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Vérifier qu’un établissement a le droit d’exercer en France 2026 : REGAFI et ORIAS

Avant de confier votre argent à une application ou de signer avec un conseiller, deux registres publics répondent en quelques minutes. Ils n’ont pas le même périmètre, et se tromper d’outil produit un faux négatif rassurant.

16/08/2026
13 min de lecture
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En bref

Une offre vous parvient par message, par publicité ou par un intermédiaire qui a l’air sérieux. Avant d’envoyer le moindre euro, une seule question compte : cette entité a-t-elle le droit d’exercer cette activité en France ? Deux registres publics et gratuits y répondent, et aucun des deux ne demand

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Une offre vous parvient par message, par publicité ou par un intermédiaire qui a l’air sérieux. Avant d’envoyer le moindre euro, une seule question compte : cette entité a-t-elle le droit d’exercer cette activité en France ? Deux registres publics et gratuits y répondent, et aucun des deux ne demande de créer un compte.

Encore faut-il ouvrir le bon. L’un recense les établissements autorisés à détenir des fonds et à exécuter des paiements, l’autre les intermédiaires qui vendent des contrats sans porter le risque. Les confondre revient à chercher un nom là où il ne peut pas se trouver, puis à conclure que tout va bien — ou que tout va mal — sans avoir rien vérifié.

Cette prudence vaut pour toute source de revenus en ligne. I am Beezy rémunère la consultation de contenus — vidéos, articles, publicités — avec un ordre de grandeur de 5 à 15 € par jour selon l’activité, crédité sur votre moyen de paiement habituel : un montant modeste, mais qui suit exactement les mêmes rails de paiement qu’un salaire.

Deux registres publics, deux périmètres

Consultation d’un registre public d’établissements financiers sur un ordinateur portable en France en 2026

La ligne de partage n’est pas la taille de l’acteur ni sa notoriété, mais ce qu’il fait de votre argent.

REGAFI, pour ceux qui détiennent les fonds

Le registre des agents financiers est tenu par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, adossée à la Banque de France, et publié sur regafi.fr. Selon les termes de l’ACPR, il « recense les entreprises autorisées à exercer des activités bancaires, financières, de monnaie électronique ou de services de paiement, conformément au code monétaire et financier », ainsi que les organismes d’assurance habilités à intervenir en France. Il est mis à jour quotidiennement et dispose d’une interface de consultation automatisée pour les données bancaires et assurantielles.

ORIAS, pour ceux qui vous vendent le contrat

Le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance couvre une autre population : courtiers, agents généraux, mandataires, intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement, conseillers en investissements financiers. Ces professionnels distribuent des produits qu’ils ne portent pas eux-mêmes. Leur numéro d’immatriculation figure d’ailleurs souvent dans les mentions légales des sites que vous consultez : le CIC, par exemple, affiche le sien à côté de son numéro de registre du commerce.

Lequel consulter selon votre situation

Ce que l’on vous proposeRegistre à ouvrirCe qu’il établit
Une application ou une banque veut détenir vos fonds et exécuter vos paiementsREGAFIAgrément d’établissement de crédit, de paiement ou de monnaie électronique
Un conseiller vous propose une assurance, un crédit ou un placementORIASImmatriculation comme intermédiaire, et catégorie d’intermédiation
L’entité est établie dans un autre pays européenREGAFI, puis le registre de son pays d’originePasseport européen déclaré en France, et agrément d’origine

Que trouve-t-on exactement dans le registre bancaire ?

Fiche d’identité d’un établissement financier affichée à l’écran lors d’une vérification en France en 2026

Bien plus qu’une simple mention « autorisé » ou « non autorisé ». Une fiche d’entité porte une identité complète, et c’est ce qui permet la comparaison mot à mot recommandée par le superviseur.

Les champs qu’une fiche contient

On y lit la dénomination sociale et les noms commerciaux avec leur date d’entrée en vigueur, le numéro d’identification de l’entreprise, la forme juridique, l’adresse du siège, l’identifiant international d’entité juridique, la catégorie d’agrément, ainsi qu’un indicateur signalant une procédure de retrait d’agrément en cours. Pour les entités étrangères s’ajoutent le pays et le nom de l’autorité de surveillance d’origine, les passeports européens entrants et sortants avec leur date, et les mandats.

