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Ma prime d'assurance a augmenté sans rien changer : ai-je le droit de partir ?

Passé la première année, vous résiliez à tout moment, sans pénalité, avec effet un mois après réception. Reste à comprendre d'où vient la hausse, ce qui se conteste vraiment, et ce qu'il faut vérifier avant de partir.

16/08/2026
11 min de lecture
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En bref

Votre avis d'échéance affiche un montant plus élevé que l'an dernier. Vous n'avez pas déménagé, pas déclaré de sinistre, pas changé de véhicule. C'est la question la plus posée du secteur, et elle appelle deux réponses distinctes : oui, vous pouvez partir, et non, toutes les hausses ne se contestent

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Votre avis d'échéance affiche un montant plus élevé que l'an dernier. Vous n'avez pas déménagé, pas déclaré de sinistre, pas changé de véhicule. C'est la question la plus posée du secteur, et elle appelle deux réponses distinctes : oui, vous pouvez partir, et non, toutes les hausses ne se contestent pas de la même façon.

Ce guide traite la hausse elle-même : d'où elle vient, ce qui peut être discuté, devant qui, et ce qu'il faut vérifier avant de basculer ailleurs. La mécanique du changement de contrat est traitée dans notre guide changer d'assurance sans rester non assuré, et n'est pas reprise ici. Vous verrez aussi comment une application de contenus rémunérés comme I am Beezy permet d'absorber une hausse le temps de trouver mieux.

D'où vient la hausse quand rien n'a changé chez vous

Avis d'échéance d'assurance ouvert sur une table avec une calculatrice, France 2026

Avant de contester, comprenez la structure de ce que vous payez. Une partie de votre cotisation ne dépend ni de votre profil ni de votre assureur : elle est fixée par arrêté et identique sur tout le territoire.

Une surprime légale, uniforme sur tout le territoire

Tout contrat d'assurance de dommages aux biens porte d'office la garantie des catastrophes naturelles. Vous ne l'avez pas souscrite : c'est une extension obligatoire, financée par une surprime à taux unique et réassurée par un réassureur public bénéficiant de la garantie de l'État. L'article A. 125-2 du Code des assurances, modifié par l'arrêté du 22 décembre 2023, fixe ce taux depuis le 1er janvier 2025 à 20 % des primes pour plusieurs catégories de contrats, et à 9 % des primes des garanties vol et incendie pour une autre.

Ce que ce taux ne vous dit pas encore

Le code désigne les contrats concernés par un numéro de catégorie d'opérations, et non par leur nom commercial. La correspondance entre ces numéros et les intitulés que vous connaissez — multirisque habitation, automobile — n'est pas établie dans la source que nous avons pu lire. Le taux et sa date sont certains, son rattachement à un contrat précis doit être demandé à votre assureur.

Ce qui relève au contraire de votre situation

Le reste dépend du risque assuré et des garanties choisies : revalorisation des capitaux garantis, modification de votre situation déclarée, évolution du coût des réparations. C'est cette part-là qui se discute, et elle se discute avec des éléments — ventilation de la cotisation, liste des garanties, franchises appliquées.

Passé la première année, pouvez-vous partir quand vous voulez ?

Personne préparant un courrier recommandé de résiliation de contrat d'assurance, France 2026

Oui. C'est la partie la plus solide du dossier, et elle ne dépend ni de votre compagnie, ni du motif que vous invoquez, ni de la hausse elle-même.

La règle, et la seule date qui compte

Depuis la première année de contrat, la résiliation est possible à tout moment, sans pénalité, avec effet un mois après réception de votre demande. Vous n'avez ni à motiver votre départ ni à attendre une échéance. Retenez le point de départ du délai : ni la date de votre décision, ni celle de l'envoi, mais celle de la réception par l'assureur.

Locataire : c'est le nouvel assureur qui transmet

Pour un locataire, la démarche est portée par le contrat que vous signez : c'est le nouvel assureur qui transmet la résiliation à l'ancien. Le même acteur tient les deux bouts de la chaîne, donc il a intérêt à ce que sa garantie démarre quand l'autre s'éteint. Encore faut-il lui fournir les références exactes du contrat à résilier.

Complémentaire santé : même liberté, deux exclusions à connaître

La loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019, entrée en application le 1er décembre 2020, a ouvert le même droit sur les contrats de complémentaire santé, étendu le 20 mars 2022 à ceux incluant une couverture perte d'autonomie. La résiliation est possible après un an à compter de la première souscription, sans frais ni pénalité, et « prend alors effet un mois après que l'assureur en a reçu notification ». Le nouvel organisme prend en charge les formalités. Deux catégories en sont exclues : les contrats comportant des garanties étrangères à la liste prévue, par exemple une assurance de dommages aux biens, et ceux qui ne comportent que des garanties de prévoyance.

