L’université Marien-Ngouabi (UMNG) de Brazzaville est en grève illimitée depuis le vendredi 9 octobre 2026. Le collège intersyndical de l’établissement l’a décidé le jeudi 8 octobre, au complexe universitaire Bayardelle, à l’expiration d’un préavis de 72 heures lancé le lundi 5 octobre. Le motif : sept mois de salaires impayés, selon les syndicats, soit août et septembre 2024, puis mai à septembre 2026.
Selon l’Agence congolaise d’information (ACI), Vox Congo et L’Horizon Africain, le mouvement touche toutes les facultés et instituts et entraîne l’arrêt des activités académiques comme de l’organisation des concours. Au 13 octobre, aucun des médias consultés ne rapporte de levée de la grève ni de réponse officielle du gouvernement à ce nouveau mouvement.
Pour les étudiants, une grève qui s’éternise, c’est aussi un budget qui s’allonge : loyer, transport, photocopies. En 2026, une application comme I am Beezy te permet de gagner environ 3 280 à 9 840 FCFA par jour en consultant des contenus sur ton téléphone, avec un retrait sur Airtel Money ou MTN MoMo.
La grève à l’université Marien-Ngouabi a-t-elle commencé ?
Du préavis du 5 octobre à la grève du 9 octobre
Oui. Le 5 octobre, trois syndicats réunis au siège du SYNESUP ont signé une déclaration valant préavis de grève de 72 heures, rapporte Œil d’Afrique : le SYNALU, le SYPENES et le SYNESUP. Le délai expirait le jeudi 8 octobre. Ce jour-là, l’assemblée générale de l’intersyndicale a constaté que rien n’avait bougé. « Pour l’essentiel, rien n’a été observé. Et c’est ce qui justifie la réunion d’aujourd’hui », a déclaré à l’ACI le président du collège intersyndical, M. Owonda.
Ce qui est confirmé au 13 octobre
La grève est générale et illimitée, avec, selon la déclaration citée par L’Horizon Africain, « arrêt de toutes les activités académiques et du processus académique des concours ». Les syndicats posent une seule condition de sortie : « Le travail ne reprendra que lorsque les revendications présentées trouveront satisfaction ». Aucune date de fin n’est donc fixée. Les médias consultés n’indiquent ni le taux de suivi ni la situation faculté par faculté : ces points restent à confirmer.
Ce que réclament les syndicats de l’UMNG
Sept mois de salaires en retard
Le cœur du conflit tient en une revendication : le paiement de l’ensemble des salaires dus aux agents de l’université, enseignants comme personnel administratif. Les syndicats en comptent sept, dont deux datent de 2024. Interrogé par l’ACI, M. Owonda souligne que ce retard tombe en pleine rentrée scolaire, quand les agents doivent payer la scolarité de leurs propres enfants. « Nous invitons le gouvernement à trouver d’autres solutions pour aller vers la résolution de ce problème éternel du non-paiement des salaires à l’université », a-t-il ajouté.
Être payés en même temps que la fonction publique
Deuxième demande : la « concomitance », c’est-à-dire le versement des salaires de l’université le même jour que ceux des autres agents de l’État. Les syndicats réclament aussi le règlement des heures diverses, ces heures complémentaires (travaux dirigés, encadrement, examens) restées impayées, et dénoncent des engagements du gouvernement non tenus.
| Revendication | Ce que demandent les syndicats | Rapporté par |
|---|---|---|
| Salaires en retard | Août et septembre 2024, mai à septembre 2026, soit sept mois | Les Dépêches de Brazzaville, Journal de Brazza, Œil d’Afrique |
| Concomitance | Salaires versés en même temps que ceux de la fonction publique | ACI, Vox Congo, L’Horizon Africain |
| Heures diverses | Paiement de toutes les heures complémentaires dues | Les Dépêches de Brazzaville, Vox Congo |
| Engagements de l’État | Respect des engagements pris par le gouvernement | ACI, Journal de Brazza |
Que répond le gouvernement ?
Des paiements annoncés en septembre
Le 7 septembre 2026, le gouvernement du Premier ministre Anatole Collinet Makosso avait reçu les syndicats de l’université au Palais des congrès, rapporte L’Horizon Africain. La Primature avait alors décrit sur sa page Facebook des échanges « jugés constructifs », débouchant sur des cahiers de charges, la poursuite des négociations et des « premiers paiements annoncés dans les prochains jours ». Selon le même journal, un deuxième versement promis avant la fin septembre n’a pas été effectué et les négociations n’ont pas repris.