Le code de banque, pour rattacher un identifiant à un nom

Le registre porte aussi le code d’identification bancaire de l’établissement, avec sa date. Ce sont les cinq premiers chiffres d’un relevé d’identité bancaire français, et c’est le seul moyen public de rattacher un identifiant de compte à un établissement nommé. Quand une entité vous communique des coordonnées bancaires, ce code vous dit chez qui les fonds vont réellement atterrir — un contrôle que presque personne n’effectue.

Ce que le registre ne dit pas

Il ne dit rien de l’actionnariat. Le champ décrivant l’entité parente sert aux succursales et aux agents, pas à la propriété du capital : sur les fiches du Crédit lyonnais, de Boursorama et du Crédit industriel et commercial interrogées le 16 août 2026, il est vide. L’appartenance à un groupe se lit sur le site du groupe. Il ne dit rien non plus de la qualité commerciale d’une offre, de ses tarifs ni de sa solidité : un agrément n’est pas une recommandation.

Une précision qui échappe à beaucoup de lecteurs : la catégorie d’agrément n’est pas une étiquette décorative. Établissement de crédit, établissement de paiement, établissement de monnaie électronique, entreprise d’investissement, société de financement, changeur manuel, prestataire de services d’information sur les comptes, agent de prestataire de services de paiement — ce sont des autorisations distinctes, qui n’ouvrent pas les mêmes activités. Une entité peut être régulièrement inscrite au registre et n’avoir aucun droit d’exercer l’activité précise qu’on vous propose. Lisez donc la catégorie, pas seulement la présence du nom.

Pourquoi tant d’offres arrivent-elles d’un autre pays de l’Union ?

Parce que le droit européen le permet, et parce que c’est massif. Ce n’est pas un signal d’alerte en soi — c’est le fonctionnement normal du marché intérieur, et c’est chiffré.

Le passeport européen, en chiffres datés

Indicateur relevé au registreValeur au 14 août 2026
Entités inscrites au registre bancaire25 496
dont établissements de crédit937, dont 343 domiciliés en France
dont établissements de paiement565
dont établissements de monnaie électronique316
Passeports entrants d’établissements européens exerçant en France2 033, dont 1 910 en libre prestation de services
dont passeports d’origine lituanienne100

Extraction du jeu de données bancaire du registre des agents financiers, valeurs datées du 14 août 2026. Le registre étant mis à jour tous les jours, ces valeurs se re-relèvent plutôt qu’elles ne se recopient.

Ce que ces chiffres changent pour vous

Deux mille passeports entrants, c’est deux mille entités européennes qui peuvent vous adresser une offre en toute légalité sans être immatriculées comme établissement français. Une adresse à Vilnius, à Dublin ou à Amsterdam n’est donc pas un indice de fraude. En revanche, une entité qui n’apparaît ni au registre français ni au registre de son pays d’origine n’a aucune raison de détenir vos fonds.

Le registre distingue deux formes de passeport, et l’écart entre elles est éloquent : 1 910 entités interviennent en libre prestation de services, 123 seulement en libre établissement, au 14 août 2026. Traduit en clair, l’immense majorité de ces acteurs vous servent depuis leur pays, sans implantation physique en France. Ce n’est ni bon ni mauvais signe, mais cela vous dit où se trouvera votre interlocuteur le jour où un litige demandera autre chose qu’un formulaire en ligne.

Consulter aussi le registre du pays d’origine

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution renvoie elle-même vers les registres européens : celui de l’Autorité bancaire européenne pour les établissements de crédit, de paiement et de monnaie électronique et leurs agents, et celui de l’autorité européenne des assurances pour les organismes d’assurance. Ces registres sont alimentés par chaque autorité nationale.

L’avertissement de l’ACPR contre les arnaques

Message frauduleux imitant une banque affiché sur un téléphone lors d’une vérification en France en 2026

Le superviseur publie sur la page du registre un encadré intitulé « Attention aux arnaques et aux usurpations d’identité ». Il vise un mode opératoire précis, et il mérite d’être lu deux fois.

