Le gouvernement congolais a convoqué ceux qui remplissent les étals. Le mercredi 14 octobre 2026, à Brazzaville, Jacqueline Lydia Mikolo, ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), a rencontré les importateurs pour parler de la hausse des prix de certaines denrées de première nécessité. Les Dépêches de Brazzaville et le Journal de Brazza rapportent tous deux que la ministre y a réaffirmé la détermination du gouvernement à lutter contre la vie chère.
Selon le compte rendu des Dépêches de Brazzaville, les importateurs ont mis en avant l’électricité, la pénurie de carburant, le fret maritime et le poids des taxes, et la ministre a annoncé un renforcement des contrôles sur le terrain contre la spéculation et la rétention de stocks. Et si ton budget courses se resserre, une application comme I am Beezy te permet de gagner entre 3 280 et 9 840 FCFA par jour en consultant des vidéos, des articles et des publicités, avec un paiement sur Airtel Money ou MTN MoMo.
Que s’est-il passé le 14 octobre à Brazzaville ?
La rencontre a réuni des importateurs venus de plusieurs localités du pays, selon Les Dépêches de Brazzaville. Le Journal de Brazza évoque l’inquiétude pour le pouvoir d’achat des foyers les plus modestes.
Le constat posé par la ministre
Jacqueline Lydia Mikolo a ouvert les échanges par un constat, cité par Les Dépêches de Brazzaville : « Le ressenti est tel que les prix sur le marché ont augmenté. » Elle a évoqué des denrées qui commencent à se raréfier, avec une tension sur les stocks disponibles, et résumé la démarche en trois mots : « Nous voulons donc écouter ».
L’objectif affiché
D’après le Journal de Brazza, il s’agit de trouver, avec les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, des solutions capables de contenir la hausse et de garder les produits de première nécessité accessibles. Aucune mesure chiffrée, aucune liste de prix et aucun calendrier n’ont été publiés à l’issue de la réunion.
Pourquoi les prix montent-ils, selon les importateurs ?
Les importateurs ont dressé la liste de leurs difficultés, que Les Dépêches de Brazzaville jugent elles-mêmes « pas ici exhaustive ». Ce sont leurs explications : le gouvernement ne les a ni validées ni chiffrées publiquement.
L’acheminement entre Pointe-Noire et Brazzaville
Les coupures d’électricité et la pénurie de carburant pénalisent d’abord les importateurs de vivres frais, et compliquent le transport des marchandises depuis le port. Leur formule, rapportée par le quotidien : « Les produits sont parfois disponibles à Pointe-Noire, mais les acheminer à Brazzaville devient un calvaire. » D’où la rareté de certains produits sur tel ou tel marché de la capitale.
Le coût de l’importation
Ils ont aussi cité l’inflation importée, liée à la hausse des prix dans les pays d’origine, les difficultés d’approvisionnement international, des frets maritimes qui auraient doublé, et la multiplicité des taxes. Ils ont demandé un accompagnement du gouvernement pour atténuer les augmentations.
| Cause avancée | Ce qu’elle touche | Qui l’avance |
|---|---|---|
| Problèmes d’électricité | Conservation des vivres frais | Les importateurs |
| Pénurie de carburant | Transport Pointe-Noire – Brazzaville | Les importateurs |
| Frets maritimes « qui ont doublé » | Coût d’arrivée des produits importés | Les importateurs |
| Multiplicité des taxes | Prix de revient | Les importateurs |
Sur l’inflation importée, la ministre a renvoyé la balle : « Nous constatons que les importateurs ne profitent pas des accords que le Congo a signés non seulement avec des pays africains, mais aussi avec d’autres où il y a zéro taxe, zéro frais de douane à l’importation ».
Quels prix l’INS relève-t-il à Brazzaville ?
Pour mesurer la hausse, la référence officielle reste l’Institut national de la statistique (INS), qui publie chaque mois des prix moyens par ville. Les derniers chiffres dont nous disposons datent de mai 2026 : ils ne disent rien des prix d’octobre, mais donnent un ordre de grandeur.
