accompagnement et au dialogue entre centres de formation, entreprises et pouvoirs publics. Une visite de terrain est prévue sur le site de formation et d’insertion professionnelle agricole d’Edden. Ces informations proviennent d’un seul média, repris tel quel par AllAfrica : aucun communiqué d’Essor sur cette semaine n’était en ligne le 14 octobre.
Emateli en bref : durée, villes et partenaires
Un projet de l’Union européenne arrivé à son terme
Sur sa page officielle, Essor présente Emateli, « Promotion de l’entrepreneuriat au Congo », comme un projet de 45 mois, d’octobre 2022 à mai 2026, financé par l’Union européenne. Les Dépêches de Brazzaville parlent, elles, d’un projet de trois ans. Les deux sources s’accordent sur les quatre villes et sur l’objectif : renforcer la société civile congolaise et bâtir un dispositif de formation et d’insertion professionnelle des jeunes. Essor y travaille avec le Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC) et AGRIDEV.
Les chiffres affichés par Essor
La page du projet annonce 1 200 jeunes formés, 500 jeunes accompagnés vers l’auto-emploi, 4 bureaux formation-emploi implantés, 12 centres de formation professionnelle et 22 organisations de la société civile impliqués. Elle ne précise pas s’il s’agit d’objectifs ou de résultats atteints : c’est justement ce que le bilan de cette semaine doit établir.
| Élément | Ce que disent les sources | Source |
|---|---|---|
| Porteur | ONG Essor, avec le FJEC et AGRIDEV | Essor |
| Financement | Union européenne | Essor, Les Dépêches de Brazzaville |
| Durée | 45 mois, d’octobre 2022 à mai 2026 (trois ans selon le quotidien) | Essor, Les Dépêches de Brazzaville |
| Villes | Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Ouesso | Essor, Les Dépêches de Brazzaville |
| Bureaux formation-emploi | 4 implantés | Essor |
| Jeunes formés | 1 200 (objectif ou résultat non précisé) | Essor |
| Jeunes en auto-emploi | 500 (objectif ou résultat non précisé) | Essor |
Qui peut en bénéficier et quels métiers sont enseignés ?
Des jeunes vulnérables de 17 à 35 ans
Le public visé est celui des jeunes vulnérables. Lors de l’ouverture du bureau formation-emploi de Dolisie, dans le quartier Lissanga, le 6 juillet 2024, un reportage repris par AllAfrica précisait que le projet accompagne les jeunes de 17 à 35 ans, et que les personnes hors de cette tranche d’âge sont tout de même accueillies et orientées. Ce bureau visait 200 jeunes de Dolisie et des environs. Aucun niveau scolaire minimum n’est publié.
Un parcours en quatre temps
Toujours selon ce reportage, le jeune s’inscrit, choisit un métier, puis suit une formation de trois à six mois, avant un stage pratique et un accompagnement. Les formateurs rencontrent aussi la famille à domicile avant l’entrée en formation. Sur son site, Essor décrit la même logique pour sa méthode générale : accueil et orientation au bureau, « formation humaine » (savoir-être recherché par les employeurs), formation professionnelle, puis aide à l’insertion avec CV, entretiens et projet d’auto-emploi.
Les métiers déjà évalués
Emateli couvre les métiers agricoles, para-agricoles et urbains, ainsi que l’entrepreneuriat. Pour avoir une idée plus concrète, Essor a publié le 5 août 2025 les résultats de ses formations au Congo, qui relèvent plus largement de sa démarche de formation et d’insertion professionnelle.
| Étape (2025) | Jeunes concernés | Métiers |
|---|---|---|
| Évaluations finales, fin juin | 103 jeunes, 91 % de présence | Pâtisserie, électricité, soudure, agro-transformation |
| Remise de certificats à Pointe-Noire | 59 jeunes certifiés | Coiffure, couture, électricité, maintenance informatique, secrétariat, hôtellerie |
| Forums de l’emploi à Pointe-Noire | 2 forums, une dizaine d’entreprises et de centres | Services, industrie, énergie |
Aucun taux d’insertion dans l’emploi n’est publié à ce jour.
Comment t’inscrire, et tenir pendant la formation avec I am Beezy
Ce qui n’est pas publié
Soyons clairs : ni Essor ni la presse n’ont publié de date de nouvelle session, de formulaire d’inscription ni de tarif. On ne sait pas si la formation est gratuite pour le jeune, ni si les bureaux de Brazzaville, Pointe-Noire et Ouesso accueillent encore de nouveaux inscrits maintenant que le projet européen est arrivé à son terme en mai 2026. Seule l’adresse du bureau de Dolisie, quartier Lissanga, a été rendue publique. Méfie-toi de toute personne qui te demanderait de l’argent pour « réserver une place ».
Pour savoir où en sont les inscriptions, écris à Essor (contact@essor-ong.org, l’adresse de son siège en France) ou rapproche-toi du FJEC. En parallèle, l’agence publique pour l’emploi reste une porte d’entrée : notre guide sur l’inscription à l’ACPE et celui pour chercher un emploi à Brazzaville détaillent les démarches.
Un revenu d’appoint pendant les mois de formation
Trois à six mois sans salaire, c’est long quand il faut payer le transport ou le matériel. Avec I am Beezy, chaque vidéo, article ou publicité consultée sur ton téléphone génère un gain, de l’ordre de 3 280 à 9 840 FCFA par jour, que tu reçois sur Airtel Money ou MTN MoMo. Tu le fais le soir ou entre deux cours, sans toucher à ton emploi du temps de formation.
Questions fréquentes sur Emateli au Congo
Emateli est-il encore ouvert aux inscriptions ?
Ce n’est pas confirmé. Selon la page officielle d’Essor, le projet s’est achevé en mai 2026, et l’échange de cette semaine sert à en faire le bilan. Aucune suite n’a été annoncée publiquement à la date du 14 octobre.
Combien coûte la formation ?
Aucun montant n’a été publié, ni gratuité affichée. Avant tout engagement, demande par écrit au bureau formation-emploi ou à Essor ce qui est pris en charge.
Essor a-t-il d’autres projets pour les jeunes au Congo ?
Oui. Son site présente le projet RELIEEF, financé par l’Agence française de développement jusqu’en décembre 2028 à Brazzaville et Pointe-Noire, qui vise à réduire les inégalités entre femmes et hommes dans la formation et l’insertion des jeunes.
Ce qu’il faut retenir
L’échange Sud-Sud ouvert le 12 octobre à Brazzaville tire le bilan d’Emateli, un projet tourné vers les jeunes de 17 à 35 ans et les métiers agricoles, para-agricoles et urbains, dans quatre villes du pays. Les modalités d’une éventuelle suite ne sont pas publiées : renseigne-toi directement auprès d’Essor, et garde un œil sur les conclusions de cette semaine. En attendant, pour mettre un peu d’argent de côté pendant tes démarches, pense à I am Beezy.
Sources : Les Dépêches de Brazzaville, Essor, page du projet Emateli, Essor, actualités de la formation au Congo