Le texte, mot pour mot

« Vous devez absolument vérifier que les établissements référencés correspondent à l’objet de votre recherche. Les informations présentées sur le registre (en particulier la dénomination sociale, le nom commercial, l’adresse) doivent être strictement identiques à celles de l’établissement recherché. » L’ACPR ajoute que pour les établissements enregistrés dans d’autres pays européens et exerçant en France, il est « vivement conseillé de consulter le registre tenu par l’autorité du pays d’origine ».

Le mot décisif est « strictement ». Une escroquerie efficace ne prétend pas être inconnue : elle emprunte le nom d’un établissement réel, agréé, et change une lettre, un site ou une adresse postale.

Trois pièges qui font conclure à tort

Le premier est le nom : le registre porte la dénomination légale, pas l’enseigne. Chercher « LCL » ne rend rien, l’entité s’appelle Crédit lyonnais. Le deuxième est l’actionnariat, déjà évoqué. Le troisième est technique : le site est une application qui charge ses données après l’affichage de la page. Un utilisateur pressé qui conclut « je n’ai rien trouvé » après un coup d’œil à la page d’accueil produit un faux négatif — passez par le moteur de recherche du registre et laissez la réponse s’afficher.

La méthode en cinq minutes

Relevez la dénomination exacte et l’adresse annoncées par votre interlocuteur, y compris la forme juridique. Ouvrez le registre correspondant à ce qu’il vous propose. Comparez les trois éléments cités par l’ACPR, caractère par caractère. Si l’entité est européenne, ouvrez ensuite le registre de son pays. Et si les coordonnées bancaires communiquées ne correspondent pas au code de banque de l’entité annoncée, arrêtez tout : c’est le signal le plus net qui soit.

Ce que chaque enseigne publie de sa propre identité réglementaire

Le registre porte l’agrément et l’identité. Les enseignes, elles, publient aussi la leur, dans leurs mentions légales et dans leur documentation tarifaire — et c’est le second contrôle que vous pouvez faire sans ouvrir aucun registre. Voici ce qui a été lu au registre le 16 août 2026 et sur les pages publiques le 17 août 2026, pour huit grandes enseignes françaises.

EnseigneNom légal au registreNuméro ORIAS affiché dans les mentions légales luesDocumentation tarifaire nationale accessible
BNP ParibasNon relevéNon relevéOui — PDF au 1er janvier 2026, mais deux fichiers différents servis pour cette même date
SGNon relevé ; la marque s’affiche « SG », y compris au comparateur publicNon relevéOui — PDF, deux millésimes, derrière un onglet qui ne se charge qu’une fois activé
Crédit AgricoleNon relevéNon relevéNon — sélecteur de 39 caisses régionales, aucun PDF national
LCLCrédit lyonnais — « LCL » n’y figure même pas comme nom commercialNon relevéOui — PDF au 1er janvier 2026 et deux avenants publiés d’avance
Crédit MutuelNon relevéNon relevéNon — sélecteur de 14 fédérations, aucun PDF national
CICCrédit industriel et commercial - CICORIAS 7 025 723, à côté du capital, du numéro RCS et du code SWIFTOui — PDF au 1er janvier 2026, millésime 2025 servi à côté
La Banque PostaleNon relevéNon relevéOui — PDF, plus une plaquette outre-mer distincte
BoursoBankBoursorama ; « BoursoBank » est un nom commercial daté du 22 février 2023Non relevéOui — brochure en HTML navigable, sans PDF, au 15 avril 2026

Identités lues au registre des agents financiers et dans les mentions légales le 16 août 2026 ; documentation tarifaire relevée le 17 août 2026. « Non relevé » signifie que la page n’a pas été ouverte dans cette passe, jamais que l’information est absente. Sur un prix, la plaquette tarifaire fait foi et non la page commerciale ; pour comparer les tarifs eux-mêmes, l’outil public est tarifs-bancaires.gouv.fr.