Une inflation de 4,5 % en mai 2026
Selon le bulletin INHPC n°05/2026 de l’INS, publié le 10 juin 2026, les prix ont progressé de 4,5 % sur un an au niveau national en mai 2026, et de 4,1 % à Brazzaville. Fait notable : sur douze mois, les produits locaux ont pris 5,9 % et les produits importés 1,6 %, les produits frais 8,6 %.
Des hausses et des baisses selon les produits
Le riz à longs grains et la farine de blé étaient moins chers en mai 2026 qu’un an plus tôt ; le poisson congelé et la tomate ont nettement monté.
| Produit (Brazzaville) | Mai 2025 | Mai 2026 |
|---|---|---|
| Riz à longs grains (kg) | 1 057 FCFA | 691 FCFA |
| Riz brisé (kg) | 932 FCFA | 1 233 FCFA |
| Farine de blé (kg) | 1 069 FCFA | 667 FCFA |
| Poulet congelé (kg) | 2 155 FCFA | 2 333 FCFA |
| Chinchard congelé (kg) | 2 123 FCFA | 2 709 FCFA |
| Huile raffinée de palme (L) | 886 FCFA | 982 FCFA |
| Tomate fraîche (kg) | 1 035 FCFA | 1 358 FCFA |
| Farine de manioc, foufou (kg) | 391 FCFA | 600 FCFA |
Source : INS, bulletin INHPC n°05/2026, prix moyens mensuels. Ce sont des moyennes : le prix de ton quartier peut s’en écarter.
Contrôles renforcés : que vont-ils changer, et comment signaler un abus ?
La ministre a annoncé un renforcement des contrôles sur le terrain, selon Les Dépêches de Brazzaville. Sa justification : « Pendant que certains font des efforts pour que les prix soient maintenus, d’autres font de la spéculation et de la rétention des stocks. »
Ce que visent les contrôles
Deux pratiques sont nommées : la spéculation, qui consiste à monter les prix au-delà de ce que justifient les coûts, et la rétention de stocks, qui consiste à garder la marchandise pour vendre plus cher plus tard. « Nous devons nous assurer que tout le monde respecte les prix », a ajouté la ministre, qui veut que les efforts de l’État sur certains contrôles et certaines taxes ne soient pas vains. Le nombre d’agents, les marchés visés et les sanctions prévues n’ont pas été précisés.
Signaler un prix abusif
Aucun numéro vert ni service de signalement n’a été rendu public à l’occasion de cette réunion, ni dans les deux comptes rendus de presse consultés. En attendant, garde une trace : photo de l’étiquette ou de l’ardoise, nom du commerce, date et quartier. Tu pourras t’adresser aux services du ministère du Commerce ou à une association de consommateurs, et suivre les annonces qui préciseraient un canal.
Tenir son budget courses face à la vie chère, avec I am Beezy en appoint
Quelques réflexes aident : comparer deux ou trois étals avant d’acheter les produits de base, et suivre les bulletins de l’INS pour savoir si un prix est dans la moyenne.
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Questions fréquentes sur la vie chère au Congo
Le gouvernement a-t-il fixé de nouveaux prix ?
Non. À l’issue de la réunion du 14 octobre 2026, aucun prix plafonné et aucune liste de produits n’ont été publiés. Les deux comptes rendus parlent de solutions concertées encore à trouver.
Le gaz butane est-il concerné ?
La réunion portait sur les denrées de première nécessité. Pour la bouteille de gaz, nous avons fait le point dans notre article sur le prix du gaz butane à Brazzaville.
Ce qu’il faut retenir
Le 14 octobre 2026, Jacqueline Lydia Mikolo a écouté les importateurs, qui accusent l’électricité, le carburant, le fret et les taxes, et elle a annoncé des contrôles renforcés contre la spéculation. Ni nouveaux prix, ni canal de signalement n’ont encore été publiés : compare, garde tes preuves et suis les prochaines annonces. Et pour souffler un peu sur ton budget, tu peux essayer I am Beezy.
Sources : Les Dépêches de Brazzaville, Journal de Brazza