Une serrure crochetée, des tiroirs retournés, et une question qui arrive avant même le rangement : qu'est-ce que l'assurance va rembourser, et dans quel délai faut-il agir ? Le premier repère est un délai très court. Le Code des assurances ramène à deux jours ouvrés le délai minimal de déclaration en cas de vol, contre cinq jours ouvrés pour les autres sinistres. C'est la contrainte qui domine les premières heures d'un dossier d'indemnisation en 2026.
Le second repère est budgétaire. En 2025, la garantie vol représente 7,4 sinistres pour mille contrats de multirisque habitation, pour un coût moyen de 2 093 €, en hausse de 2,0 % sur un an, selon France Assureurs dans sa publication L'assurance française — Données clés 2025, pages 77 et 78. Un cambriolage n'est donc ni le sinistre le plus fréquent ni le plus lourd du logement, mais c'est celui où la preuve pèse le plus : ce qui n'est pas documenté n'est pas indemnisé.
Reste la part que l'assurance ne rendra pas : franchise, plafond sur les objets de valeur, vétusté déduite. I am Beezy, application dans laquelle la consultation de vidéos, d'articles et de publicités produit un gain, sert précisément à garder cette part-là disponible.
La garantie vol est-elle comprise dans votre assurance habitation ?
C'est la première vérification, et elle surprend beaucoup d'assurés qui se croient couverts par le seul fait d'avoir un contrat habitation.
Contrat de base ou multirisque habitation
Selon la fiche F2028 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 10 septembre 2025, le contrat d'habitation de base couvre les risques essentiels — incendie, dégâts des eaux, responsabilité civile — et la garantie vol n'y est pas comprise : elle ne s'applique que si elle a été ajoutée par une option spécifique. Le contrat multirisque habitation, lui, regroupe plusieurs garanties, dont les catastrophes naturelles et le bris de glace, et y associe le vol et le vandalisme selon la formule retenue. Avant tout autre raisonnement, ouvrez vos conditions particulières et cherchez le mot « vol ».
Les situations que la garantie nomme
La même fiche énumère les cas que le contrat prévoit habituellement : vol par effraction, avec porte fracturée, serrure crochetée ou fenêtre brisée ; vol par escalade, par un mur, un balcon ou une toiture ; vol avec menaces ou violences ; vol par introduction clandestine ; vol commis à l'aide de clés volées ou perdues, lorsque cette situation est prévue au contrat. La garantie peut y ajouter la prise en charge des détériorations immobilières et des actes de vandalisme commis pendant le vol ou sa tentative, ainsi que les frais de remise en état et de gardiennage.
Les clauses qui font échouer un dossier
Les exclusions sont contractuelles et se lisent avant le sinistre. La fiche officielle cite quatre situations récurrentes : le vol commis par un membre de la famille ou une personne hébergée dans le logement ; le vol facilité par une négligence manifeste, porte laissée ouverte ou objets de valeur laissés sans protection ; le vol survenu après une période d'inoccupation prolongée, au titre d'une clause dite d'inhabitation, dont l'exemple donné est un dépassement de 90 jours consécutifs ; et le vol survenu en l'absence des moyens de protection exigés par le contrat, porte blindée, alarme ou volets. Ces conditions varient d'un assureur à l'autre : une maison de campagne fermée tout l'hiver et un logement équipé d'une alarme non enclenchée ne posent pas le même problème, et aucun des deux ne se règle après coup.
Chez quelles marques le vol est-il inclus, et chez lesquelles se paie-t-il ?
La réponse ne se déduit d'aucun principe général : elle se lit marque par marque, sur la page de chacune. Le tableau qui suit reprend ce que les pages publiques de seize marques affichaient le 17 août 2026, et rien d'autre. Une mention « non affiché » signifie que la marque ne publie pas l'information sur sa page produit, pas qu'elle n'existe pas au contrat. Une précision sur la première colonne : MAAF, MMA IARD Assurances Mutuelles, Macif et MAIF sont des sociétés d'assurance à forme mutuelle et portent leur risque elles-mêmes ; AXA France IARD, Allianz IARD et Generali IARD sont des sociétés anonymes ; April est un courtier, qui place le risque sans le porter ; et derrière les marques bancaires, cinq compagnies assurent huit réseaux.
