Le bureau tient dans une chambre, l’atelier dans le garage, le studio dans le salon. Des millions de logements abritent aujourd’hui une activité qui n’a jamais été signalée à l’assureur, parce que personne n’a vu ce qu’il y avait à signaler : on n’a rien changé au logement, on y a seulement installé un ordinateur et deux étagères.
C’est pourtant à cet endroit précis que le contrat cesse de vous suivre. Une multirisque habitation décrit un usage d’habitation, et elle en tire toutes ses garanties — les biens couverts, la responsabilité civile, la franchise en cas de catastrophe naturelle. L’activité professionnelle est la ligne de partage.
Un revenu d’appoint aide à financer le matériel et les garanties qui vont avec. I am Beezy rémunère la consultation de contenus — vidéos, articles, publicités — de l’ordre de 5 à 15 € par jour selon le temps qu’on y passe, crédités sur le moyen de paiement habituel de l’utilisateur.
Ce que votre contrat habitation assure vraiment
Avant de chercher ce qui manque, il faut savoir ce que vous avez déjà. Trois éléments structurent n’importe quelle multirisque habitation : les biens, la responsabilité civile de la vie privée, et un jeu de garanties déclenchées par des événements nommés.
Une couverture écrite pour la vie privée
La responsabilité civile d’un contrat habitation répare les dommages que vous, vos proches et vos biens causez à autrui dans le cadre de la vie privée. Le mot compte. Un dommage causé dans l’exercice d’une activité professionnelle en sort, et relève d’une responsabilité civile professionnelle, contrat distinct souscrit à part. Un même accident change donc de contrat selon la casquette que vous portiez à ce moment-là.
Qui doit s’assurer, et qui ne le doit pas
L’assurance habitation est obligatoire pour le locataire et, au minimum en responsabilité civile, pour le copropriétaire. Elle ne l’est pas pour le propriétaire occupant d’une maison individuelle (service-public.gouv.fr, fiches F2591 et F19083). Rappel utile pour la suite : passé la première année de contrat, la résiliation est possible à tout moment, sans pénalité, avec effet un mois après réception — et pour un locataire, c’est le nouvel assureur qui transmet la résiliation. Vous n’êtes donc jamais enfermé jusqu’à l’échéance si le contrat s’avère mal calibré.
Ce qu’aucun comparateur ne vous dira
Il n’existe pas, en France, de comparateur public officiel des contrats d’assurance, contrairement à ce qui existe pour l’énergie chez le médiateur national de l’énergie, pour le carburant sur prix-carburants.gouv.fr ou pour les frais bancaires sur tarifs-bancaires.gouv.fr. Ce que vous pouvez comparer vous-même, en revanche, tient en trois lignes de vos conditions particulières : l’usage déclaré du logement, le capital mobilier assuré, et le mode d’indemnisation retenu. Ce sont ces trois lignes, et non le montant en bas de page, qui décident de ce que vous toucherez.
Votre matériel professionnel est-il couvert ?
C’est la première question concrète, et la réponse dépend moins des garanties souscrites que de la valeur que vous avez déclarée à la souscription.
La règle proportionnelle de capitaux, article L. 121-5
Le Code des assurances est explicite : « S’il résulte des estimations que la valeur de la chose assurée excède au jour du sinistre la somme garantie, l’assuré est considéré comme restant son propre assureur » « pour l’excédent, et supporte, en conséquence, une part proportionnelle du dommage, sauf convention contraire ». Trois conséquences en découlent. La valeur s’apprécie au jour du sinistre, pas à la souscription : un capital exact il y a huit ans peut être devenu insuffisant. La règle joue de plein droit — « sauf convention contraire » signifie qu’il faut une clause pour l’écarter, pas pour l’appliquer. Enfin, ce n’est pas une sanction mais un partage : l’indemnité est réduite, elle n’est pas supprimée.