Contester une hausse : ce qui se conteste et ce qui ne se conteste pas

C'est le point où beaucoup de lecteurs perdent du temps. Une hausse de prime n'est pas, en elle-même, un litige juridique : le prix d'un contrat d'assurance n'est pas réglementé. Ce qui se conteste, c'est l'exécution du contrat.

La frontière entre un désaccord de prix et un litige

Relèvent d'un litige contestable : une garantie facturée mais absente du contrat, une résiliation demandée et non prise en compte, un préavis mal calculé, un refus d'appliquer une clause, une indemnisation contestée. N'en relève pas le simple fait que la cotisation soit plus élevée que celle d'un concurrent. Dans ce second cas, le levier n'est pas le recours, c'est le départ.

La réclamation écrite, étape obligatoire

Aucun recours amiable n'est recevable sans elle. La charte de La Médiation de l'Assurance pose que le médiateur ne peut être saisi si le consommateur « n'a pas préalablement tenté de résoudre le litige directement auprès du professionnel par une réclamation écrite ». Deux bornes en découlent : la saisine devient possible deux mois après cette réclamation, qu'une réponse ait été reçue ou non, et irrecevable au-delà d'un an après elle.

La médiation : gratuite, et plus lente que ce qu'elle annonce

La saisine est gratuite, aucun frais ni honoraire n'étant dû par le consommateur. Le médiateur notifie la recevabilité sous trois semaines, puis la proposition de solution est adressée aux parties dans les quatre-vingt-dix jours au plus tard. La réalité affichée par l'organisme lui-même est plus longue : sa page d'accueil, consultée le 16 août 2026, indique que « l'assuré qui nous saisit obtient sa réponse en 7 mois et demi en moyenne ». En 2024, il a reçu 36 540 saisines, dont 45 % jugées recevables, pour 6 493 propositions et 3 641 règlements amiables. L'avis n'est pas contraignant, mais la saisine suspend la prescription.

Deux ans pour agir, et une exception

L'article L. 114-1 du Code des assurances est net : « toutes actions dérivant d'un contrat d'assurance sont prescrites par deux ans à compter de l'événement qui y donne naissance ». Le point de départ est l'événement, pas la découverte du désaccord. Une dérogation, issue de la loi du 28 décembre 2021 : la prescription est portée à cinq ans pour les dommages résultant de mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse-réhydratation des sols reconnus catastrophe naturelle.

ÉtapeCondition d'accèsDélaiPortée
Réclamation écrite à l'assureurAucunePoint de départ des autres délaisObligatoire avant toute médiation
Saisine du médiateur2 mois après la réclamation, moins d'un an après elleRecevabilité notifiée sous 3 semainesGratuite, suspend la prescription
Proposition de solutionDossier déclaré recevable90 jours annoncés, 7 mois et demi en moyenne constatéeAvis non contraignant
Action en justiceOuverte à tout momentPrescription de 2 ans, 5 ans pour la sécheresse reconnueDécision opposable

Vérifier les garanties avant de partir, et pas seulement le prix

Comparaison de deux jeux de conditions générales d'assurance posés côte à côte, France 2026

Une cotisation plus basse chez un concurrent n'est une bonne affaire que si le contrat couvre la même chose. Quatre points suffisent à vérifier la comparabilité, et ils se lisent tous dans les conditions générales.

Point à comparerFixé par la loiFixé par le contrat
Franchise en catastrophe naturelle380 €, 1 520 € en sécheresse, 380 € par véhiculeRien, elle ne peut pas être rachetée
Franchise sur les autres sinistresRienLe montant, garantie par garantie
Vétusté et valeur à neufRien, aucune définition légaleTout, y compris l'existence de l'option
Honoraires d'expertiseExpert de l'assureur à sa charge, tierce expertise partagéeUne garantie « honoraires d'expert », si elle existe

Les franchises : celle qui se négocie et celle qui ne se négocie pas

La franchise contractuelle se discute : c'est un curseur entre la cotisation et le reste à charge. La franchise légale des catastrophes naturelles, elle, est fixée par arrêté et reste intégralement à votre charge : 380 € par événement pour une habitation, 1 520 € pour les dommages imputables à un mouvement de terrain consécutif à un phénomène de sécheresse-réhydratation du sol, et 380 € par véhicule endommagé. Une nouveauté datée : la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 a inséré dans l'article L. 125-2 le principe selon lequel les franchises « ne s'appliquent qu'une seule fois en cas de succession d'aléas naturels sur une période courte, selon des modalités définies par décret ». Le décret qui définira cette période courte n'a pas été identifié.

