Le premier réflexe, après une nuit de vent, consiste à guetter un arrêté de catastrophe naturelle. C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Une tempête, une tornade, la grêle et le poids de la neige sont hors du régime des catastrophes naturelles : aucun arrêté ne viendra ouvrir vos droits, et pendant que vous l'attendez, le délai de cinq jours ouvrés de votre contrat court déjà. En 2026, se tromper de régime reste l'erreur la plus onéreuse de tout le parcours d'indemnisation.
La bonne nouvelle tient dans un article du Code des assurances que presque personne ne cite : la garantie tempête n'est pas une option, elle est attachée par la loi à votre contrat. La grêle et le poids de la neige, en revanche, dépendent de ce que vous avez souscrit. Cet écart explique la plupart des refus incompris. Repère de niveau : la garantie tempête-grêle-neige a coûté en moyenne 3 343 € par sinistre en 2025, selon France Assureurs, L'assurance française — Données clés 2025, page 78.
Une toiture ne se bâche pas en attendant un virement. Avec I am Beezy, chaque contenu consulté — vidéo, article, publicité — produit un gain qui alimente une réserve mobilisable le jour où l'urgence tombe.
Pourquoi une tempête n'est-elle pas une catastrophe naturelle ?
La question paraît absurde à qui a vu son toit partir. Elle a pourtant une réponse juridique nette, et cette réponse commande tout le reste du dossier.
Ce que le régime des catastrophes naturelles retient
Géorisques, le portail du ministère de la Transition écologique, énumère les phénomènes concernés : inondations par ruissellement, débordement de cours d'eau ou remontée de nappe ; phénomènes liés à l'action de la mer ; sécheresse-réhydratation des sols ; mouvements de terrain ; avalanches ; séismes ; volcanisme ; et vents cycloniques d'une vitesse supérieure à 145 km/h en moyenne sur dix minutes, ou à 215 km/h en rafales. Le vent n'entre donc dans le régime qu'au-delà de ces valeurs, et uniquement pour un événement cyclonique.
Ce que la même source dit du vent, de la grêle et de la neige
La phrase est explicite : les dommages provoqués par les vents violents qui ne réunissent pas les caractéristiques des vents cycloniques — tempêtes, tornades — de même que les dommages causés par la grêle ou le poids de la neige, sont couverts par d'autres garanties, incluses dans les contrats dommages aux biens de manière obligatoire pour la tempête, et de manière optionnelle pour la grêle et la neige. Cette distinction entre obligatoire et optionnel est la clé de tout l'article.
La conséquence pratique : le compteur tourne déjà
Sans arrêté à attendre, c'est le droit commun qui s'applique. L'article L. 113-2 du Code des assurances impose au contrat un plancher de cinq jours ouvrés pour déclarer, et c'est le contrat qui fixe la valeur exacte. Rien ne vous empêche de déclarer le lendemain, ce qui est de loin la meilleure conduite : les entreprises de couverture sont saturées après un épisode venteux, et le premier arrivé obtient le premier devis.
La garantie tempête est dans votre contrat, que vous l'ayez choisie ou non
C'est le point que les contenus commerciaux ne mettent jamais en avant, parce qu'il ne se vend pas : cette garantie-là, vous l'avez déjà.
Ce que l'article L. 122-7 attache d'office
L'article L. 122-7 du Code des assurances, dans sa version en vigueur depuis le 4 mars 2022, énonce que les contrats d'assurance garantissant les dommages d'incendie ou tous autres dommages à des biens situés en France, ainsi que les dommages aux corps de véhicules terrestres à moteur, ouvrent droit à la garantie de l'assuré contre les effets du vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones, sur les biens faisant l'objet de tels contrats. Autrement dit : dès lors que vous êtes assuré contre l'incendie, vous êtes assuré contre le vent. Le texte exclut expressément les contrats couvrant les récoltes non engrangées, les cultures et le cheptel vif hors bâtiments, ainsi que les bois sur pied.
Le seuil qui fait basculer vers l'autre régime
Le même article réserve un cas : les effets du vent dû à un événement cyclonique pour lequel les vents maximaux de surface enregistrés ou estimés sur la zone sinistrée ont atteint ou dépassé 145 km/h en moyenne sur dix minutes, ou 215 km/h en rafales, relèvent des articles L. 125-1 et suivants, c'est-à-dire du régime des catastrophes naturelles. Ces deux valeurs sont la frontière officielle, et elles concernent les territoires exposés aux cyclones. Sur le reste du pays, une tempête d'hiver reste une tempête, quelle que soit la violence des rafales.