Valeur d’usage, valeur à neuf
Un bien indemnisé en valeur d’usage l’est à hauteur de sa valeur de remplacement diminuée de sa vétusté. La garantie « valeur à neuf » est une option du contrat, pas un droit. Aucun texte officiel ne définit la vétusté ni n’en fixe le niveau : tous les taux qui circulent viennent de documents commerciaux. La seule source qui fasse foi pour vous est le texte de vos conditions générales, à la ligne « mode d’indemnisation ».
| Garantie de la multirisque habitation | Fréquence en 2025 | Coût moyen en 2025 |
|---|---|---|
| Dégât des eaux | 35,6 ‰ | 1 263 € |
| Tempête, grêle, neige | 8,3 ‰ | 3 343 € |
| Responsabilité civile | 8,1 ‰ | 1 635 € |
| Vol | 7,4 ‰ | 2 093 € |
| Bris de glaces | 6,6 ‰ | 576 € |
| Incendie | 3,5 ‰ | 14 069 € |
Source : France Assureurs, Données clés 2025, p. 77 et 78. La lecture utile tient en une phrase : le dégât des eaux est fréquent et modeste, l’incendie est rare et ruineux. Un poste de travail, un stock ou un atelier installés à domicile pèsent surtout sur la seconde colonne.
Recevoir des clients chez soi : qu’est-ce qui bascule ?
Tant que personne d’extérieur ne franchit la porte pour une raison professionnelle, l’écart entre l’usage déclaré et l’usage réel reste discret. L’accueil de public le rend visible, et coûteux.
La responsabilité civile de la vie privée a une frontière
Un client qui glisse dans votre escalier n’est pas un visiteur privé : il est venu pour une prestation que vous vendez. Le dommage relève alors de votre activité, donc d’une responsabilité civile professionnelle, et non de la garantie du contrat habitation. Le raisonnement vaut aussi pour un livreur, un stagiaire ou un fournisseur reçu à votre domicile.
Le bail et le règlement de copropriété
Avant même l’assurance, vérifiez que l’exercice d’une activité professionnelle est permis dans le logement : votre bail, s’il s’agit d’une location, et le règlement de copropriété fixent ce qui est autorisé. Un assureur informé d’un usage que le bail interdit ne vous couvrira pas davantage — et vous aurez signalé la difficulté à deux endroits à la fois.
Ce que l’usage professionnel change à la franchise
La garantie « catastrophes naturelles » est attachée d’office à tout contrat d’assurance de dommages aux biens, et sa franchise est fixée par arrêté. Pour une habitation et tout autre bien à usage non professionnel, l’article A. 125-6 du Code des assurances la fixe à 380 € par événement, portée à 1 520 € pour les mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse-réhydratation du sol. Pour les biens à usage professionnel, l’article A. 125-6-2 retient 10 % des dommages matériels directs non assurables, par établissement et par événement, avec un minimum de 1 140 € — 3 050 € pour la sécheresse. Une garantie de perte d’exploitation, quand elle existe, comporte pour sa part une franchise d’au moins 1 140 €, l’assuré conservant à sa charge l’équivalent de trois jours ouvrés d’interruption. Le même sinistre ne coûte donc pas la même chose selon la qualification retenue pour vos locaux.
Ne pas déclarer l’usage réel : ce que dit le Code des assurances
Beaucoup de gens redoutent une résiliation et se taisent. C’est exactement l’inverse qu’il faut faire, et le texte explique pourquoi.
La règle proportionnelle de prime, article L. 113-9
Quand le risque a été omis ou déclaré de manière inexacte, sans que la mauvaise foi soit établie, l’indemnité est réduite « en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues si les risques avaient été complètement et exactement déclarés ». Autrement dit, vous êtes indemnisé, mais amputé de l’écart entre ce que vous avez payé et ce que vous auriez dû payer.
Si l’assureur le découvre avant le sinistre
Deux issues seulement, et aucune n’est catastrophique. L’assureur peut maintenir le contrat contre une majoration de prime que vous acceptez. Ou il peut le résilier dix jours après notification par lettre recommandée, en restituant la portion de prime correspondant à la période non couverte. Vous disposez alors du temps de vous réassurer ailleurs, ce qui n’est pas le cas si la découverte intervient après le sinistre.