Le rang du vol dans la gamme, marque par marque
| Marque (contrat, ou compagnie qui porte le risque) | Vol au domicile | Vol à l'extérieur | Plafond publié sur la page |
|---|---|---|---|
| MAAF (TEMPO Habitation) | À partir de la 2e formule, Essentielle ; extension vol à partir de Confort | Non affiché sous ce nom | Appareils numériques 500 € pour les téléphones et 2 000 € pour les autres, 2 événements par an ; vélo, sport et loisirs, capital au choix 1 000, 3 000 ou 5 000 €, 2 vols par an |
| MMA (contrat Habitation) | Deux tableaux du même site divergent : formule Confort seulement sur l'un, à partir de la formule n° 2 sur l'autre | Non affiché | Non affiché |
| Macif (Macif Habitation) | Effraction et vandalisme des biens immobiliers dès la formule Économique ; vol du mobilier à partir d'Équilibrée | Vol à l'arraché, formule Confort | Aucun montant en euros sur la page |
| MAIF (AHA) | Inclus dès la Formule 1, cambriolage compris | Non affiché | Non affiché pour le vol ; biens confiés 2 000 €, reconstitution de données 1 000 € |
| AXA France IARD (Ma Maison) | En option, garantie Vol et vandalisme au domicile | En option, effets de plus de 99 € | Capital sécurité 10 000 € par pièce déclarée, plafond 80 000 € |
| Allianz IARD (Allianz Habitation) | En option, niveau 1 pour le domicile | En option, niveau 2 | Non affiché |
| Generali IARD (Generali Habitation) | Inclus : dommages mobiliers et détériorations immobilières, remplacement des serrures compris | Non affiché | Non affiché |
| April (courtier, compagnie non nommée) | Aucune page produit habitation | Aucune page produit habitation | Aucun chiffre publié |
| Crédit Agricole (Pacifica) | Le mot « vol » ne figure pas dans les garanties essentielles ; seul le vandalisme y est écrit | Non affiché | Renvoi aux plafonds de la confirmation d'adhésion |
| LCL (Pacifica, même compagnie) | Cité dans le descriptif de la Formule confort, absent de la liste des garanties essentielles de la foire aux questions | Non affiché | Non affiché |
| SG (Sogessur) | En option sur Initiale, inclus à partir de Confort, 2e des 5 formules ; inclus en Étudiante, non inclus en propriétaire non occupant | Non affiché | Objets usuels et objets de valeur figurent dans la matrice sans aucun montant |
| BoursoBank (Sogessur, même compagnie que SG) | « Vol : en option » ; mais « Détérioration suite à vol » est portée incluse, sur une ligne distincte du même tableau | Non affiché | Aucun plafond, deux plages réglables : objets de valeur 1 000 à 60 000 €, objets du quotidien 5 000 à 120 000 € |
| BNP Paribas (Cardif IARD) | Inclus dans la ligne Dommages aux biens du socle | En option, garantie Vol hors domicile pour le vélo et les appareils nomades | Aucun capital mobilier, aucun plafond chiffré |
| Crédit Mutuel (ACM IARD) | Inclus, et mis en avant : « 3 garanties trop souvent proposées uniquement en option » | En option, jusqu'à 2 000 € par sinistre | 2 000 € par sinistre, sur cette seule option |
| CIC (ACM IARD, même produit) | Inclus : « Au CIC, ce n'est pas une option » | En option, sans plafond affiché | Aucun |
| La Banque Postale (CNP Assurances IARD) | En option, garantie complémentaire Vol et tentative de vol | Non affiché | Aucun ; les capitaux mobiliers 7 500 et 12 500 € sont des hypothèses de devis, pas des plafonds |
Données relevées le 17 août 2026 sur les pages publiques des assureurs. Une page commerciale n'est pas un contrat : seules les conditions générales et le document d'information produit de votre assureur font foi.
Ce que ce tableau montre, et ce qu'il ne peut pas dire
Le vol est l'endroit où ces contrats cessent de se ressembler. Il figure au socle chez MAIF, Generali, le Crédit Mutuel, le CIC et BNP Paribas, et chez la Macif pour les seules détériorations immobilières commises par effraction. Il s'obtient par une montée en gamme chez MAAF, MMA, SG et, pour le mobilier, chez la Macif. Il se paie en supplément chez AXA, Allianz, BoursoBank et La Banque Postale. Deux marques ne permettent pas de trancher : le Crédit Agricole n'écrit que « vandalisme » dans ses garanties essentielles, et LCL cite le vol dans le descriptif d'une formule sans le faire figurer dans la liste de sa foire aux questions.
