Le Conseil des ministres réuni le mercredi 14 octobre 2026 au Palais du Peuple, à Brazzaville, sous la présidence de Denis Sassou N’Guesso, a adopté deux textes qui touchent directement la forêt congolaise. Présentés par Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière, il s’agit d’un projet de loi qui crée l’Agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation (ACPFEI), et d’un décret qui fixe le cahier des charges général des conventions et permis forestiers.
Le projet de loi part maintenant au Parlement, qui doit l’examiner et l’adopter ; aucune date d’examen n’a été annoncée à ce jour. Le décret, lui, a été adopté en Conseil. En clair : le contrôle du bois qui entre et qui sort du pays change d’outil, et les forêts de l’État seront attribuées par appel d’offres publié au Journal officiel, avec des obligations écrites envers les communautés locales.
Que tu travailles dans la filière bois, que tu vives près d’une concession ou que tu suives simplement l’avenir des forêts du pays, ces textes te concernent. Et si tu cherches un revenu d’appoint en parallèle, des applications comme I am Beezy te permettent de gagner environ 3 280 à 9 840 FCFA par jour en consultant des vidéos, des articles et des publicités sur ton téléphone, avec un retrait sur Airtel Money ou MTN MoMo.
Que change la nouvelle agence de contrôle des produits forestiers ?
L’ACPFEI remplace le SCPFE
Jusqu’ici, le contrôle du bois exporté relevait du Service de contrôle des produits forestiers à l’exportation (SCPFE). Ce service a été créé par la loi n° 16-2000 du 20 novembre 2000 portant code forestier, et organisé par un décret de 2002. Selon les comptes rendus du Conseil, il présentait des faiblesses et devait être réformé, à la fois à cause du nouveau code forestier et de la loi du 17 décembre 2024 sur les établissements publics administratifs.
La future agence aura un champ plus large que l’ancien service : son nom l’indique, elle contrôlera les produits forestiers à l’exportation, mais aussi à l’importation.
Trois exigences à intégrer
Le texte doit faire entrer dans le contrôle trois engagements déjà pris par le pays : les exigences de l’Accord de partenariat volontaire (APV) relatif à l’application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux ; l’interdiction d’exporter le bois sous forme de grumes, c’est-à-dire de troncs non transformés ; et les normes d’exploitation à impact réduit. Le projet de loi créant l’ACPFEI a été approuvé le 14 octobre 2026 et transmis au Parlement.
Ancien service, nouvelle agence : ce qui bouge
Un établissement adapté au code forestier de 2020
Le Congo s’est doté d’un nouveau code forestier en 2020. Le gouvernement explique que l’ancien service, conçu sous le code de 2000, n’était plus adapté à ce cadre. La création d’une agence vise, selon les deux comptes rendus, à mieux contrôler les produits forestiers et à promouvoir une exploitation responsable et durable.
Ce qui reste à préciser
Les comptes rendus du Conseil ne donnent ni le budget de la future agence, ni son organigramme, ni la date de son entrée en fonction. Tout dépendra du vote du Parlement puis des textes d’application. Méfie-toi donc des annonces de recrutement « à l’ACPFEI » qui circuleraient avant la promulgation de la loi.
| Point | SCPFE (ancien service) | ACPFEI (projet de loi) |
|---|---|---|
| Texte de création | Loi n° 16-2000 du 20 novembre 2000, décret de 2002 | Projet de loi adopté en Conseil le 14 octobre 2026 |
| Champ | Produits forestiers à l’exportation | Produits forestiers à l’exportation et à l’importation |
| Cadre de référence | Code forestier de 2000 | Code forestier de 2020, loi du 17 décembre 2024 |
| Exigences ajoutées | — | APV, interdiction des grumes, exploitation à impact réduit |
| Étape suivante | — | Examen et adoption par le Parlement |
Comment les forêts de l’État seront-elles attribuées désormais ?
