Le samedi 3 octobre 2026, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant l'athénée royal Jean Absil, à Etterbeek, à l'appel du collectif d'enseignants Mars Attacks!, selon la RTBF, La Libre et L'Avenir. Elles ont réclamé la démission de Valérie Glatigny (MR), ministre de l'Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, au moment où s'ouvrait à l'intérieur le premier panel de Lab'École, la consultation des enseignants lancée par la ministre. La ministre a invité les manifestants à venir y prendre part.
Le même jour, Le Soir a publié un article titré « La parole aux enseignants, pour un marché public à 400.000 euros », consacré à cette consultation. Ces deux titres sont remontés en tête des recherches en Belgique. Ils s'inscrivent dans un conflit ouvert depuis le printemps entre le secteur et le gouvernement MR-Engagés, avec un préavis syndical qui court jusqu'au vendredi 16 octobre.
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Que s'est-il passé samedi à Etterbeek ?
Le rassemblement de Mars Attacks!
Les manifestants ont affiché des pancartes et tracé à la craie des slogans, dont « Tu casses tout, casse-toi » et « L'éducation est un droit », rapportent la RTBF, BX1 et L'Avenir. Mathieu Hovine, professeur de sciences à l'Institut Saint-Dominique de Schaerbeek et membre du collectif, reproche au dispositif de contourner les syndicats et d'écarter les préoccupations des enseignants, en particulier sur le décret-programme 2. Il a déclaré, selon L'Avenir et la RTBF : « Elle ne nous représente plus. Elle est déconnectée du terrain. » Le collectif demande un refinancement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la démission de la ministre.
Des élus locaux Ecolo et PTB étaient présents, selon la DH et L'Avenir. Certains manifestants disent avoir tenté de s'inscrire au panel sans succès.
La réponse de Valérie Glatigny
Venue ouvrir la séance, la ministre a invité les protestataires à participer : « Je leur dis : franchissez la porte », a-t-elle déclaré selon L'Avenir. Selon BX1, l'objectif est de « prendre en compte ce qui est dit ici pour le transformer en propositions concrètes ». Mathieu Hovine a décliné, craignant que la participation du collectif serve à justifier des décisions déjà prises. Le cabinet indique avoir envoyé 120.000 courriels pour inviter les personnes concernées, rapportent la DH et BX1.
Lab'École : la consultation et son marché public
Ce que prévoit le dispositif
La ministre avait annoncé le 9 juillet, selon La Libre, une série de réunions destinées à rencontrer 1.000 enseignants à partir d'octobre ; RTL Info titrait le 24 août sur un « lab » réunissant 1.000 professeurs. Le premier panel a réuni une cinquantaine d'enseignants. Les groupes travaillent sur l'apprentissage, l'intelligence artificielle et la simplification administrative.
| Lab'École | Ce qui est annoncé | Source |
|---|---|---|
| Premier panel | Samedi 3 octobre 2026, athénée royal Jean Absil (Etterbeek), une cinquantaine d'enseignants | RTBF, L'Avenir, DH |
| Nombre de panels | Dix, jusqu'en décembre 2026 | RTBF, BX1 |
| Objectif de participation | 1.000 enseignants | La Libre, RTL Info |
| Invitations | 120.000 courriels envoyés, selon le cabinet | DH, BX1 |
| Thèmes | Apprentissage, intelligence artificielle, simplification administrative | RTBF, DH |
| Sommet final | Vendredi 23 janvier 2027, sommet collaboratif | RTBF, L'Avenir, BX1 |
| Coût | Marché public de 400.000 euros, selon le titre du Soir | Le Soir |
Le montant de 400.000 euros
Le chiffre provient du titre d'un article du Soir publié le 3 octobre. Les autres médias consultés (RTBF, La Libre, DH, L'Avenir, BX1) ne le mentionnent pas, et nous n'avons pas pu vérifier le contenu du marché ni l'identité du prestataire. Le montant reste donc à ce stade attribué au seul Soir ; le cabinet ne l'a pas commenté dans les sources que nous avons consultées.
Pourquoi les enseignants sont-ils en colère contre la ministre ?
Le décret-programme et les deux heures de cours en plus
Le décret-programme défendu en juin par Valérie Glatigny et Elisabeth Degryse (Les Engagés) prévoit 306 millions d'euros d'économies dans l'enseignement, selon la RTBF. La mesure la plus contestée impose aux enseignants du secondaire supérieur deux heures de plus par semaine face à la classe, sans compensation financière, selon La Libre et la RTBF. Un gel des réaffectations doit protéger les temporaires prioritaires jusqu'en juillet 2027.