Trois compagnies portent chacune deux marques de ce tableau, et les deux marques ne vendent pas la même chose. Sogessur assure SG et BoursoBank : le vol y est inclus à partir de la deuxième des cinq formules chez SG, il reste une option chez BoursoBank. Pacifica assure le Crédit Agricole et LCL, précisément les deux marques dont le rang du vol n'est pas lisible. ACM IARD assure le Crédit Mutuel et le CIC, qui vendent la même option de vol à l'extérieur : plafonnée à 2 000 € par sinistre d'un côté, sans plafond affiché de l'autre. La marque du guichet ne dit donc rien de la compagnie qui paiera.
Ce tableau s'arrête là où les pages s'arrêtent. Aucune des seize marques ne publie le plafond de ses garanties de base, y compris celui du vol : le Crédit Mutuel est le seul à chiffrer un plafond, et seulement sur son option de vol à l'extérieur. Les franchises ne sont chiffrées que par une poignée de marques, et le prix n'est pas comparable — six marques sur seize n'en affichent aucun, les autres publient des exemples construits sur des villes, des surfaces, des capitaux mobiliers et des dates de tarif différents.
Sécuriser, porter plainte, déclarer : la séquence des premiers jours
La fiche F2028 décrit trois gestes dans un ordre précis, et cet ordre a une logique : on protège, on fait constater, puis on déclare.
Sécuriser sans effacer les traces
Vous devez prendre les mesures qui évitent un second sinistre : nouvelle serrure, remplacement d'une porte ou d'une fenêtre, recours à une société de gardiennage. Photographiez avant d'intervenir, conservez les factures de ces mesures d'urgence, et laissez en l'état ce qui peut encore être constaté. La même fiche prévient qu'il ne faut pas entreprendre de réparations importantes sans l'accord préalable de l'assureur, en dehors de ce qui relève de la mise en sécurité.
Le dépôt de plainte et son récépissé
La plainte se dépose au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de votre choix, et les services sont tenus de l'enregistrer. Un récépissé vous est remis ; c'est ensuite le procureur de la République qui décide de la suite donnée. Ce récépissé n'est pas une formalité administrative : c'est la première pièce du dossier d'indemnisation, et l'assureur la demandera.
Deux jours ouvrés, et ce que dit vraiment la déchéance
L'article L. 113-2 du Code des assurances, dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er avril 2018, impose un plancher au délai que fixe le contrat : cinq jours ouvrés en règle générale, deux jours ouvrés en cas de vol. Selon votre contrat, la déclaration se fait en agence, par courrier recommandé papier ou électronique, en ligne ou par téléphone. Un point mérite d'être connu avant de paniquer sur une date : une déclaration tardive n'entraîne pas la perte automatique de vos droits. Elle exige deux choses réunies : une clause du contrat qui la prévoie, et la démonstration par l'assureur d'un préjudice causé par ce retard — démonstration exclue lorsque le retard tient à un cas fortuit ou à la force majeure.
| Étape | Ce que vous faites | Repère de délai | Pièce qui en sort |
|---|---|---|---|
| Mise en sécurité | Serrure, porte ou fenêtre remplacée, gardiennage si nécessaire | Immédiat | Factures des mesures d'urgence |
| Dépôt de plainte | Commissariat ou brigade de gendarmerie de votre choix | Sans attendre | Récépissé de dépôt de plainte |
| Déclaration à l'assureur | Agence, courrier recommandé, formulaire en ligne ou téléphone | Deux jours ouvrés au minimum | Copie datée de la déclaration |
| Constitution du dossier | Photographies, factures, bons de garantie, devis | Avant le passage de l'expert | Liste chiffrée des biens volés |
| Expertise éventuelle | L'assureur désigne un expert s'il l'estime nécessaire | Aucun délai légal de remise du rapport | Rapport d'expertise |
| Contestation | Réclamation écrite, puis médiation gratuite | Deux ans pour agir | Proposition révisée ou avis du médiateur |
Comment prouver ce que vous possédiez ?
C'est le cœur du dossier, et la partie que personne ne prépare tant qu'elle n'a pas servi. L'indemnisation repose sur la preuve des dommages subis, ce qui suppose de démontrer deux choses distinctes : que les biens existaient, et ce qu'ils valaient.