Grêle et poids de la neige : deux garanties à vérifier
Ni la grêle ni la neige ne figurent dans l'article L. 122-7, qui ne traite que des effets du vent. Elles relèvent donc entièrement de ce que votre contrat prévoit, et Géorisques les qualifie d'optionnelles. Ouvrez le tableau des garanties de vos conditions particulières et cherchez les trois lignes séparément : une véranda criblée par la grêle et un abri plié sous la neige ne se règlent pas avec la même clause qu'une tuile emportée par le vent. La vérification prend deux minutes, la découvrir après le sinistre coûte le montant des travaux.
| Phénomène | Régime applicable | Ce qui ouvre vos droits | Délai pour déclarer |
|---|---|---|---|
| Vent de tempête ou de tornade | Garantie tempête, attachée par l'article L. 122-7 | Le sinistre lui-même | 5 jours ouvrés au minimum |
| Grêle | Garantie optionnelle du contrat | Le sinistre, si la garantie a été souscrite | 5 jours ouvrés au minimum |
| Poids de la neige | Garantie optionnelle du contrat | Le sinistre, si la garantie a été souscrite | 5 jours ouvrés au minimum |
| Vent cyclonique de plus de 145 km/h sur dix minutes | Régime des catastrophes naturelles | Arrêté interministériel publié au Journal officiel | 30 jours après publication |
| Rafales cycloniques de plus de 215 km/h | Régime des catastrophes naturelles | Arrêté interministériel publié au Journal officiel | 30 jours après publication |
Que couvre la garantie sur la toiture, les arbres et les clôtures ?
C'est la zone grise du sujet, celle où le lecteur se heurte à un refus qu'il ne comprend pas. La règle de lecture est pourtant dans le texte même de la garantie.
La garantie suit les biens assurés, pas la météo
L'article L. 122-7 protège contre les effets du vent « sur les biens faisant l'objet de tels contrats ». La bonne question n'est donc pas de savoir si la tempête est garantie, mais si le bien endommagé fait partie des biens assurés. Un abri de jardin, une clôture, un portail, une pergola, une piscine ou des panneaux solaires ne sont pas automatiquement compris dans un contrat habitation : ils y figurent, ou pas, selon la description du risque que vous avez déclarée. Un bien absent du contrat n'est pas couvert par la garantie tempête, quelle que soit la force du vent.
Franchise, plafond et vétusté propres à cette garantie
Voici une précision que le texte donne et que presque aucun contenu ne relaie : pour les biens qui ne sont pas à usage exclusivement personnel, l'article prévoit que les indemnisations tiennent compte des limites de franchise, du plafond et de la vétusté fixés contractuellement, et que ceux-ci peuvent être différents de ceux prévus au titre de la garantie contre l'incendie. La leçon vaut pour tout le monde : ne présumez pas que la franchise de votre garantie tempête est celle que vous connaissez pour l'incendie. Contrairement au régime des catastrophes naturelles, aucune franchise légale n'existe ici — celle qui s'applique est celle de votre contrat, et elle se négocie.
Un arbre tombé chez le voisin
Le cas se produit à chaque coup de vent. Il ne relève plus de vos seuls biens, mais des dommages causés à des tiers : les modèles de déclaration officiels demandent d'ailleurs de mentionner explicitement les dégâts causés à autrui, par exemple lorsqu'un arbre de votre propriété est tombé chez un voisin. Documentez la scène avant tout tronçonnage, notez la date et l'heure de l'épisode venteux, et signalez le sinistre aux deux assureurs concernés plutôt qu'à un seul.
Les événements climatiques sont inclus partout : où se joue la différence ?
Un relevé mené le 17 août 2026 sur les pages publiques de seize marques donne une réponse nette : les événements climatiques figurent au socle chez quinze d'entre elles. April n'a aucune page produit habitation, et La Banque Postale les range parmi les garanties composables sans dire lesquelles se paient. C'est le seul bloc réellement commun du marché — et donc le seul qui ne départage personne. La comparaison utile porte ailleurs : sur la façon dont le bien détruit est remboursé. Sur la première colonne : MAAF, MMA IARD Assurances Mutuelles, Macif et MAIF sont des sociétés d'assurance à forme mutuelle ; AXA France IARD, Allianz IARD et Generali IARD sont des sociétés anonymes ; April est un courtier, qui place le risque sans le porter.