Trois fiches seulement ont été lues au registre, et elles suffisent à mesurer l’écart entre la marque et le nom légal. Chez LCL, cet écart est total : l’entité s’appelle Crédit lyonnais, et « LCL » ne figure même pas dans son champ de noms commerciaux. Chez BoursoBank, l’écart est daté : le registre connaît trois noms commerciaux successifs pour une seule personne morale, Boursorama. Chez le CIC, il n’y a pas d’écart du tout, le nom légal contenant le sigle. Un lecteur qui tape la mauvaise chaîne dans le moteur du registre ne découvre rien : il produit un faux négatif.

La colonne de l’ORIAS se lit avec la même prudence, et c’est tout son intérêt. Sur les mentions légales effectivement ouvertes, une seule enseigne y publie son numéro d’intermédiaire en assurance : le CIC, qui l’affiche à côté de son capital social, de son immatriculation au registre du commerce, de son code SWIFT et du nom de son directeur de la publication. Pour les sept autres, la case n’est pas vide, elle n’a pas été ouverte — et la différence est capitale quand on vérifie une identité. La dernière colonne, en revanche, est complète : six enseignes publient une documentation tarifaire nationale, deux n’en publient aucune et renvoient le lecteur à une caisse régionale ou à une fédération. Une entité qui ne publie ni identité complète ni grille de prix ne vous laisse aucun point de comparaison, et c’est précisément le terrain sur lequel prospèrent les usurpations décrites plus haut.

Ce que ce comparatif ne peut pas dire

Il ne dit rien de l’actionnariat : le champ d’entité parente du registre est vide pour les trois fiches lues, et l’appartenance de groupe se prouve sur le site du groupe. Il ne dit pas non plus qu’une enseigne absente d’une colonne n’a pas l’information : « non relevé » est un état de lecture, pas un constat de manque. Il ne juge ni la solidité ni la qualité d’une offre, un agrément n’étant pas une recommandation. Il ne compare aucun prix, et il ne le pourrait pas : le tarif d’une formule n’est affiché de façon alignable que par cinq de ces huit marques. Il ne classe personne, enfin — et ce n’est pas une précaution de style, c’est qu’aucune échelle commune n’existe entre ces colonnes.

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Cette méthode ne sert pas qu’à écarter une arnaque : elle sert aussi à choisir où faire arriver l’argent que vous gagnez. Sur I am Beezy, vous consultez des contenus — vidéos, articles, publicités — et chaque consultation génère un gain, réglé sur votre moyen de paiement habituel, avec un ordre de grandeur de 5 à 15 € par jour selon l’activité.

Le compte de réception mérite le même contrôle

Si vous ouvrez un compte dédié pour vos revenus d’appoint, vérifiez au registre l’établissement qui le tiendra, surtout s’il s’agit d’une application récente ou d’une entité européenne. Cinq minutes une fois, pour un compte que vous garderez des années.

Deux réflexes qui valent pour toute source de revenus

Ne communiquez jamais vos coordonnées bancaires en réponse à un message entrant que vous n’avez pas sollicité, et ne payez jamais pour accéder à un revenu. Une plateforme qui rémunère n’a aucune raison de vous facturer un droit d’entrée.

Ce qu’il faut retenir avant de confier un euro

Deux registres, deux périmètres : le registre des agents financiers pour qui détient vos fonds et exécute vos paiements, le registre unique des intermédiaires pour qui vous vend un contrat sans en porter le risque. Les deux sont publics, gratuits, et le premier est mis à jour tous les jours. Comparez la dénomination sociale, le nom commercial et l’adresse à l’identique, comme le demande l’ACPR, et poussez jusqu’au registre du pays d’origine dès que l’entité est européenne — avec 2 033 passeports entrants au 14 août 2026, dont 100 venus de Lituanie, ce cas est courant et parfaitement normal. Enfin, gardez en tête ce que ces registres ne disent pas : ni l’actionnariat, ni la qualité d’une offre, ni ses tarifs. Une fois ces vérifications faites, un revenu d’appoint comme I am Beezy arrive sur le compte que vous avez choisi en connaissance de cause, et non sur celui qu’un formulaire vous aura imposé.

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