Les pièces que l'assureur attend
La liste officielle est courte et précise : récépissé de dépôt de plainte, photographies des effractions et des détériorations, factures ou bons de garantie des biens volés, éventuellement photographies antérieures des biens présents dans le logement, devis pour la remise en état des locaux ou des objets réparables. Retenez la quatrième ligne : ce sont les images prises avant le vol qui font la différence sur les biens achetés sans facture conservée.
L'inventaire se fait à froid
Parcourez le logement pièce par pièce, filmez ou photographiez les rangements ouverts, notez les numéros de série des appareils, et rangez ce dossier ailleurs que chez vous — dans un espace de stockage en ligne ou chez un proche. Un inventaire resté sur l'ordinateur volé ne prouve rien. Reprenez-le à chaque achat important plutôt qu'une fois par an, l'exercice devient alors indolore.
Ce que vous ne devez pas faire avant l'accord
L'expertise n'est pas systématique : l'assureur désigne un expert lorsqu'il estime nécessaire de vérifier les circonstances du vol. Tant que cette décision n'est pas prise, ne lancez aucune réparation lourde et ne jetez rien. Si la proposition qui suit vous paraît insuffisante, la voie est balisée — réclamation écrite, contre-expertise à vos frais, puis médiation —, et nous la détaillons dans notre guide sur la contestation d'une expertise.
| Pièce | Ce qu'elle établit | Quand la constituer |
|---|---|---|
| Récépissé de dépôt de plainte | La réalité du vol et son signalement aux forces de l'ordre | Dans les heures qui suivent |
| Photographies des effractions | Le mode opératoire et les détériorations immobilières | Avant toute réparation |
| Factures et bons de garantie | L'existence et la valeur des biens volés | Au fil des achats, conservées hors du logement |
| Photographies antérieures des pièces | La présence des biens avant le vol | En amont, à froid |
| Devis de remise en état | Le coût des dommages aux locaux et aux objets réparables | Avant l'accord sur l'indemnité |
| Justificatifs des moyens de protection | Le respect des conditions posées par le contrat | À la souscription, puis à chaque changement |
Reconstituer un équipement volé avec I am Beezy
Entre la franchise, les plafonds propres aux objets de valeur et la vétusté appliquée au matériel ancien, un cambriolage se solde par un reste à charge que la meilleure déclaration du monde ne supprime pas. Le mécanisme d'I am Beezy tient en peu de mots : des vidéos, des articles et des publicités à regarder, un gain attaché à chacune de ces consultations, et un règlement sur le moyen de paiement dont vous vous servez déjà.
L'ordre de grandeur, en euros
Les utilisateurs actifs relèvent de 5 à 15 € par jour selon leur régularité, sans conversion à faire puisque la France est en euros. Rapporté au coût moyen d'un vol en habitation, 2 093 € en 2025, quelques mois d'usage suivi couvrent la part qui échappe à l'indemnisation.
Pourquoi cette réserve doit rester mobilisable
Après un cambriolage, les dépenses arrivent avant le règlement : serrurier, fenêtre à remplacer, parfois un ordinateur indispensable au travail. Une somme disponible immédiatement évite d'accepter une proposition insuffisante par simple manque de trésorerie.
Objets de valeur, dépendances, espèces : où s'arrêtent les plafonds ?
C'est ici que les dossiers déçoivent, parce que la garantie existe mais qu'elle est bornée, et que ces bornes ne sont écrites nulle part ailleurs que dans le contrat.
Les catégories que le contrat limite
La fiche F2028 distingue le mobilier courant — meubles, électroménager, vêtements — des postes traités à part : bijoux, pierres précieuses, œuvres d'art et tapisseries, soumis à un plafond ou à des conditions de sécurité particulières ; matériel informatique, téléviseurs et appareils photo, couverts jusqu'à un montant fixé ; espèces et valeurs mobilières, dont la couverture est très limitée ; biens rangés dans les dépendances, garage, cave ou abri de jardin, dont la garantie est réduite. Aucun de ces plafonds n'est fixé par la loi : ils sont contractuels et varient d'un contrat à l'autre. C'est la raison pour laquelle aucun article, celui-ci compris, ne peut vous annoncer un montant.