Valeur d'usage ou valeur à neuf

C'est l'écart le plus fréquent entre deux contrats de prix différents. Aucun texte du Code des assurances ne définit la vétusté ni n'impose une garantie « valeur à neuf » : ces notions sont contractuelles de bout en bout, et aucun pourcentage n'est publié par une source officielle. Lisez la clause, pas la plaquette.

Les honoraires d'expertise, le poste que personne ne compare

La fiche F3075 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 22 avril 2026, pose la règle : c'est l'assureur qui choisit et qui paie l'expert qu'il désigne. Si vous contestez ses conclusions, vous pouvez demander une contre-expertise, mais « c'est vous qui devez prendre en charge ses honoraires ». En cas de troisième expert, désigné d'un commun accord ou par le président du tribunal, les frais sont partagés.

Le bon ordre de grandeur

Pour arbitrer entre une cotisation et une franchise, gardez en tête ce que coûtent les sinistres. En 2025, selon L'assurance française — Données clés 2025 de France Assureurs, le dégât des eaux affichait 35,6 pour mille contrats pour un coût moyen de 1 263 €, quand l'incendie affichait 3,5 pour mille pour 14 069 € (pages 77 et 78). Un contrat se juge sur le sinistre rare et lourd, pas sur celui que l'on redoute le plus souvent.

Existe-t-il un comparateur officiel des assurances en France ?

Non, et c'est une particularité du secteur qu'il vaut mieux connaître avant de chercher.

Ce qui existe ailleurs et pas ici

Plusieurs marchés français disposent d'un comparateur public : le médiateur national de l'énergie, autorité publique indépendante sans lien financier avec les fournisseurs, édite le comparateur d'offres d'électricité et de gaz ; prix-carburants.gouv.fr publie les prix station par station ; tarifs-bancaires.gouv.fr compare une treizaine de lignes de frais bancaires. L'assurance n'a aucun équivalent.

Ce qui reste utilisable

Un appui associatif existe, celui de l'UFC-Que Choisir, qui couvre notamment l'habitation et la complémentaire santé. Pour le reste, l'outil le plus fiable est celui que vous avez déjà : vos conditions générales et celles du contrat concurrent. Vous pouvez aussi vérifier l'exposition de votre logement sur Géorisques, service public gratuit du ministère de la Transition écologique avec le BRGM.

Pourquoi aucun classement d'assureurs n'est publiable

Aucune part de marché d'assureur n'est publiée par une source primaire française accessible, et aucune statistique publique ne compare les délais de règlement par compagnie. Un classement des meilleures assurances serait invérifiable de bout en bout : comparez des clauses, pas des réputations.

Amortir une hausse de cotisation avec I am Beezy

Entre le moment où vous décidez de partir et celui où le nouveau contrat prend effet, il s'écoule au minimum un mois, souvent une échéance. I am Beezy est une application où vous consultez des contenus — vidéos, articles, publicités — et où chaque consultation génère un gain, crédité sur votre moyen de paiement habituel. C'est ce qui permet de choisir sur les garanties plutôt que sur l'urgence.

Un appoint sans matériel ni engagement

Pas de stock, pas de client à démarcher, pas d'horaire imposé : vous consultez depuis votre téléphone quand vous avez cinq minutes. La fourchette observée sur le corpus va de 5 à 15 € par jour, en euros, sans conversion à faire puisque la France est en zone euro. Placez ce complément sur l'échéance en cours, pas sur une dépense nouvelle : l'objectif est de vous laisser le temps de lire deux jeux de conditions générales au calme.

Ce qu'il faut retenir avant d'écrire à votre assureur

Une hausse ne se conteste pas comme un refus d'indemnisation. Commencez par demander par écrit la ventilation de votre cotisation et la catégorie retenue pour la surprime des catastrophes naturelles : une part de la hausse peut être réglementaire et non négociable. Si le désaccord porte sur l'exécution du contrat, la réclamation écrite ouvre la voie de la médiation, gratuite, qui suspend la prescription de deux ans — cinq ans pour les dommages de sécheresse reconnus catastrophe naturelle. S'il porte sur le prix, ne cherchez pas de recours : passé la première année, vous partez à tout moment, sans pénalité, avec effet un mois après réception, et pour un locataire c'est le nouvel assureur qui transmet.

Avant de signer ailleurs, comparez les franchises, la clause de valeur à neuf, la prise en charge des honoraires d'expert et l'étendue des garanties, jamais la seule cotisation. Si c'est le décalage de trésorerie qui vous pousse à décider vite, un complément régulier avec I am Beezy vous rend le temps de choisir sur le fond.

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