Valeur à neuf et vétusté, marque par marque
| Marque (contrat, ou compagnie qui porte le risque) | Événements climatiques | Valeur à neuf affichée | Vétusté ou franchise chiffrée |
|---|---|---|---|
| MAAF (TEMPO Habitation) | Inclus, 4 formules | Reconstruction à neuf à partir de Confort ; rééquipement à neuf en option en Essentielle, compris en Confort, non compris en Confort + | Franchise de 200 € citée en exemple, aucun barème |
| MMA (contrat Habitation) | Tempête au socle ; renfort gel, grêle, neige, boue et inondation coché sur les 3 formules | Renfort valeur à neuf du mobilier en formule n° 3 seulement ; ailleurs, mobilier indemnisé vétusté déduite | 160 € et 320 €, valeurs des deux exemples tarifaires |
| Macif (Macif Habitation) | Inclus, 3 formules | En option : 5 ans après mise en service en Équilibrée, sans limitation de durée en Confort | Aucune franchise chiffrée ; rachat de franchise proposé en option |
| MAIF (AHA) | Inclus dès la Formule 1 | Graduée par famille de biens : meubles dès la Formule 1 ; électroménager, audiovisuel et informatique 5 ans en Formule 2 puis sans limite en Formule 3 ; téléphonie 2 ans ; autres biens 1 an | Deux niveaux de franchise publiés, 80 € ou 160 € |
| AXA France IARD (Ma Maison) | Garantie de base | Aucune ; en option, extension de garantie panne 5 ans sur les appareils de moins de 5 ans | « Franchise standard » citée sans montant |
| Allianz IARD (Allianz Habitation) | Inclus | Aucune garantie valeur à neuf affichée | Règle publiée : aucune vétusté de 0 à 24 mois, puis 1 % par mois à partir du 25e mois ; franchises de 225 et 280 € dans les exemples |
| Generali IARD (Generali Habitation) | Inclus, gel compris | En option : moins de 2 ans sans option, 5 ans pour l'électroménager, l'audiovisuel, l'informatique et la téléphonie, 8 ans pour les autres objets | 139 € dans les trois exemples ; franchise pour défaut de ramonage de 10 % de l'indemnité, minimum 1 000 €, maximum 5 000 € |
| April (courtier, compagnie non nommée) | Aucune page produit habitation | Aucune | Aucune |
| Crédit Agricole (Pacifica) | Risques climatiques, garantie essentielle de toutes les formules | Rééquipement à neuf présenté comme le positionnement de la formule Optimale | Aucune |
| LCL (Pacifica, même compagnie) | Tempête, grêle et neige dans les garanties essentielles | Valeur à neuf du mobilier présentée comme le positionnement de la Formule Optimale | Aucune ; la franchise offerte après 3 ans sans sinistre n'est pas chiffrée |
| SG (Sogessur) | Inclus dans les 5 formules ; la formule Étudiante écrit « tempête, grêle et neige » là où les autres écrivent « événements climatiques » | Valeur à neuf jusqu'à 2 ans en Optimale, en option sur Confort ; valeur à neuf étendue en Optimale seule | Jamais chiffrée, y compris pour la formule Étudiante vendue sur une franchise à coût réduit |
| BoursoBank (Sogessur, même compagnie que SG) | Inclus | Aucune ; en option, indemnisation renforcée des objets du quotidien | 300 € en mention légale, 250 € dans les cas types ; franchise annoncée réglable, plage de réglage non affichée |
| BNP Paribas (Cardif IARD) | Inclus dans la ligne Dommages aux biens | Rééquipement à neuf en option, sans déduction de vétusté | Aucune ; franchise supprimée si télésurveillance active, ou si le premier sinistre survient plus de 4 ans après la souscription |
| Crédit Mutuel (ACM IARD) | Tempête, grêle et neige sur les toitures | Rééquipement à neuf inclus pour les biens de moins d'un an ; élargi en option aux biens de 5 ans et plus | Aucune |
| CIC (ACM IARD, même produit) | Tempête, grêle et neige sur les toitures | Durée d'indemnisation à neuf au choix, en option ; extension de garantie 5 ans | 120 €, sur le seul contrat étudiant |
| La Banque Postale (CNP Assurances IARD) | Figure parmi les garanties composables, sans être rangé ni dans les essentielles ni dans les optionnelles | Remboursement à valeur à neuf de l'électroménager et du multimédia, en option | 240 € dans les quatre exemples ; bonus de franchise après 3 ans, montant non affiché |
Données relevées le 17 août 2026 sur les pages publiques des assureurs. Les conditions générales et le document d'information produit de votre assureur font seuls foi.