Où lire ces limites, et chez qui le document existe
Le document à demander porte le même nom partout : les conditions générales, et plus précisément le tableau des plafonds par nature de biens. Encore faut-il pouvoir l'ouvrir. Au 17 août 2026, six marques sur seize publiaient leurs conditions générales en PDF direct depuis leur page produit — MAAF, Macif, AXA, SG, BoursoBank et BNP Paribas. Sept n'y proposaient aucun document contractuel : MMA, dont les conditions générales sont seulement citées, Allianz, Generali dont l'unique PDF est une fiche commerciale, April, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel et le CIC. Chez les autres, un lien mène à une page de sélection plutôt qu'au texte. Demandez-le par écrit, gardez la réponse : c'est ce document, et non la page commerciale, qui fixe le plafond appliqué à vos bijoux et à votre matériel informatique.
Vétusté, valeur à neuf et capital déclaré
L'indemnisation se calcule le plus souvent sur la valeur de remplacement vétusté déduite, c'est-à-dire la valeur d'usage des biens au jour du vol ; certains contrats prévoient une garantie valeur à neuf pour des équipements déterminés, ce qui neutralise l'usure. Aucun texte du Code des assurances ne définit la vétusté ni n'en fixe le taux : tous les pourcentages qui circulent sortent de documents commerciaux. Vérifiez aussi le capital mobilier inscrit au contrat, car un capital inférieur à la valeur réelle du contenu déclenche une réduction proportionnelle, mécanisme détaillé dans notre article sur la règle proportionnelle de capitaux.
Vol dans un véhicule : un autre contrat, d'autres preuves
Le sinistre se déplace, et avec lui les règles. Le contrat auto obéit à une logique de preuve encore plus stricte que le contrat habitation.
Le véhicule lui-même
La fiche F2692 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 25 février 2025, rappelle que la souscription de l'assurance vol n'est pas obligatoire pour un véhicule : sans cette garantie, aucune indemnisation. Pour être indemnisé, il faut démontrer par des preuves matérielles qu'il y a eu vol ou tentative par effraction — antivol forcé, serrure fracturée, traces de manipulation des fils, ou possession de toutes les clés si le véhicule reste introuvable. Lorsqu'il n'est pas retrouvé, la perte est considérée comme définitive au bout de trente jours, un délai variable selon les contrats, et l'indemnité correspond à la valeur vénale, sauf autre valeur prévue au contrat.
Les objets laissés à l'intérieur
C'est la déconvenue la plus courante. Le contrat contre le vol porte en général sur le véhicule seul, en excluant les accessoires et les objets transportés : le vol à la roulotte suppose une garantie spéciale, une effraction constatée, et parfois des conditions de stationnement, par exemple un lieu clos la nuit. Les objets volés sont alors remboursés vétusté déduite. Même logique pour les pièces et accessoires ajoutés en option, indemnisés seulement si le vol a été commis dans un garage ou une remise, après effraction, escalade ou violence.
Quand les deux contrats se croisent
Si l'effraction a eu lieu sur votre propriété, portail ou porte de garage forcés, la fiche F2685, vérifiée le 26 novembre 2025, indique de le signaler également à votre assurance habitation : deux contrats peuvent intervenir sur le même événement, l'un pour le véhicule, l'autre pour les dommages immobiliers. Dans les deux cas, la plainte reste le préalable, et l'assureur exigera la preuve de son dépôt pour instruire le dossier.
La chronologie à tenir après un cambriolage
Sécurisez d'abord, en photographiant avant de réparer. Déposez plainte le jour même et conservez le récépissé, puis déclarez à votre assureur dans les deux jours ouvrés au minimum imposés par l'article L. 113-2, avec la copie de ce récépissé et une liste chiffrée des biens disparus. Ne jetez rien avant une éventuelle expertise, et n'engagez pas de réparation lourde sans accord. Si la proposition ne convient pas, la réclamation écrite ouvre la voie d'une médiation gratuite, sachant que toute action liée à un contrat d'assurance se prescrit par deux ans. Le geste le plus rentable, lui, se fait quand tout va bien : un inventaire photographié, des factures rangées hors du logement, une lecture attentive des plafonds sur les objets de valeur. Quant à la part que l'indemnité ne rendra pas, elle s'anticipe : quelques consultations quotidiennes sur I am Beezy suffisent à la mettre de côté avant qu'elle ne soit réclamée.