Un appel d’offres publié au Journal officiel
Le décret adopté le 14 octobre applique le code forestier de 2020, qui exige un cahier des charges général pour les concessions du domaine forestier de l’État. Il fixe le contenu de ce cahier des charges, les conditions d’attribution et de conclusion des conventions et permis, et les règles d’exercice des activités forestières.
La procédure est désormais écrite : le ministre chargé des forêts lance un appel d’offres par arrêté, publié au Journal officiel. Les candidats ont trois mois pour déposer leur dossier. Une commission forestière présidée par le ministre examine ensuite les candidatures.
Les critères de sélection
Les comptes rendus citent quatre principes : la mise en concurrence, la publicité, l’objectivité de l’examen des dossiers et l’évaluation des capacités techniques, financières et environnementales des candidats. Pour toi, le changement le plus concret est la publicité : un appel d’offres publié au Journal officiel est consultable par tous, et non réservé aux initiés.
| Étape | Qui | Ce que prévoit le décret |
|---|---|---|
| 1. Lancement | Ministre chargé des forêts | Appel d’offres par arrêté, publié au Journal officiel |
| 2. Candidature | Entreprises candidates | Dépôt du dossier dans un délai de trois mois |
| 3. Examen | Commission forestière présidée par le ministre | Analyse des capacités techniques, financières et environnementales |
| 4. Exploitation | Titulaire retenu | Plan d’aménagement, protection des écosystèmes, normes environnementales, développement local |
Ce que la réforme forestière change pour toi, et comment compléter tes revenus avec I am Beezy
Si tu vis près d’une concession
Le cahier des charges général fixe les obligations du titulaire : élaborer un plan d’aménagement, préserver les écosystèmes, respecter les normes environnementales et contribuer au développement local. L’État, de son côté, s’engage à un appui institutionnel. Ces obligations sont désormais écrites dans un texte commun à toutes les concessions : si tu habites un village voisin d’un chantier forestier, c’est sur elles que ta communauté peut s’appuyer pour demander des comptes.
Si tu travailles dans le bois, garde en tête l’interdiction d’exporter des grumes, rappelée par le projet de loi : la valeur se crée dans la transformation sur place, en scierie et en menuiserie.
Un revenu d’appoint en attendant
Les effets de la réforme sur l’emploi ne sont pas chiffrés à ce jour. En attendant, tu peux compléter ton budget avec I am Beezy : tu consultes des contenus (vidéos, articles, publicités) et chaque consultation rapporte des gains. Les utilisateurs actifs au Congo rapportent environ 3 280 à 9 840 FCFA par jour, versés sur Airtel Money ou MTN MoMo.
Questions fréquentes sur la réforme forestière au Congo
L’ACPFEI existe-t-elle déjà ?
Non. Le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi qui la crée, puis l’a transmis au Parlement. Elle n’existera qu’après le vote de la loi et sa promulgation.
Le décret sur les conventions et permis forestiers est-il en vigueur ?
Il a été adopté en Conseil des ministres le 14 octobre 2026. Son numéro et sa date de publication au Journal officiel ne sont pas encore connus : surveille le site du Secrétariat général du gouvernement, qui publie le Journal officiel.
Où voir les futurs appels d’offres forestiers ?
Au Journal officiel de la République du Congo, puisque le décret prévoit leur publication par arrêté du ministre chargé des forêts. Les entreprises disposeront de trois mois à compter du lancement pour candidater.
En résumé : un contrôle du bois réformé et des forêts attribuées au grand jour
Ce qu’il faut retenir
Le 14 octobre 2026, le gouvernement a adopté un projet de loi qui remplace le SCPFE par l’ACPFEI, désormais attendu au Parlement, et un décret qui fait de l’appel d’offres publié au Journal officiel la règle pour attribuer les conventions et permis forestiers. Reste à connaître la date du vote et les premiers appels d’offres. Et pour arrondir tes fins de mois pendant ce temps, l’inscription sur I am Beezy est gratuite.
Sources : Journal de Brazza, Les Dépêches de Brazzaville, Journal de Brazza (compte rendu du Conseil)