Trois façons de dire « valeur à neuf »
Le même mot recouvre trois objets différents, et c'est là que se joue le montant du chèque après une toiture arrachée. Chez la MAIF, c'est une durée graduée par famille de biens : illimitée sur l'électroménager en Formule 3, mais deux ans seulement sur la téléphonie et un an sur les autres biens. Chez Generali, c'est une durée qui s'achète : deux ans sans option, cinq ans sur l'électroménager et l'informatique, huit ans sur le reste. Au Crédit Mutuel, elle est incluse mais bornée à un an après l'achat, et il faut l'option pour couvrir des biens de cinq ans et plus. Chez SG, LCL et le Crédit Agricole, ce n'est pas une durée du tout : c'est le nom commercial de la formule haute. Et chez AXA, Allianz et BoursoBank, aucune valeur à neuf n'est affichée.
La contrepartie de cette absence, c'est la vétusté, et presque personne ne dit à quel rythme elle mord. Allianz publie la règle la plus explicite du relevé : aucune vétusté pendant les vingt-quatre premiers mois, puis 1 % par mois à partir du vingt-cinquième. Autrement dit, un appareil de cinq ans se rembourse amputé d'environ un tiers. MMA écrit sobrement que le mobilier est indemnisé vétusté déduite, sans taux. Les treize autres marques n'affichent ni règle ni pourcentage. Ce chiffre-là ne se demande pas après le sinistre : il se lit avant, dans les conditions générales.
Ce que cette comparaison ne peut pas dire : aucune de ces marques ne publie le plafond de ses garanties de base, tempête comprise. Les franchises ne sont chiffrées que par une poignée d'entre elles, et sept montants seulement sont publics — dont un seul, celui de la MAIF, correspond à un vrai barème de choix. Le prix, lui, n'est pas comparable : six marques sur seize n'affichent aucun tarif, et les autres publient des exemples bâtis sur des villes, des surfaces et des capitaux mobiliers différents.
Financer une mise hors d'eau d'urgence avec I am Beezy
Bâcher une toiture, faire poser une bâche par un professionnel, remplacer une fenêtre soufflée : ces dépenses tombent dans les heures qui suivent, bien avant la moindre proposition d'indemnisation. C'est là qu'un revenu d'appoint change la donne. I am Beezy ne bloque aucune somme et n'exige aucun matériel : des vidéos, des articles et des publicités se consultent depuis un écran, chacun rapporte, et le cumul rejoint votre moyen de paiement local.
Un ordre de grandeur de 5 à 15 € par jour
Comptez cette amplitude selon l'assiduité, en euros et sans conversion puisque vous êtes en France. Rapportée au coût moyen d'un sinistre tempête-grêle-neige, 3 343 € en 2025, elle constitue en quelques mois de quoi absorber une franchise et les frais de mise en sécurité.
L'usage précis après un épisode venteux
Gardez cette réserve liquide. Après une tempête, les artisans travaillent en urgence et demandent parfois un acompte, tandis que l'indemnité, elle, suit le calendrier du contrat. Pouvoir avancer une bâche et un échafaudage évite que l'eau ne s'infiltre pendant deux semaines et ne transforme un sinistre de couverture en sinistre de charpente.
Ce que coûtent réellement le vent, la grêle et la neige
Les chiffres remettent ce risque à sa place : ni marginal, ni le plus fréquent, mais capable de produire les factures les plus lourdes de l'histoire du secteur.