Une université sans argent de fonctionnement
Côté rectorat, le président de l’université, le Pr Parisse Akouango, avait alerté les députés le 8 juillet 2026, selon Les Dépêches de Brazzaville : l’UMNG n’avait reçu « aucun franc » pour son fonctionnement depuis le début de l’année. La commission économie et finances de l’Assemblée nationale avait précisé que la part de l’université dans la taxe unique sur les salaires représentait environ 700 millions FCFA au budget 2026. À la date du 13 octobre, ni le ministère de l’Enseignement supérieur ni la présidence de l’université ne se sont exprimés publiquement sur la grève dans les médias consultés.
| Date | Événement |
|---|---|
| 17 novembre 2025 | L’intersyndicale déclenche une grève illimitée, déjà pour des arriérés de salaires |
| 23 décembre 2025 | Réunion avec la ministre Delphine Edith Emmanuel : trois des cinq mois réclamés sont payés |
| 23 juin 2026 | L’intersyndicale prévient qu’elle tiendra le gouvernement pour responsable de la prochaine grève |
| 8 juillet 2026 | Le président de l’université dit aux députés n’avoir reçu « aucun franc » de fonctionnement |
| 7 septembre 2026 | Rencontre gouvernement-syndicats au Palais des congrès, paiements annoncés |
| 5 octobre 2026 | Préavis de grève de 72 heures |
| 9 octobre 2026 | Début de la grève générale et illimitée |
Ce que la grève change pour les étudiants
Cours et concours suspendus
Concrètement, la grève arrête les cours dans toutes les facultés et instituts, ainsi que la préparation des concours d’entrée. L’Horizon Africain estime qu’elle « compromet la rentrée académique du 15 octobre » si le dialogue ne reprend pas. Aucune date de rattrapage ni nouveau calendrier n’a été annoncé à ce stade. En juillet, le président de l’université expliquait que les frais d’inscription étaient désormais encaissés directement par les banques pour couvrir le coût des examens : garde précieusement tes reçus bancaires.
Ce que tu peux faire en attendant
Suis les communiqués officiels de ta faculté et de l’université plutôt que les messages relayés sur WhatsApp, et vérifie chaque date de reprise annoncée auprès de ton secrétariat. Pour les démarches qui ne dépendent pas des cours, comme la constitution de ton dossier, notre guide de l’inscription à l’université Marien-Ngouabi détaille les pièces et les filières.
Si la reprise tarde, ton budget étudiant s’étire. Avec I am Beezy, tu regardes des vidéos, des articles ou des publicités sur ton téléphone et chaque consultation te rapporte un gain, retiré sur Airtel Money ou MTN MoMo : de quoi couvrir un trajet ou des photocopies pendant l’attente.
Questions fréquentes sur la grève à l’université Marien-Ngouabi
Jusqu’à quand va durer la grève ?
Personne ne le sait. La grève est illimitée et les syndicats conditionnent la reprise au paiement des salaires dus. Le précédent mouvement, lancé le 17 novembre 2025, n’était toujours pas levé le 5 janvier 2026, selon Les Dépêches de Brazzaville.
Qui est en grève ?
Le personnel de l’université représenté par le collège intersyndical, qui regroupe le SYNALU, le SYPENES et le SYNESUP. Les étudiants ne sont pas à l’origine du mouvement, mais ils en subissent les effets.
Combien de mois de salaires sont réclamés ?
Sept, selon l’intersyndicale : août et septembre 2024, puis mai, juin, juillet, août et septembre 2026. Le gouvernement n’a pas publié de chiffre contradictoire à ce jour.
Une grève de plus dans une crise qui dure
L’essentiel à retenir
Depuis le 9 octobre 2026, l’université Marien-Ngouabi est à l’arrêt : cours et concours suspendus, sept mois de salaires réclamés, et aucune réponse publique du gouvernement relevée au 13 octobre. Les prochains jours diront si les négociations du 7 septembre reprennent. D’ici là, garde un œil sur les communiqués officiels, et pour soulager ton budget pendant l’attente, tu peux t’inscrire gratuitement sur I am Beezy.
Sources : Agence congolaise d’information, Vox Congo, L’Horizon Africain