Comment déclarer, et sous quelle forme
La déclaration de circonstances nouvelles en cours de contrat se fait « par lettre recommandée ou par envoi recommandé électronique » (article L. 113-2 du Code des assurances). Décrivez l’activité, la surface qu’elle occupe, la valeur du matériel professionnel, et précisez si vous recevez du public. Conservez la preuve d’envoi : c’est elle qui vous protège le jour où l’on vous opposera une omission.
| Règle proportionnelle de capitaux | Règle proportionnelle de prime | |
|---|---|---|
| Texte | Article L. 121-5 | Article L. 113-9 |
| Ce qui la déclenche | Capital assuré inférieur à la valeur réelle du bien au jour du sinistre | Omission ou déclaration inexacte du risque, de bonne foi |
| Effet | Indemnité réduite dans le rapport capital assuré sur valeur réelle | Indemnité réduite dans le rapport des primes |
| Découverte avant sinistre | Sans objet | Majoration acceptée, ou résiliation dix jours après notification |
Équiper son bureau à domicile avec I am Beezy
Remonter un capital mobilier sous-déclaré, ajouter une garantie ou remplacer un équipement suppose de dégager quelques dizaines d’euros sans les prendre sur le budget du foyer. I am Beezy verse un gain à chaque consultation de contenus et le crédite sur le moyen de paiement local de l’utilisateur, de l’ordre de 5 à 15 € par jour en euros, sans conversion à faire en France.
Un appoint qui se cumule avec une activité déclarée
Le mécanisme ne dépend ni d’un client ni d’une commande : il tient au temps passé sur l’application. C’est ce qui le rend utile en complément d’une activité à domicile dont les entrées sont irrégulières.
Les seuils à garder en tête
Si vos revenus d’activité augmentent, trois seuils 2026 comptent. Le régime micro s’applique jusqu’à 83 600 € de recettes pour les prestations de services et les activités libérales. L’abattement forfaitaire du micro-BNC est de 34 %, son montant ne pouvant pas être inférieur à 305 € — c’est un plancher d’abattement, en aucun cas un seuil de déclaration. Enfin, la franchise en base de TVA cesse à 37 500 €, avec un seuil majoré à 41 250 €.
Si le sinistre est déjà arrivé
Trois réflexes valent mieux qu’une longue lecture. Déclarez vite : le contrat fixe le délai, mais la loi lui impose un plancher de cinq jours ouvrés, ramené à deux jours ouvrés en cas de vol (article L. 113-2). Sachez aussi qu’une déclaration tardive ne vous fait pas automatiquement perdre vos droits : la déchéance ne peut être opposée que si le contrat la prévoit et si l’assureur établit que le retard lui a causé un préjudice, jamais en cas de force majeure. Enfin, en dégât des eaux, l’assureur ordonne une expertise si le dommage dépasse 1 600 € (service-public.gouv.fr, fiche F1352).
L’expertise mérite un mot, car son économie est mal connue. L’expert est choisi et payé par l’assureur. Si ses conclusions ne vous conviennent pas, vous pouvez demander une contre-expertise, mais en faisant appel à un autre expert dont vous prenez les honoraires à votre charge ; en cas de troisième expert, les frais sont partagés, et à défaut d’accord sur son nom, il est désigné par le président du tribunal (fiche F3075). Gardez enfin en tête la prescription : toutes les actions dérivant d’un contrat d’assurance sont prescrites par deux ans à compter de l’événement qui y donne naissance (article L. 114-1). Relisez ce soir quatre lignes de vos conditions particulières — l’usage déclaré du logement, le capital mobilier, le mode d’indemnisation, la franchise — et corrigez ce qui a bougé. Pour financer l’écart sans arbitrer contre autre chose, I am Beezy constitue un appoint quotidien à activer depuis votre téléphone.