8,3 sinistres pour mille contrats, 3 343 € en moyenne
En multirisque habitation, la garantie tempête-grêle-neige affiche une fréquence de 8,3 sinistres pour mille contrats en 2025, et un coût moyen de 3 343 €, en hausse de 39,9 % sur un an, d'après France Assureurs (Données clés 2025, pages 77 et 78). Elle se situe donc entre le dégât des eaux, fréquent et modeste, et l'incendie, rare et ruineux — deux profils que nous comparons dans notre article sur la fréquence et le coût des sinistres habitation.
Les épisodes qui ont marqué le régime
Le classement des événements naturels les plus coûteux depuis 1988, publié par France Assureurs à partir des données de la Caisse centrale de réassurance (page 87), place en tête les tempêtes Lothar et Martin de décembre 1999, devant les orages de grêle de l'été 2022, les tempêtes de février 1990 et la tempête Klaus de janvier 2009. Les trois premiers postes de ce classement relèvent du vent et de la grêle, pas des catastrophes naturelles.
| Événement | Période | Coût en M€ courants | Coût en M€ constants 2025 |
|---|---|---|---|
| Tempêtes Lothar et Martin | Décembre 1999 | 6 860 | 14 454 |
| Orages de grêle et intempéries | Mai à août 2022 | 5 926 | 6 208 |
| Tempêtes de février | Février 1990 | 1 315 | 3 567 |
| Tempête Klaus | Janvier 2009 | 1 680 | 2 459 |
Ce que cela change dans votre contrat
Les cotisations de la branche tempête-grêle-neige, hors automobile, atteignent 2 325 M€ en 2025, en hausse de 3,8 % sur un an (page 86). Ce mouvement mesuré n'a rien de comparable à celui de la surprime qui finance le régime des catastrophes naturelles, décrit dans notre guide sur l'arrêté, les franchises et les délais du régime CatNat. Si votre cotisation habitation a bondi, ce n'est pas la tempête qu'il faut regarder en premier.
Les quarante-huit heures qui suivent un coup de vent
La séquence est courte et elle ne s'improvise pas. Elle vaut chez les seize marques du relevé sans exception, parce que la garantie contre les effets du vent vient de la loi. Ce qui vient du contrat, et qui change d'une marque à l'autre, c'est la franchise, le plafond et la durée pendant laquelle un bien reste remboursé à neuf : le tableau plus haut donne ces trois lignes marque par marque.
Mettre hors d'eau sans compromettre l'expertise
Photographiez d'abord, largement : la toiture depuis le sol, les tuiles au sol, l'intérieur des pièces touchées, les biens mouillés. Prenez ensuite les mesures conservatoires nécessaires, bâche comprise, et conservez les factures correspondantes. Ne procédez pas à la réfection complète avant l'accord de l'assureur : ce qui est refait n'est plus constatable.
Ce que doit contenir votre déclaration
Vos coordonnées et votre numéro de contrat, la description du sinistre avec sa date, son heure et son lieu, la liste chiffrée des biens endommagés avec les pièces qui en prouvent l'existence et la valeur, les dégâts causés à des tiers et, s'il y a lieu, les coordonnées des victimes. Un envoi laissant une preuve — recommandé papier ou électronique — vaut mieux qu'un appel téléphonique dont il ne restera rien.
Deux devis valent mieux qu'un
Faites établir deux devis d'entreprises de couverture avant la visite éventuelle de l'expert. Ils fixent un ordre de grandeur opposable et servent de base de discussion si l'estimation proposée s'en écarte nettement. Vérifiez enfin la ligne de franchise applicable à cette garantie précise, qui peut différer de celle que vous aviez en tête.
La règle à retenir avant le prochain épisode venteux
Retenez la frontière : vent, grêle et neige relèvent de votre contrat, jamais d'un arrêté, et la garantie contre les effets du vent vous est acquise par l'article L. 122-7 dès lors que vous êtes assuré contre l'incendie. Vérifiez trois lignes de vos conditions particulières — la garantie grêle, la garantie poids de la neige, et la liste des biens extérieurs déclarés — parce que ce sont les trois seuls endroits où votre couverture peut manquer. Déclarez dans les cinq jours ouvrés au minimum, photographiez avant de bâcher, faites établir deux devis. Et si la trésorerie est ce qui vous empêche de bâcher le jour même plutôt que la semaine suivante, I am Beezy se prend en main en quelques minutes et travaille pendant les mois calmes, ceux où l'on ne pense pas encore au vent.