La polémique des barèmes en septembre
Fin septembre, des enseignants ont constaté un barème plus bas sur leur fiche de paie. Le cabinet explique que l'administration utilise un « barème fictif » pour appliquer le gel fédéral de l'indexation sur la part du salaire supérieure à 4.000 euros bruts, sans effet sur l'ancienneté ni sur la pension, selon L'Avenir et La Libre. « Les barèmes des enseignants ne sont pas modifiés », a assuré la ministre au Soir. La CSC-Enseignement a exigé une information « claire, précise et sans ambiguïté », et Mars Attacks! a appelé à un arrêt de travail le lundi 28 septembre, selon la RTBF et La Libre.
Les engagements de juillet
Le 9 juillet, la ministre avait promis : « Il n'y aura plus aucune nouvelle économie sur l'école » jusqu'à la fin de la législature, selon La Libre. Elle annonçait aussi un comité d'avis et un salaire garanti jusqu'au 31 décembre 2026 pour les temporaires prioritaires qui perdent des heures.
| Date | Événement | Source |
|---|---|---|
| 1er septembre 2026 | Rencontre ministre-syndicats sans accord ; les syndicats appellent à durcir le mouvement | La Libre, DH |
| 10 septembre 2026 | Manifestation à Liège, entre 10.000 et 13.000 personnes | La Libre, L'Avenir |
| 22 septembre 2026 | CSC-Enseignement, CGSP et Setca-SEL prolongent leur préavis jusqu'au 16 octobre | La Libre, L'Avenir |
| 28 septembre 2026 | Arrêt de travail appelé par Mars Attacks! sur les barèmes | RTBF, La Libre |
| 3 octobre 2026 | Rassemblement à Etterbeek au premier panel de Lab'École | RTBF, DH, L'Avenir |
| 1er au 16 octobre 2026 | Actions régionales annoncées par le front syndical | La Libre, L'Avenir |
| 13 octobre 2026 | Première réunion du comité d'avis de la ministre | La Libre, BX1 |
| Après le 16 octobre | Évaluation syndicale ; prolongation possible du préavis après les vacances d'automne | La Libre, L'Avenir |
Syndicats, pouvoirs organisateurs, partis : qui dit quoi ?
Les syndicats
Après la rencontre du 1er septembre, Roland Lahaye (CSC-Enseignement) déclarait : « La ministre campe sur ses positions. Elle a du sable dans les oreilles », selon La Libre et la DH. Luc Toussaint (CGSP-Enseignement) ne voyait « pas d'autre solution que de durcir le mouvement ». Le 22 septembre, le front syndical dénonçait « l'inaction du gouvernement et [les] contradictions des ministres responsables Elisabeth Degryse et Valérie Glatigny ». Le SLFP, lui, a quitté le front commun et participera au comité d'avis, selon BX1. Vous trouverez le calendrier des autres grèves dans notre article sur les grèves en Belgique en octobre 2026.
Les pouvoirs organisateurs
Le secrétaire général du SeGEC (enseignement catholique), Alexandre Lodez, confiait à la RTBF en juin : « Je ne souhaite pas que la rentrée soit perturbée, mais je peux comprendre. » Il dénonçait une remise en cause des principes fondateurs du Pacte d'excellence.
L'opposition et la majorité
Sur les barèmes, le PS a réclamé une réunion extraordinaire de la commission Éducation et Ecolo a annoncé interroger la ministre, selon la RTBF et La Libre ; la majorité MR-Engagés a refusé la séance extraordinaire et renvoyé le sujet à la commission ordinaire, selon L'Avenir. Côté majorité, Elisabeth Degryse défendait en juin « la préservation des missions essentielles de la Fédération Wallonie-Bruxelles », selon la RTBF, face à une dette que le gouvernement veut contenir.
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Vos questions sur Valérie Glatigny et les enseignants
Qu'est-ce que le collectif Mars Attacks! ?
C'est un collectif d'enseignants distinct des syndicats. En juin, il avait demandé aux écoles d'annuler le CESS et le CE1D, ce que la ministre a refusé, selon L'Avenir. Le 8 juillet, une nouvelle mobilisation d'enseignants devant le Parlement de la Fédération affichait déjà le mot d'ordre « Glatigny démission », selon le même journal.
Les écoles seront-elles touchées par des grèves avant la Toussaint ?
Le préavis de la CSC-Enseignement, de la CGSP et du Setca-SEL couvre des actions régionales jusqu'au vendredi 16 octobre. Les dates école par école ne sont pas centralisées : renseignez-vous auprès de la direction de l'établissement.
Les salaires des enseignants baissent-ils ?
Selon le cabinet et le courrier de l'administration, les barèmes officiels restent inchangés et l'indexation de 2 % s'applique, gelée sur la seule part au-delà de 4.000 euros bruts, rapporte La Libre.
Ce qu'il faut retenir
Mars Attacks! réclame la démission de Valérie Glatigny, qui invite les enseignants à participer à Lab'École, consultation présentée par Le Soir comme un marché public de 400.000 euros. Prochaines étapes : le comité d'avis le 13 octobre, la fin du préavis le 16 octobre et le sommet du 23 janvier 2027. Et pour un complément de revenu à votre rythme, pensez à I am Beezy.